Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

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Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

Message par hildegarde le Ven 18 Mar 2011 - 22:46

Comment se nourrir avec autre chose que des produits stockés non contaminés, dans un environnement ayant reçu une contamination radioactive?

En écoutant une conférence "La vie en territoires contaminés” de Jean-Claude AUTRET; membre de l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest - ACRO - , j'ai eu quelques pistes :

- En premier lieu, il faut absolument disposer d'un compteur geiger, car dans un secteur contaminé, il y aura des plantes qui ne seront pas radioactives et d'autres qui le seront, de même, dans un petit périmètre, il y aura des zones non contaminés, et d'autres qui le seront davantage.
Donc, une des première chose à faire, c'est d'évaluer son environnement et les produits de la cueillette ou de la culture pour consommer ce qui est sans risque.

- Dans le cas ou il n'y a pas possibilité de consommer des aliments non radioactifs, il faut faire bouillir à plusieurs eaux (notamment pour les champignons) pour faire baisser le taux de contamination. mais ce n'est qu'un pis aller, car il y aura toujours une contamination résiduelle.

-pour la culture des plantes, le fait d'amender le sol avec du potassium permet de diminuer l'absorbtion du césium par les plantes.

- pour permettre d'éliminer le césium et le stronsium au moment de l'ingestion, il faut absorber avant et après le repas contaminé de la pectine de pomme et pendant trois semaines. cette technique a été étudiée pour les enfants de la zone de Tchernobyl. Elle présente 27% d'efficacité et permet d'éliminer le cesium et stronsium lorsqu'ils sont en phase fluide. Lorsqu'ils sont fixés dans l'organisme, il est plus difficile, voir impossible, de les éliminés. Le césium se fixe dans les muscles et peut repasser en phase fluide mais le stronsium, lui, se fixe définitivement dans les os et n'est plus du tout éliminable.
Attention cependant à cette chélation par la pectine (on peut le faire aussi avec de la spiruline) car cela désorbe aussi tous les minéraux, il est donc nécessaire de prendre une complémentation en minéraux lors de cette prise.

voilà quelques pistes, mais je suis certaine qu'il doit en exister d'autres....


Dernière édition par hildegarde le Dim 15 Avr 2012 - 15:34, édité 1 fois

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Re: Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

Message par serilynpayne le Sam 19 Mar 2011 - 0:54

stonTium ... juste Hildegarde tu viens d'inventer un nouvel élément !

les champis je savais ...mais le reste ? la chélation par la pectine .. pourquoi pas , mais on est pas sorti de l'auberge si on doit chélater 3 ou 4 radio-éléments !!

avant de manger des fayots, je doit boire le jus de 3 kiwis (pas irradiés) courrir sur 1 pied pendant 20 mètres et mettre des lunettes . Suspect

y'a pas de put**n de solution , à part, partir vite, loin, et de revenir tard

CITO, LONGE, TARDE

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Re: Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

Message par hildegarde le Sam 19 Mar 2011 - 21:17

oui, je sais pour les champis, d'ailleurs je n'en mange jamais, mais je donne là les pistes de Jean-Claude AUTRET, au cas ou on ait vraiment rien d'autre, ou une très très grosse envie de manger une omelette au cèpes pale

désolé d'avoir écorné le nom du strontium....et d'avoir utilisé l'orthographe de son nom en Indonésien !

Serilynpayne, c'est certain qu'il vaut mieux partir loin....mais si on ne peut pas ? autant connaitre les possibilités existantes, même si, je suis d'accord avec toi, ça doit être fastidieux de se chélater pour eviter de fixer les cochonneries...

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la chélation par la pectine

Message par hildegarde le Lun 4 Avr 2011 - 8:09

Yvann a écrit:

La pectine réduit le taux de césium présent dans le corps, il faut en prendre tous les jours. La pectine fut utiliser sur les enfants après la catastrophe de Tchernobyl.

''Katia a 10 ans. Comme beaucoup de petites filles de son âge, elle adore la mer, celle qu'elle a vue à Caen l'année dernière en juin. A cette époque, Katia portait 143 becquerels par kilo (Bq/kg) (1) dans son corps, soit cinq à six fois plus que la normale. Du césium-137 de Tchernobyl. Radioactif. Katia vit en Biélorussie, à Golovtchitskaya, à plus de 100 kilomètres de la centrale qui a explosé le 26 avril 1986, huit ans avant sa naissance. Pourtant, chaque année, elle doit quitter son foyer pour nettoyer son corps. Car elle vit dans un territoire contaminé par les retombées de la catastrophe nucléaire. Quatre fois par an, elle suit une cure de pectine. Avec ses airs de petite fille sage et son bandeau à fleurs aussi bleues que ses yeux, elle sait seulement que c'est à cause de «ça», c'est-à-dire Tchernobyl, qu'elle ne peut pas manger les champignons, ni les myrtilles de la forêt.

Trois semaines durant, matin et soir, Katia avale une potion brunâtre au fort goût de pomme. Un remède qui lui permet de faire diminuer le taux de radionucléides dans son organisme de 60, voire de 90 %. Aujourd'hui, Katia n'a plus que 29 Bq/kg de masse corporelle de césium. Le remède miracle est à base de pectine, principe neutre contenu dans certains fruits qui donne à leur suc de la viscosité.''


Source


voilà un témoignage supplémentaire qui confirme la chélation par la pectine.

Pour ceux qui ignore ce qu'est la chélation, c'est l'élimination des metaux du corps grace à un processus physicochimique qui conduit à la formation d'un complexe entre un ion métallique positif et une substance organique.

En clair ça permet d'éliminer du corps des métaux qui ne sont pas fixés comme quand on absorbe des aliments contaminés par la radioactivité. La pectine fait cet effet, mais il faut penser à se complémenter pour les autres minéraux qui sont bons pour la santé (calcium, magnesium, etc...) car eux aussi sont éliminés par la chélation qui ne fait pas le tri ! En prenant des compléments alimentaires ou en ayant une alimentations riches en ces substances on palie au probleme. Il faut aussi prendre le chélateur au moment ou rapprocher de la prise des aliments contaminés car sinon, des particules peuvent se fixer dans l'organisme et après coucou pour s'en débarrasser..enfin ce n'est pas une technique sûr a 100%, et il vaut mieux éviter la nourriture contaminée, mais c'est mieux que rien quand on est obligé de la manger ...j'ai entendu dire que la spiruline etait aussi un chelateur et il semblerait que le vin ou le jus de raisin aient aussi cet effet , mais je n'ai pas de confirmation scientifique de cela ! Le kombucha est aussi un chélateur, mais difficile à manier chez les enfants car il peut provoquer des diarrhées.

Il peut donc être utile se prévoir de la pectine dans ses stocks, ainsi que du jus de pommes bio, des pommes séchées bio, de la compote...

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Re: Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

Message par Rammstein le Lun 4 Avr 2011 - 11:02

Un médecin Japonais, Tatsuichiro Akizuki, s'est trouvé victime (il se trouvait à 1800m du point de détonation...) puis en charge des patients irradiés suite au bombardement de Nagasaki en 1945. Ses expérimentations originales, menées pour soigner les patients, ont fait l'objet de plusieurs compte-rendus médicaux et d'un livre en allemand : "Nagasaki 1945 - Schutz vor Radioaktivität" (Nagasaki 1945 - Protection Contre la Radioactivité), qui relate ses expériences et leurs résultats. Il a été traduit en anglais, et peut-être même en francais. Malheureusement son ouvrage coûte un rein… Du peu que j'ai pu lire sur le sujet, le mode de traitement est essentiellement axé sur l'alimentation macrobiotique. scratch



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Criirad

Message par ghp le Ven 8 Avr 2011 - 15:28

Salut
Les dernières actus de la Crirad sur le risque radioactif du moment en France (7 avril 2011) :
http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon/risques_en_france.pdf


A noter l'analyse sur l'eau potable. En résumé : "Lorsque les foyers sont alimentés par de l’eau provenant de nappes souterraines, la contamination actuelle est sans conséquence. Les activités déposées sont faibles, les capacités de dilution des aquifères souterrains importantes et l’iode radioactif se sera probablement désintégré avant de pouvoir les atteindre, même s’il s’agit de nappes peu profondes." La Criirad conseille d'éviter de consommer l'eau de récupération (type toiture - cuve de récupération).

A noter aussi les informations sur les possibles adaptations du régime alimentaire :

« Depuis quelques jours, les questions de nos correspondants portent plus particulièrement sur l’impact des retombées radioactives sur la chaîne alimentaire : les aliments sont-ils contaminés ? Si oui lesquels ? Doit-on éviter de les consommer ? Est-ce dangereux pour les enfants ? Pour une femme enceinte ? Pour une maman qui allaite son enfant ?

Il y a deux catégories d’aliments à risque : ceux qui sont contaminés par dépôt direct et ceux qui sont contaminés par transfert (lait et viande)

· L’importance de la contamination dépend, bien sûr de l’activité déposée (par voies sèche et humide) mais aussi du stade végétatif de la plante et des surfaces de captation disponibles : les végétaux à larges feuilles type salades, blettes, épinards, choux, oseille… font partie des aliments les plus exposés (sauf s’ils sont cultivés sous serre évidemment). Compte tenu du niveau de contamination de l’air, des coefficients de transfert de l’air au sol et à la pluie et de l’air et de la pluie aux végétaux, l’activité en iode 131 de ces végétaux devrait atteindre quelques becquerels par kilogramme, voir quelques dizaines de Bq/kg.

Précisons que les particules radioactives déposées sur les surfaces foliaires sont rapidement métabolisées par la plante (phénomène de translocation) et le fait de laver la plante n’est pas efficace.

Certaines techniques culinaires permettent en revanche d’éliminer une partie de la radioactivité.

· Le lait et les fromages frais et la viande provenant de troupeaux encore en stabulation ne posent évidemment pas problème. Par ailleurs, certains troupeaux sont actuellement conduits dans les pâturages mais l’essentiel de leur alimentation est encore apporté par du fourrage ou des grains. Dans ce cas, l’incidence de l’ingestion d’herbe contaminée reste limitée. Les animaux en pacage peuvent brouter l’herbe sur des surfaces étendues et ingérer ainsi les produits radioactifs captés par le couvert végétal. Une partie de la contamination est rapidement éliminée mais une partie se fixe dans leurs organes, en fonction des caractéristiques métaboliques de chaque radionucléide. L’iode radioactif se concentre dans la thyroïde de l’animal mais il est également fixé par les glandes mammaires et transféré au lait. On le retrouve également dans la viande mais en moindre concentration.

· Le facteur de transfert de l’herbe au lait varie fortement selon qu’il s’agit de lait de vache ou de lait de chèvre ou de brebis dont la contamination peut être supérieure d’un ordre de grandeur à celle du lait de vache. La radioactivité des fromages dépend de leur mode de fabrication et des délais d’affinage.

Dois-je faire attention à mon alimentation ?

La réponse à cette question est un choix individuel.

Les risques sont certes très faibles mais si l’on tient compte de la durée possible de la contamination, de l’existence d’habitudes alimentaires particulières et de la vulnérabilité de certains groupes de populations (enfants, femmes enceints ou allaitant), on n’est plus dans le domaine du risque négligeable et il semble utile d’éviter des comportements à risque.

La directive Euratom 96/2911 définit les principes généraux de radioprotection en vigueur en Europe. Elle indique que l’impact d’une activité nucléaire peut être considéré comme négligeable si la dose de rayonnement qu’elle induit ne dépasse pas 10 μSv/an 12. Au-delà de cette valeur, il convient de réfléchir aux mesures qu’il est possible de mettre en oeuvre pour diminuer les expositions.

Dans le cas des retombées radioactives de FUKUSHIMA DAIICHI, il s’agit essentiellement de limiter l’ingestion d’iode 131. La quantité d’iode 131 susceptible de délivrer une dose de 10 μSv varie fortement en fonction de l’âge du consommateur. Les enfants en bas âge (0 – 2 ans) sont les plus vulnérables : l’ingestion d’une cinquantaine de becquerels d’iode 131 suffit à délivrer à leur organisme une dose de 10 μSv. Si les aliments à risque
(légumes à feuille, laits et fromages frais…) contiennent de l’ordre de 1 à 10 Bq/kg, voire plus, il est tout à fait possible d’imaginer qu’en 2 ou 3 semaines le seuil de référence de 10 μSv/an puisse être dépassé.
Il est cependant facile de limiter les expositions à des niveaux négligeables en veillant à ce que ces aliments ne constituent pas, tout au long du mois d’avril, la base de l’alimentation de la famille. 0n peut ainsi préférer le lait « longue conservation » au lait frais, ne pas faire d’excès avec les fromages frais de brebis, les blettes, les salades ou les épinards. Ces mesures de bon sens concernent tout particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les mamans qui allaitent. »

Question
Je me demande quelles sont les " techniques culinaires permettent en revanche d’éliminer une partie de la radioactivité." Des infos ?

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la solution est peut-être dans les végétaux.

Message par hildegarde le Mar 12 Avr 2011 - 7:47

Effectivement Rammstein, la macrobiotique pourrait être une solution dans la mesure ou celle ci est principalement axée sur la consommation de produits végétaux frais.
On pourrait croire, de prime abord, qu'il vaudrait mieux évincer de notre alimentation les végétaux, puisque ceux ci poussent dehors et sont en contact direct avec la pollution radioactive. Mais dans le cas d'une contamination longue, lente et insidieuse, comme celle de fukushima, ce sont les animaux (qui se nourrissent de plantes) qui concentrent les polluants, donc c'est plutôt la viande et les produits animaux du type laitage qu'il vaut mieux éviter de consommer. En plus, les végétaux de bonnes qualités peuvent largement apporter les minéraux supplémentaires essentiels lors de la prise d'une chélation (comme la pectine par exemple) en parallèle de l'alimentation.

Par ailleurs, il semble que des additifs alimentaires naturels utilisés en macrobiotique (miso par exemple) soit des protecteurs intéressants en cas de radioactivité.

Je ne suis pas vraiment pro-vegétalienne (loin s'en faut), mais force est de constater que, dans le cas présent, adopter en partie ce type de comportement alimentaire peut, peut-être, être salutaire.

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pectine

Message par hildegarde le Jeu 21 Avr 2011 - 8:01

Concernant la chélation par la pectine évoquée plus haut, il est préférable de consommer des aliments riches en pectine plutôt que de se supplémenter avec de la pectine pure du commerce, celle-ci étant extraite des végétaux à l'aide de produits chimiques, elle contient des résidus qui ne sont pas annodins (Traces de métaux lourds, de plomb, de mercure, de cadmium ; traces d'arsenic, d'anhydride sulfureux (dioxyde de soufre, jusque 50 mg/Kg) ; cendres insolubles dans l'acide (jusque 1%), méthanol/éthanol/isopropanol libres (jusque 1% sur la substance anhydre, séparément ou ensemble) voir le détail ici et la pectine amidée est fabriquée a l'aide d'amoniaque...

Donc pour introduire une chélation douce dans son alimentation quotidienne, le mieux est de manger des pommes, des pommes séchées, de la gelée de pommes, boire du jus de pommes et du cidre comme déjà indiqué, mais aussi des agrumes, surtout peau et pépins. Il faut veiller à ce que les fruits soient bio et exempts de saletés, on peut alors faire sécher la peau puis la broyer pour obtenir une poudre aromatique à mettre dans les plats et les gâteaux, en faire des confitures ou la recette du Celte indiquée ici. Ces techniques sont valables aussi bien pour les oranges que pour les citrons.

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Re: Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

Message par Rammstein le Jeu 21 Avr 2011 - 8:43

Le lien suivant indique comment fabriquer de la pectine avec des moyens limités : comment faire sa propre pectine ?

Bonne nouvelle : le seul produit chimique requis est l'alcool ! cheers

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point de vue de F.COUPLAN

Message par hildegarde le Mer 18 Mai 2011 - 22:55

la dernière lettre d'infos de F.COUPLAN fait un très bon récapitulatif de la problématique : doit-on manger des plantes sauvages en milieu contaminé actuellement par la radioactivité de Fukushima ?

François COUPLAN a écrit: EXTRAIT : " On peut penser que les plantes sauvages sont polluées dans une certaine mesure, comme tout le reste de notre environnement. Mais les produits du commerce courant le sont de toute façon par les résidus des traitements auxquels ils ont droit. Et les légumes bios sont soumis aux mêmes retombées radioactives que ceux que la nature fait pousser (à moins d’être cultivés sous serre… et que l’eau d’arrosage n’ait pas été contaminée…). Or, on le sait, les plantes sauvages sont pleines de nutriments et de vitalité. On peut donc se poser légitimement la question de savoir s’il n’est pas souhaitable de continuer à les cueillir plutôt que de s’en abstenir.
(...). Aussi continuerai-je à les récolter pour les consommer, à moins que la situation ne s’aggrave au point d’en être réduit à ne manger que des conserves réalisées avant « la » catastrophe, dont les stocks s’épuiseraient d’ailleurs rapidement."

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Re: Comment se nourrir en milieu contaminé par la radioactivité

Message par Cyrus_Smith le Jeu 18 Oct 2012 - 8:21

Suite à la discussion sur un autre fil, j'ai fait quelques recherches sur google.

J'ai trouvé cet article sur la stabilité des complexes de la pectine. C'est dans un contexte "chimie" et pas biologie, et ne concerne pas spécialement les isotopes radioactifs, mais on y évoque cependant l'affinité avec le strontium. Voir en particulier la table 4 vers la fin. À suposer que ces données soient valides dans un milieu physiologique, la pectine semble intéressante en cas d'absoption de plomb ou de cuivre. Beaucoup moins pour le strontium (et il faudra alors probablement donner un suplément en calcium).

Une autre étude, plus récente, qui compare, elle, la pectine de pomme et le bleu de prusse (qui est le traitement standard des contaminations au césium 137) pour éliminer le césium 137 (ils s'agit d'expériences sur des rats). Je cite (en traduisant) le résumé:
après traitement avec le bleu de prusse, on a observé une évacuation fécale du césium cinq fois plus élevée, associée a une réduction du taux de radionucléide dans les organes principaux mesurés. En revanche, aucune différence significative n'a été observée chez les rats traités à la pectine de pomme.
La biblio de l'article est intéressante aussi, on y trouve en particulier les reférences de l'étude de la pectine sur les "enfants de Tchernobyl" et de quelques autres en rapport, qui pourraient être utiles pour creuser le sujet.

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