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A quand l'effondrement ?

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Message par Kyraly Ven 11 Déc 2020 - 7:29

Intéressant le nombre d'articles sur le sujet : 

https://www.science-et-vie.com/questions-reponses/notre-civilisation-est-elle-sur-le-point-de-s-effondrer-60388

Le débat enfle sur les réseaux sociaux. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, instabilités sociales et politiques.... tout cela va-t-il finir par provoquer un écroulement inéluctable de nos sociétés ?

Inutile de se le cacher : tous les indicateurs sont au rouge. Jamais l'humanité n'avait poussé le système Terre aussi loin dans ses retranchements. Et l'état de tension à l'intérieur de nos sociétés n'est pas plus rassurant. “ Les inégalités sociales constituent clairement un des points de bascule de nos sociétés contemporaines ”, prévient l'anthropologue Sander Van der Leeuw (université de l'Arizona). Sachant que notre hyperconnectivité permet ensuite aux crises de se propager à une vitesse inédite. Qu'est-ce qui nous empêcherait alors de connaître le sort plus ou moins dramatique des sociétés anciennes qui, comme les Mayas, se sont désintégrées ? “ Nos sociétés modernes sont fondamentalement soumises aux mêmes pressions que les anciennes ”, observe Dan Hoyer, du Global History Databank Project.

https://www.crsi-paris.fr/actualites/tribune-leffondrement-est-il-impossible

Et si la pandémie n’était que le déclencheur d’une vaste crise débouchant sur un effondrement partiel ou total d’un Etat fragile, d’un continent désuni, ou simplement d’un modèle économique et sociétal ?

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Message par KrAvEn Sam 29 Oct 2022 - 20:20


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Aussi audacieux soit-il d'explorer l'inconnu, il l'est plus encore de remettre le connu en question ! (Kaspar) - In Shadow, A Modern Odyssey - Ozymandias - La grande implosion/Rapport sur l'effondrement de l'Occident (Pierre Thuillier) - Mon scénario - Echoes
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Message par KrAvEn Mer 21 Déc 2022 - 9:07

KrAvEn a écrit: par KrAvEn Lun 23 Mar 2020 - 12:42

A quand l'effondrement ? maintenant !
Près de 3 ans après, même constat ; excepté qu'aujourd'hui, ils sont de plus en plus nombreux, économistes, politiciens, etc, à envisager ce gros mot. 

« Peut-on éviter l'effondrement ? Que peut-on espérer ? ». L’édito de Charles SANNAT - Insolentiae
Historiquement, les pays ont souvent besoin d’aller jusqu’au bout des logiques mortifères avant d’entamer des processus de récupération et de remontée.

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Message par Résilient Mer 21 Déc 2022 - 11:22

Salut, 

Pero, j'ai plus l'impression d'assister à un atterrissage forcé (un crash, mais un peu piloté quand même) qu'à un effondrement. 

On nous habitue progressivement à moins de facilité dans l'approvisionnement, on les fait baigner dans un contexte d'incertitude à tout propos (santé, climat, fiscalité, énergie...). 

La seule chose qui pourrait entraîner un effondrement, AMHA, c'est le seuil d'acceptation des populations. Toutes ces mesures, pour être efficaces et rester acceptables, auraient dû être prises il y a 14 ans, en 2008, quand on a vraiment frôlé la catastrophe financière et que la partie "non pilotable" de l'effondrement n'aurait été précisément "que" financière.

Aujourd'hui, on est obligé de taper dans le dur (l'énergie pour commencer et, certainement dès 2023, la fin de l'absolue sécurité alimentaire en Europe) sur fond d'un conflit sur notre continent qui est en train de devenir plus idéologique que territorial. Les termes employés par Poutine et Zelensky (et ses soutiens occidentaux) sont assez clairs en ce sens. 

AMHA, ce n'est pas encore un effondrement, mais une tentative de préparation à ses conséquences, même si on parvient à décroître en douceur. Ce qui reste possible, puisque la majorité de la population imagine encore la décroissance comme un truc sympa avec un potager, des poules et un chapeau de paille. 
Quand ils comprendront ce que ça signifie réellement à l'échelle d'un pays, ils risquent de vite déchanter.

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Message par Catharing Mer 21 Déc 2022 - 12:44

Hier soir,rediffusion du film Les Trois jours du Condor datant de 1975.
Le dernier dialogue entre Redford et Robertson est encore d'actualité 40 ans plus tard..(à partir de 0:57),les mentalités n'ont pas beaucoup changé..

  • (Cliff Robertson) "C'est de l'économie simple. Aujourd'hui, c'est du pétrole, non ? Dans dix ou quinze ans, de la nourriture. Du plutonium. Peut-être même plus tôt. Maintenant, que pensez-vous que les gens voudront que nous fassions alors ?"
  • (Robert Redford) "Demandez-leur?"
  • (Cliff Robertson) "Pas maintenant; alors. Demandez-leur quand ils sont à court. Demandez-leur quand il n'y a pas de chauffage dans leur maison et qu'ils ont froid. Demandez-leur quand leur moteur s'arrête. Demandez-leur quand les gens qui Je n'ai jamais connu la faim, je commence à avoir faim. Tu veux savoir quelque chose ? Ils ne voudront pas que nous leur demandions. Ils voudront juste que nous le leur procurions.




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"Le problème avec ce monde est que les personnes intelligentes sont pleines de doutes tandis que les personnes stupides sont pleines de confiance."
"Quand on se fait vieux, on se réveille chaque matin avec l'impression que le chauffage ne marche pas."
C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier; s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose.
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Message par KrAvEn Mar 3 Jan 2023 - 15:45

« Pour le FMI, 2023 sera pire que 2022 ! ». L’édito de Charles SANNAT - Insolentiae
Ce que nous vivons, c’est la fin de la mondialisation.
2023 est une année de transition vers moins de globalisation, moins d’échanges carbonés et polluants, moins d’énergie, plus de conflits et plus de tensions géopolitiques.
Il y a deux sujets sous-jacents à cette « démondialisation ». 
Une lutte pour le leadership dans le monde et la guerre qui oppose Américains et Européens d’un côté, à la Russie et à la Chine de l’autre.
Une lutte pour l’accès à l’énergie qui se raréfie de l’autre.
Si vous comprenez cela, alors vous comprenez tout ce qu’il se passe.

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Message par Catharing Dim 8 Jan 2023 - 21:27

En parlant d'effondrement..imaginons un instant les conséquences si, comme c'est déjà le cas dans de nombreuses villes chinoises,les ouvriers se révoltent et détruisent les machines et leur production?
Dernier exemple en date (sous réserve quant à la véracité de la source),révolte dans l'usine du groupe pharmaceutique Zybio qui fabrique des kits de tests Covid.
La révolte a lieu dans l’immense ville de Chongqing, en Chine, dans l’arrière pays, au sud-ouest de l’empire du milieu. La municipalité de Chongqing fait la taille de l’Autriche et compte plus de 32 millions d’habitants.
Ces derniers jours, des ouvriers de l’usine de la firme Zybio se révoltent suite au licenciement soudain de milliers de travailleurs et l’absence de paiement par les patrons.
Grève, sabotage, affrontements avec la police. Les machines et produits de l’usine ont été détruits par les ouvriers. Des forces de l’ordre ont été mises en fuite. Vingt mille ouvriers seraient descendus dans la rue pour manifester.
Chine:: des ouvriers affrontent la police dans une usine de kits de test Covid-19




Les conséquences dramatiques de la lutte des ouvriers chinois pour la reconnaissance de leurs droits légitimes. La transplantation du modèle industriel chinois au Cambodge et au Bangladesh, où des géants de du textile et de l’électronique sous-traitent une partie de leurs productions. Mais ces ouvriers pourraient ne plus accepter très longtemps ces conditions de travail…


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Message par KrAvEn Mar 14 Mar 2023 - 19:29


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Message par Kyraly Mar 14 Mar 2023 - 19:41

Ca dépend de ce que tu entends par effondrement et de l'échelle.
Perso, un scenario Orwellien avec forte restrictions de libertés, de nourriture, de pensée dans un cadre de réduction forcée de l'usage des ressources, ca s'apparente a mon échelle a un effondrement.

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Message par KrAvEn Dim 30 Juil 2023 - 10:50

Via FINI ? OUI ! - LA CHUTE - LA CHRONIQUE DE L'EFFONDREMENT (over-blog.com)

https://thehonestsorcerer.medium.com/collapse-too-might-come-sooner-than-expected-eb3f16e8542d 

L’effondrement (aussi) pourrait arriver plus tôt que prévu

J’écris longuement et abondamment sur le pic pétrolier depuis un certain temps maintenant, mais après tant d’années passées à faire des recherches sur le sujet, j’ai dû me rendre compte que j’avais peut-être manqué un point important. Un lecteur aimable et un érudit astucieux du système énergétique mondial, le Dr Louis Arnoux, a attiré mon attention sur une autre perspective. Lui et son équipe d’ingénieurs et de scientifiques de la quatrième initiative de transition se concentrent davantage sur l’énergie utile que le pétrole fournit à la civilisation (par opposition au comptage des barils), et considèrent le système mondial d’approvisionnement et d’utilisation de l’énergie (GESUS) comme un mécanisme interconnecté avec des boucles de rétroaction et un comportement complexe qui lui est propre. Leurs calculs suggèrent une tournure plutôt inattendue des événements – bien avant qu’une production théorique maximale de pétrole puisse être atteinte – mettant fin assez brusquement à notre mode de vie. Voici donc une version différente de l’histoire de notre système énergétique mondial et du rôle du pétrole dans celui-ci.

Premièrement, nous devons comprendre certaines choses sur notre système énergétique mondial, et le pétrole en particulier. Le point le plus important à souligner est peut-être que ce n’est pas le nombre réel de barils de pétrole qui importe, mais le travail utile qu’il fournit à la société. Le bon sens suggère que nous ne serions pas beaucoup mieux lotis si nous devions investir plus qu’un baril d’énergie pour obtenir un baril d’énergie sur le marché. Ce serait un gaspillage net de nos efforts, n’est-ce pas? Si tel était le cas, nous aurions besoin d’ajouter toutes sortes d’autres ressources énergétiques pour produire des combustibles liquides, ce qui finirait par saigner à mort tout notre système énergétique. Il s’avère que cela pourrait très bien être déjà le cas.

On peut se demander comment cela est possible. Premièrement, toute l’énergie d’un baril de pétrole donné ne peut pas être transformée en travail utile, et donc renvoyée à l’exploration, au forage et au raffinage; Sans parler des innombrables autres utilisations de cette ressource énergétique dense. Selon une analyse détaillée de la question, le Dr Arnoux et son équipe ont conclu que seulement 62% du contenu énergétique d’un baril de pétrole donné peut être transformé en travail productif – le reste est essentiellement perdu en raison des inefficacités et de la 2ème loi de la thermodynamique.

Avant de poursuivre ce que les chercheurs de la quatrième Initiative de transition ont découvert, nous devons comprendre pourquoi le pétrole est un intrant si vital pour l’économie mondiale et comment l’ensemble du système énergétique mondial en est devenu dépendant. Tout d’abord, nous devons comprendre que le pétrole n’est pas une substance uniforme. Il se compose de molécules d’hydrocarbures de différentes longueurs, toutes ayant une utilisation différente dans l’économie. Par conséquent, seule une fraction d’un baril de pétrole peut être convertie en combustibles liquides, le reste est utilisé pour produire une gamme de produits industriels allant des plastiques à l’asphalte, des lubrifiants à la peinture. Le pétrole est comme Dieu. Il est partout. Cependant, toute son énergie chimique potentielle n’est pas épuisée par la civilisation : c’est autant une matière première qu’une ressource énergétique. Une bonne partie de l’énergie stockée dans un baril de pétrole reste ainsi piégée dans nos produits chimiques, plastiques, pneus et dans les innombrables autres produits... Tous finissent finalement dans des décharges.

À la recherche de la partie vraiment essentielle du pétrole, et donc en réduisant encore davantage le cercle des produits pétroliers, nous devons nous concentrer sur un ensemble particulier de carburants: le diesel, le carburéacteur et les qualités plus légères de fuel-oil. Ces produits sont ce qu’on appelle les distillats moyens, qui sortent au milieu du processus de distillation et alimentent toute notre machinerie lourde. L’exploitation minière, le transport maritime et l’agriculture, toutes les activités essentielles à l’épanouissement de la production d’énergie et de la civilisation, brûlent du diesel, du carburéacteur et du fioul sans exception... Et bien que l’essence soit utile pour maintenir nos modes de vie frivoles centrés sur la voiture, elle contribue peu ou pas à maintenir un flux stable de matières premières et d’énergie dans l’économie. Vu à travers cette lentille étroite, le contenu énergétique vraiment utile et économiquement vital du pétrole est en fait une partie plutôt petite (20-30%) d’un baril plein. Une petite coupure, mais avec une importance vitale.

A quand l'effondrement ? - Page 9 0*eG2xO0-_BtlA6VNS
Il n’est peut-être pas surprenant que les distillats moyens soient également un intrant essentiel dans l’extraction du pétrole elle-même. Les équipements de forage, les pompes, les générateurs, les camions (transportant toutes ces machines plus un millier de camions de sable et d’eau vers un site de fracturation par exemple) prennent tous du diesel pour fonctionner. Ces machines doivent fonctionner dans des endroits éloignés, loin des sources d’électricité, et n’ont pas le luxe de transporter une batterie de trois tonnes. (L’utilisation de l’hydrogène est également un échec ici, en raison du manque d’infrastructure et des machines complexes nécessaires à son stockage et à son pompage – sans parler du retour sur investissement énergétique lamentable). Il suffit de dire que sans ce précieux carburant, il n’y a tout simplement pas de production de pétrole. En fait, puisqu’il en va de même pour l’extraction du charbon – et comme nous le verrons plus tard : les énergies renouvelables et le nucléaire aussi – pas de diesel signifie pas de production d’énergie pour cette civilisation ô combien moderne.

Le biodiesel et l’éthanol n’offrent pas non plus de grâces salvatrices, car les deux nécessitent de brûler beaucoup de distillats moyens dans le processus de fabrication. À tel point qu’ils offrent à peine un retour sur investissement et dépendent donc des subventions et des réglementations gouvernementales pour rester viables. (Sans parler du fait qu’ils prennent des terres précieuses de la production alimentaire, mais c’est une histoire pour un autre jour.) Les machines agricoles — labourer la terre, épandre des engrais et des pesticides, ou faire la récolte et la livraison du grain dans une usine de transformation — fonctionnent également au diesel. La raison en est simple : ces activités sont également réparties dans de vastes zones reculées, tout comme l’exploitation minière, sans aucune idée de comment électrifier à grande échelle... Et oui, vous avez bien deviné: transporter une batterie de trois tonnes, comprimer le sol en béton, ne le fera pas ici non plus. Dans l’ensemble, il semble que pas de diesel signifie pas de biocarburants. En fait, pas de diesel, pas de nourriture. Du moins, pas pour 8 milliards de personnes.

Le pétrole de réservoirs étanches fracturé (alias schiste) produit également des quantités relativement faibles de diesel (la majorité du carburant dérivé étant de l’essence). Ces puits nécessitent également un investissement énergétique massif pour forer, frack et exploiter, de sorte que le pétrole de schiste pourrait également être un puits de diesel net. Tout comme les sables bitumineux qui doivent effectivement être exploités et pelletés par des moteurs diesel et utiliser du gaz naturel pour « cuire » le brut synthétique à partir de celui-ci. Pas une recette sur la façon de préserver le diesel pour d’autres utilisations.

L’électrification (y compris les « énergies renouvelables » ainsi que le nucléaire) en est un autre exemple. L’extraction et le transport de tous les métaux entrant dans ces appareils (sans parler de la distribution, de l’installation et de l’entretien desdits panneaux, turbines et réacteurs) prennent tous du diesel sans exception. Les énergies alternatives, en revanche, remplacent uniquement la combustion du charbon et du gaz naturel dans les centrales électriques (plus une certaine combustion d’essence dans les véhicules personnels). Le transport longue distance, ainsi que les machines lourdes utilisées dans leur production, continuent cependant à rester sur le paradigme diesel pour les mêmes raisons que celles énoncées ci-dessus... De ce point de vue, tous nos espoirs placés dans l’électrification (des « renouvelables » au nucléaire) dépendent de la disponibilité ininterrompue du diesel, et donc du pétrole lui-même. Et comme le professeur Micheaux ne cesse de le répéter : « Nous n’exploitons pas avec des panneaux solaires et des éoliennes... Et quand nous le ferons, la merde deviendra réelle. » En tant qu’ingénieur, je ne peux pas contester cela.
Ayant tant d’applications utiles et vraiment essentielles, il n’est pas étonnant que l’économie mondiale fasse tout pour subventionner la production de diesel, en électrifiant au moins les équipements fixes (comme les plates-formes de forage près des côtes norvégiennes), ou en utilisant des pipelines pour acheminer ce carburant précieux au lieu de camions, et en consommant du gaz naturel dans les raffineries pour transformer plus de pétrole lourd en mazout – ou en expérimentant la production de diesel synthétique – et ainsi de suite. Suite. Tout cela est cependant un exercice futile. Le problème ne réside pas dans notre « ingéniosité » visant à trouver un moyen meilleur, plus propre et plus écologique de produire des combustibles liquides, mais dans la physique et la géologie elles-mêmes, rendant obsolète tout notre paradigme énergétique actuel.


Mais revenons aux recherches du Dr Arnoux et de ses collègues citées ci-dessus. Puisque, selon leurs calculs, la conversion du pétrole en travail utile a un rendement théorique maximal de 62%, une augmentation incessante de l’énergie investie dans sa production causera de graves problèmes bien avant qu’un rapport théorique de 1: 1 ne soit atteint. Alors que les grands champs pétrolifères faciles à exploiter continuent de s’épuiser et sont de plus en plus remplacés par des sources non conventionnelles, l’extraction du pétrole prend de plus en plus d’énergie avec le temps. En fait, selon eux, le coût énergétique total du système énergétique à base de pétrole (par baril moyen) a déjà atteint le plafond de la quantité maximale de travail disponible à partir d’un baril de pétrole en 2020. Depuis lors, il n’est plus logique de parler de l’EROI du pétrole, car le système énergétique à base de pétrole a cessé d’être auto-alimenté. Cela signifie – en termes pratiques – que nous consacrons plus d’énergie au processus de fabrication de combustibles liquides que ce que nous obtenons sous la forme de travail utile effectué par l’énorme flotte mondiale de navires, de locomotives, de camions et de machinerie lourde. En utilisant leur terminologie, nous sommes entrés dans la phase Big Mad Energy Scramble où



« L’industrie pétrolière dépend à 100% de l’énergie du GESUS [Global Energy Supply and Use System] non pétrolier qui, à son tour, dépend à 100% de l’énergie du pétrole - c’est comme un chien fou qui tourne en rond en essayant de mordre sa queue infestée de puces. »


Selon leur analyse, le pétrole n’est donc plus une ressource énergétique, mais un vecteur d’énergie – comme une batterie ou de l’hydrogène – chargé en utilisant toutes sortes d’autres intrants énergétiques. Pour paraphraser le Dr Arnoux, c’est la « phase diamant du pétrole », mais nous ne l’exploitons pas (ou plutôt forons) pour sa beauté, mais pour son immense capacité à stocker et à libérer des quantités massives d’énergie. Tout cela peut à son tour être utilisé pour maintenir le reste du système énergétique mondial: du travail agricole (énergie pour les gens), à l’extraction des minéraux du sol afin de les transformer en panneaux solaires ou en barres de combustible nucléaire.

Étant donné que le diesel est un ingrédient irremplaçable pour le bon fonctionnement d’un système énergétique mondial et d’une économie mondiale, nous ne pouvons nous empêcher de continuer à subventionner sa production en utilisant encore plus de charbon, de gaz naturel, d’énergie solaire, éolienne, nucléaire, etc. Le problème est que nous avons déjà atteint un plateau de production de pétrole conventionnel de haute qualité (la meilleure source de diesel) en 2005 et qu’un déclin est clairement en cours. Comme nous l’avons vu, les sources non conventionnelles (pétrole de réservoirs étanches, eaux ultra profondes, sables bitumineux ou pétrole extra-lourd du Venezuela) produisent beaucoup moins de carburant par unité d’énergie investie dans leur extraction, et n’ont donc aucune chance de repousser le système énergétique à base de pétrole dans un territoire excédentaire net.

Nous nous sommes retrouvés à creuser un trou, ce que nous ne pouvons pas arrêter de faire. Au lieu de chercher une issue, nous sommes maintenant obligés de continuer à investir de plus en plus d’énergie dans l’obtention du prochain baril de distillats. Nos subventions énergétiques fournies par des sources d’énergie alternatives, cependant, ne seront pas en mesure de soutenir la production traditionnelle de diesel pendant beaucoup plus longtemps. La production de charbon, de gaz naturel, de nucléaire et d’énergies renouvelables est également sujette à l’épuisement des ressources minérales, ce qui se manifeste par des retours sur investissement de plus en plus faibles à mesure que nous apportons des minerais de qualité toujours inférieure à la surface, nécessitant de plus en plus d’énergie pour être transformés en métaux. Il va également sans dire que ces sources d’énergie « alternatives » dépendent toutes en fin de compte du diesel bon marché pour être fabriquées et exploitées. La boucle est bouclée.

La seule question qui reste est la suivante: combien de temps le pétrole conventionnel peut-il soutenir le système énergétique mondial avec du diesel bon marché? Quelle sera la chute des champs pétrolifères conventionnels géants, qui fournissent une grande partie de nos approvisionnements en diesel? Si une baisse de la production de pétrole bon marché est en effet rapide, malgré le fait d’avoir plus qu’assez de « pétrole » (en termes de barils) sur le marché, nous nous retrouverions rapidement dans un « état mort », où le coût énergétique total de l’obtention de l’énergie serait égal à la quantité totale d’énergie primaire extraite. Seulement cette fois, l’ensemble du système énergétique mondial cesserait d’être auto-alimenté. Peut-être va-t-il aussi sans dire que


« Un système d’approvisionnement et d’utilisation de l’énergie auto-alimenté (capable de fournir un excédent net d’énergie) est vital pour que toute civilisation se développe et prospère. »


Comme le suggère leur analyse de la question, cela pourrait se produire dès 2030... Ce qui n’est pas trop loin, c’est le moins qu’on puisse dire. Que se passe-t-il quand il arrive? Eh bien, après avoir abandonné toutes les utilisations frivoles du carburant diesel (comme l’utiliser pour construire des stades de football, des immeubles de bureaux, des routes reliant MacMansions et autres) – qui ressembleront toutes à une récession massive pour les économistes désemparés – le déclin de la production de carburant énergétiquement viable se transformerait en une boucle de rétroaction auto-renforcée. Rappelez-vous: moins de diesel signifie moins d’agriculture (ou moins de biodiesel et de nourriture), moins d’exploitation minière (ou moins d’uranium, de terres rares et de silicium, alias énergie alternative), moins de forage pour plus de pétrole, et enfin moins de transport de marchandises et de construction de quoi que ce soit, y compris des centrales électriques au charbon.

L’effondrement de notre système énergétique mondial, précipité par une augmentation incessante du coût de l’énergie de production de combustibles liquides, pourrait donc facilement se transformer en un cercle vicieux, entraînant un déclin de type Seneca-cliff dans toutes les sociétés industrielles, partout dans le monde. La production agricole, ainsi qu’industrielle, chuterait précipitamment comme une ligne de dominos: conduisant finalement à une baisse similaire de la population, en particulier dans les sociétés industrielles surdéveloppées, où le savoir, ainsi que la terre, ont été perdus depuis longtemps pour soutenir de grandes populations.

Ce ne serait cependant pas sans précédent. Les grandes sociétés très développées et complexes ont tendance à tomber assez rapidement (Tainter), le poids de l’effondrement ne prenant que quelques décennies à se déployer. Dans le cas de l’effondrement de l’âge du bronze, par exemple, seulement 50 ans ont suffi pour effacer un certain nombre de sociétés développées de la carte, en raison de leur nature interconnectée et de leur dépendance mutuelle les unes envers les autres. Quelque chose de similaire est tout à fait possible dans notre cas avec la « grande bousculade énergétique folle » décrite ci-dessus: entraînant un effondrement de la population et potentiellement une perte presque complète de connaissances (science et technologie).
Ici, les choses pourraient prendre une tournure inattendue. Une perte soudaine de population au cours d’une vingtaine d’années à peine laisserait les survivants dans un environnement étonnamment différent de ce à quoi on pouvait s’attendre si les tendances démographiques actuelles se poursuivaient. Comme l’ont vécu les personnes vivant le « petit âge glaciaire » entre le 16ème et le 19ème siècle, un refroidissement soudain peut se produire en raison du retour de grandes quantités de terres (auparavant utilisées à des fins agricoles) à la nature.

Les pâturages et les champs peuvent se ré-ensauvager assez rapidement et le saut soudain de la croissance verte pourrait aspirer d’énormes quantités de CO2 de l’atmosphère. La colonisation des Amériques, et le génocide subséquent par les germes et l’acier des Blancs, a entraîné exactement cela: un effondrement massif de la population et une repousse des forêts, ce qui a refroidi considérablement l’atmosphère terrestre. À l’époque, une zone agricole de la taille de la France s’est soudainement retrouvée sans personne à prendre en charge, et la croissance forestière qui en a résulté a réduit la concentration atmosphérique de CO2 de 2 ppm. Cela peut sembler peu, mais étant donné qu’aujourd’hui, une zone quatre-vingts fois plus grande que celle-ci est utilisée activement, un effondrement de l’agriculture moderne et la repousse de la végétation qui en résulterait pourraient réduire les niveaux de CO2 d’une centaine de ppm ou plus en quelques décennies.

Quant à savoir à quelle vitesse cette repousse peut se produire, je dois vous renvoyer à une étude financée par la NASA. En plus d’être une ressource précieuse pour montrer comment les civilisations montent et tombent à mesure qu’elles épuisent leur capital naturel et que les inégalités deviennent insupportables (une similitude avec le monde d’aujourd’hui?), il montre également que la repousse est la plus rapide là où la nature a été plus complètement détruite. Pensez : le monde surdéveloppé.

Nous vivons à une époque intéressante, c’est sûr. Nous sommes à la toute fin de l’âge du pétrole, et une avalanche de questions climatiques, écologiques, sociales, financières et géopolitiques va déferler sur le monde industriel globalisé... Un résultat inévitable d’une situation de surplus d’énergie qui se détériore rapidement, motivée par la physique, et non par les suspects habituels affichés dans les médias. Il est donc impératif pour nous de passer à un paradigme énergétique véritablement durable au cours des prochaines années, si nous voulons préserver au moins une partie de la richesse et des connaissances que nos prédécesseurs ont accumulées au cours des derniers siècles.
Nous sommes la première génération qui comprend pleinement les conséquences de l’ère industrielle, mais nos élites suivront-elles et nous guideront-elles à travers ce changement de paradigme massif ? En guise de réponse, permettez-moi de citer l’étude HANDY liée ci-dessus:


Les élites – en raison de leur richesse – ne subissent les effets néfastes de l’effondrement environnemental que beaucoup plus tard que les roturiers. Ce tampon de richesse permet aux élites de continuer « comme d’habitude » malgré la catastrophe imminente. Il est probable qu’il s’agisse d’un mécanisme important qui aiderait à expliquer comment les effondrements historiques ont été autorisés à se produire par des élites qui semblent inconscientes de la trajectoire catastrophique (plus clairement apparente dans les cas romain et maya). Cet effet tampon est encore renforcé par la longue trajectoire apparemment durable avant le début de l’effondrement. Alors que certains membres de la société pourraient tirer la sonnette d’alarme sur le fait que le système se dirige vers un effondrement imminent et donc préconiser des changements structurels dans la société afin de l’éviter, les élites et leurs partisans, qui se sont opposés à ces changements, pourraient indiquer la trajectoire durable à long terme « jusqu’à présent » en faveur de l’inaction.


Il semble de plus en plus que nous nous dirigions vers une course folle, où notre classe dirigeante verrait ses pires cauchemars se réaliser en pleine panique, tout en essayant de sauver toute la richesse qu’elle peut pour elle-même. C’est donc à nous de les réveiller et de nous préparer, nous et nos enfants, à affronter cette tempête.
Jusqu’à la prochaine fois.

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Message par YAPOCK Dim 24 Sep 2023 - 13:45

La chaîne TV "Histoire" a diffusé un documentaire sur les Mayas. Le quatrième et dernier volet de la série a l'intérêt d' aborder la survie et la réorganisation des populations après l'effondrement d'une structure sociale complexe et hiérarchisée.
004. Les Mayas ont-ils survécu à leur chute ? - Histoire (orange.fr)

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Message par merlin06 Lun 16 Oct 2023 - 9:01

Janco' au Figaro. Surprenant que ce type de journal en vienne à interviewer à ce sujet.
Le pic de transport de matières en Europe de l’Ouest serait passé en 2007, les productions de logements sont en baisse, la décroissance physique serait donc déjà là et éroderait dès maintenant notre mode de vie.


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Message par Jeff01 Mer 18 Oct 2023 - 17:00

merlin06 a écrit:Janco' au Figaro. Surprenant que ce type de journal en vienne à interviewer à ce sujet.
Le pic de transport de matières en Europe de l’Ouest serait passé en 2007, les productions de logements sont en baisse, la décroissance physique serait donc déjà là et éroderait dès maintenant notre mode de vie.


J'ai adoré cette vidéo. Débat calme, posé et courtois, à ce niveau ce n'est même plus un débat mais un échange. Suffisamment rare pour le mentionner.
J'aime l'approche de Piccard qui décrit comment de toute façon le virage à prendre n'est pas à cause du RC, mais à cause de bien plus que ça.
Je l'ajoute à mon "best of", et je vais m'empresser de la recommander autour de moi.

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Message par Catharing Ven 8 Déc 2023 - 13:22

La civilisation occidentale va-t-elle s'effondrer? La science nous dit que non, pas forcément...
Mais ça y ressemble.

https://korii.slate.fr/et-caetera/civilisation-occidentale-effondrement-societe-declin-crises-cycles-peter-turchin-cliodynamique-science-histoire-fin-monde
Grâce à des analyses statistiques et des modélisations mathématiques, un anthropologue évolutionniste russo-américain révèle que les sociétés deviennent de plus en plus résilientes face à l'effondrement civilisationnel, et que tout n'est pas vraiment foutu pour nous, même si ça ne sent pas très bon.
...
En 2010, en appliquant cette méthode aux États-Unis et à l'Europe occidentale, le scientifique russo-américain découvre que ces sociétés sont bien avancées sur la voie de la crise. Il prédit même une apogée cataclysmique au cours des années 2020, qui semble se confirmer de jour en jour.
....
Pourtant, Peter Turchin n'est pas pessimiste. Il affirme même que l'effondrement de notre société n'est pas inéluctable. En étudiant avec son équipe de chercheurs plus de 200 cas de crises sur les 5.000 dernières années, ils ont assemblé une énorme base de données historique appelée «CrisisDB», leur permettant de rechercher des schémas.
Ils ont pu se rendre compte que l'effondrement total d'une civilisation est un évènement rare. Cela n'exclut pas les crises violentes, révolutions, guerres civiles ou même les fractures territoriales. Mais dans certains cas, les dirigeants et les populations parviennent à se rassembler et «à naviguer à travers les bouleversements sociaux de manière non violente».
...
Un déclin de civilisation pas inéluctable donc, mais il va falloir se secouer un peu. D'après le chercheur, quelques actions doivent être prises rapidement et c'est là que ça coince: «Pour éviter l'effondrement, il faut amener les élites à se soucier du bien commun. Et cela nécessite deux choses: la pression des mouvements sociaux populaires et des individus altruistes pour les diriger.»
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Message par KrAvEn Ven 8 Déc 2023 - 13:39

Catharing a écrit:cela nécessite deux choses: la pression des mouvements sociaux populaires et des individus altruistes pour les diriger.»
Ah ! Je me disais bien, aussi. C'était beau, jusque là. Laughing

Bref, en somme, pour l'instant, tout mouvement populaire (Gilets jaunes, patriotes, etc), ou toute volonté populaire (référendum sur la constitution européenne et sur l'immigration, par ex) sont méprisés et réprimés (LBD, etc) par l'hyper caste et ses grouillots (bobos, etc).
Les individus altruistes ? La Nupes, le FN... ? Jupiter ? Laughing Elon Musk, Bill Gates... ?  Laughing Ils sont aux abonnés absents, apparemment.  dévil

AMHA, pour éviter l'effondrement de l'Occident, il faudrait surtout qu'il remette (enfin, pas lui, mais sa caste/élite) en question ses dogmes universalistes économistes et technicistes sans limites, qu'il réenchante sa culture, son identité, son paradigme... De manière polie, je dirai que ce n'est pas gagné.  mrsgreen

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