De quoi meurt-on ?

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Canis Lupus le Lun 2 Aoû 2010 - 18:28

Je voulais juste mettre en perspective les chiffres que tu donnes. Ceci dit je suis tout à fait d'accord avec la conclusion de ton message comme quoi finalement les homicides se font de plus en plus rares.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Lun 2 Aoû 2010 - 19:53

Histoire de rigoler un peu : voilà l'un des commentaires des lecteurs du site internet de l'Express, à propos de cet article indiquant une baisse des homicides. Apparemment, ce lecteur a trouvé l'explication de cette baisse des chiffres :

"Essayez donc d'aller porter plainte... 5 heures d'attente et vous repasserez demain. "


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Re: De quoi meurt-on ?

Message par grosminet le Mer 4 Aoû 2010 - 7:42

porter plainte en cas d'homicide ?
quelle perte de temps, puisqu'une procédure judiciaire est automatiquement ouverte

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Mar 21 Juin 2011 - 19:57

Article très intéressant de Laurent Muchielli, sociologue :
http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/06/21/les-homicides-une-baisse-continue-qui-passe-inapercue/

Extraits :
Au-delà des faits divers, on se tue de moins en moins en France

le nombre des homicides constatés par la police et la gendarmerie a été divisé par deux en quinze ans : il était de plus 1 600 en 1995, il est de moins de 800 en 2010.

Cette baisse est donc en réalité aussi spectaculaire que peu commentée.

l'homicide est d'abord un crime masculin dans 85 % de cas. Et le temps qui passe n'y change rien : ce pourcentage était le même dans les années 1970

Rarement meurtrières, les femmes sont en revanche plus souvent victimes : dans environ 40 % des cas. N'en concluons pas que l'homicide est un crime d'hommes tuant des femmes ! Il s'agit majoritairement d'hommes tuant d'autres hommes, mais cette inégalité entre les sexes est néanmoins flagrante.

Après la féminisation, le rajeunissement des criminels est un autre sujet fréquent de fantasmes. En l'espèce, la part des mineurs parmi les auteurs d'homicides premièrement est globalement orientée à la baisse depuis les années 1970, deuxièmement est très limitée dans la statistique policière : de 4,5 à 6,5 % selon les années, bien loin de leur part dans l'ensemble de la délinquance enregistrée par cette statistique. En réalité, l'homicide est un crime de jeunes adultes. S'il se rencontre parfois à l'adolescence, il est plus fréquent encore à 60 ans. Surtout, il est en réalité concentré entre 20 et 40 ans et plus nettement encore entre 20 et 30 ans.

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De quoi meurt on ?

Message par Belenos le Jeu 6 Oct 2011 - 9:16

Petit témoignage : Avant hier avec mon père nous avons frôlé (surtout lui en fait) la mort très con qui rentre dans la case "autres accidents" avec 5.08% de probabilité...

Retour de pêche à la crevette, je trace devant lui par les rochers, lui non, il préfère prendre sur la gauche dans un coin bien vaseux...de là, j'entends mon père gueuler "oh putain, oh putain, j'suis baiser", il s'était envaser jusqu'au nombril, il commençait à paniquer méchamment et était en hyperventilation !

Vous allez vous foutre de ma gueule mais j'ai direct pensé aux conneries de Bear Grylls qui se jette volontairement dans des vasières pour montrer comment il faut procéder pour s'en sortir.

J'ai rampé jusqu'à lui avec l'épuisette en bout de bras, je lui ai dit de s'aplatir avec les bras devant autant qu'il le pouvait, de là, je l'ai choppé par la ceinture et une fois qu'il était un petit peu plus à l'horizontal j'ai réussi à attraper le bas de son short pour remonter ses jambes, j'en ai chier c'est peu dire...

Nous avons rampés jusqu'aux rochers et nous sommes rentrer couvert de vase de la tête aux pieds.
Grosse frayeur quand même, mais maintenant j'suis un héros Laughing

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par grosminet le Jeu 6 Oct 2011 - 11:11

bravo, tu as géré la situation sans paniquer et effectué les gestes qu'il fallait. Très bon "stress test" !! Very Happy

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Mer 12 Déc 2012 - 12:27

Un point sur la mortalité dûe aux drogues, en France :
- 60 000 morts par an liées au tabagisme (principales maladies : cancers des bronches et des poumons, les cancers des voies aérodigestives supérieures, les maladies cardio-vasculaires et les maladies respiratoires)
- 30 000 morts par an liées à l'alcool
- très peu de morts directes liées au cannabis, mais la conduite sous influence du cannabis serait à l'origine d'environ 230 décès d'après l'étude SAM (2002-2003)
- entre 100 et 400 morts par an dûes à la surdose de substances pyschoactives (hors tabac et alcool, donc essentiellement héroïne, cocaïne et leurs traitements de substitutions), selon les sources.

Source : http://www.ofdt.fr/ofdtdev/live/produits/ttesdrog/consequ.html

Bien sûr, dans le bilan des effets délétères de l'usage des drogues, il faudrait intégrer les autres effets (effets délétères mais non mortels sur la santé, désocialisation, ennuis avec la justice...).

Mais du strict point de vue de la mortalité (sujet de ce fil), les chiffres sont sans équivoque :

en France, les drogues qui tuent le plus, et de très loin, sont le tabac (60 000 morts par an) et l'alcool (30 000 morts par an).

En plus, ce sont souvent des morts lentes et douloureuses (cancers, maladies respiratoires ; et spécifiquement pour l'alcool : cirrhose, psychose) que personne ne souhaite vivre. J'ai pensé que ça pourrait vous intéresser, par rapport aux thématiques du forum.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Invité le Mer 12 Déc 2012 - 12:37

Mort accidentelles par arme à feu en France: A la campagne une proportion sans doute importante de suicides par arme à feu sont déclarés en accident pour permettre un enterrement religieux .

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Mer 12 Déc 2012 - 13:04

Affaire à suivre.


Dernière édition par Barnabé le Jeu 13 Déc 2012 - 22:16, édité 1 fois

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Raffa le Mer 12 Déc 2012 - 14:42

Vous me pardonnerez j'espère cette petite incartade.

Concernant les risques de cancer ou des voies respiratoires associés, dans l'esprit de la plupart et en grande partie avec raison, au tabagisme et tabagisme passif :, en toute logique, ce genre de choses devraient aussi être prise en considération. Car je doute que l'interdiction de fumer dans les lieux publics ait changé cette donne là :

Les études les plus récentes ont montré que les concentrations à l’intérieur de l’habitacle des véhicules peuvent atteindre des niveaux très élevés : la pollution qui s’y accumule se compose presque exclusivement de fumées d’échappement des véhicules les plus proches. Dans une moindre mesure, les composés chimiques issus de l’évaporation des carburants ainsi que les particules issues à la fois des phénomènes d’usure des pièces mécaniques et des pneumatiques et leur brassage par le flux de circulation s’y ajoutent.
Du fait d’un renouvellement d’air plus faible, l’habitacle est un espace confiné essentiellement conditionné par l’air des abords immédiats.

Par ailleurs, la plupart des études mènent à un constat frappant : l’automobiliste est plus exposé qu’un cycliste ou qu’un piéton sur le trottoir !
Ce constat est particulièrement préoccupant pour les enfants transportés à l’arrière d’une voiture, qui sont plus fortement exposés à la pollution que les enfants transportés à l’arrière d’un vélo (tous les deux sont des passagers passifs et inhalent à peu près la même quantité d’air).

Même si le temps passé dans les transports est faible au regard du temps passé au domicile et dans les autres lieux clos, les concentrations mesurées à l’intérieur des voitures dans les études récentes se révèlent préoccupantes (cf références). Les concentrations les plus élevées ont été relevées lors de trafics importants ou lors de fréquents arrêts derrière les autres voitures aux feux de signalisation.

De manière générale, il est important de retenir que les niveaux de pollution sont fonction de différents facteurs que sont par exemple la typologie de l’axe (autoroute, route départementale, etc.), l’environnement proche et l’état du trafic routier.[...]

Les risques pour la santé occasionnés par les polluants issus du trafic routier dépendent de la nature du polluant, des concentrations respirées et de la durée d’exposition. Une exposition courte et intense peut être associée par exemple à des effets aigus tels qu’une irritation des voies respiratoires causée par un niveau élevé en dioxyde d’azote NO2, un des principaux indicateurs du trafic routier.
D’autres composés retrouvés dans l’habitacle sont en revanche cancérigènes, tel le benzène, et peuvent conduire à des effets chroniques lorsque les expositions sont répétées, comme lors des trajets domiciletravail.

Il a été déterminé par exemple lors de plusieurs recherches que le trajet quotidien (1h au minimum) d’automobilistes non-fumeurs représente 20 à 30 % de l’exposition journalière au benzène. Les gaz d’échappement des véhicules sont également une source importante de particules fines. Ces
petites particules contiennent une multitude de substances dont des métaux, des acides, du carbone et des hydrocarbures aromatiques polycycliques.

Les études montrent que plus de 90% des particules trouvées dans l’habitacle de la voiture mesurent moins d’1 μm de diamètre. En effet, le système d’air conditionné des voitures peut filtrer entre 40 et 75% des plus grosses particules, mais filtre seulement 2 à 15% des particules fines.
http://www.laircmonaffaire.net/pdf/laircmonaffaire_transport.pdf


Dernière édition par Raffa le Sam 21 Fév 2015 - 14:24, édité 1 fois

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Le sérieux des chiffres diffusés dans le grand public: le tabagisme passif

Message par troisgriffes le Mer 12 Déc 2012 - 20:31

Bon fumer c'est pas bien et fumer à coté d'un non fumeur encore moins mais bon autant ne pas relayer n'importe quoi :


http://www.tabac-stop.net/la-verite-sur-le-tabagisme-passif-professeur-Molimard.pdf



donc tout faire pour limiter le nombre de fumeurs c'est bien (je suis fumeur) mais vouloir le faire sur des "bricolages" de chiffres sans aucune rigueur scientifique....

voilà voilà


Dernière édition par troisgriffes le Mer 12 Déc 2012 - 21:01, édité 1 fois

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par serilynpayne le Mer 12 Déc 2012 - 20:50

heu modif du titre SVP , le tanagisme c'est l'abus de tana ?

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par troisgriffes le Mer 12 Déc 2012 - 21:04

oups! dislecsie latente...

erreur corrigée Very Happy

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par hildegarde le Mer 12 Déc 2012 - 22:35

le tabac c'est tabou....

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Ven 1 Fév 2013 - 13:31

Les Français trop fatalistes face au cancer : méconnaissance de l'importance relative des causes, quasiment pas de prévention et impression qu'on ne peut rien y faire...

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Les-Francais-trop-fatalistes-face-aux-cancers-_3636-2159445_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

Le constat. Pour plus d'un Français sur deux, l'action individuelle n'est pas perçue comme « un levier efficace » pour éviter la maladie. Sept sur dix n'ont jamais entrepris une action de prévention.
Alors que les gens identifient assez bien les facteurs de risques, « ils peinent, assure la Fondation à les hiérarchiser et à les pondérer, minorant l'alcool ou la mauvaise alimentation, et majorant la pollution, les OGM... »
(= c'est pas moi, c'est les autres ! NDLR)
Les facteurs de risques, comportementaux, environnementaux et héréditaires se valent, selon eux. Idée fausse. « Finalement, exposés voire surexposés à des messages de prévention qui peuvent paraître contradictoires, ils sont résignés et fatalistes. »

Les quatre vérités. 40 % des cancers diagnostiqués sont liés au mode de vie et aux comportements. Sur 1 000 nouveaux cas, 400 pourraient être évités. Principaux facteurs de risques : le tabac, en tête, l'alcool, certaines infections, l'alimentation trop riche, l'inactivité physique. L'hérédité n'est à l'origine que de 5 à 10 % des cancers. Fourchette comparable pour les facteurs environnementaux.

Le fatalisme : un Français sur deux pense qu'il a de fortes chances de développer une tumeur, quels que soient ses comportements.

Rappel : le cancer en France c'est 320 000 cas par an et 150 000 morts par an environ.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par tarsonis le Ven 1 Fév 2013 - 14:17

Salut !
Je pense que psychologiquement, les chiffres jouent beaucoup :
Les quatre vérités. 40 % des cancers diagnostiqués sont liés au mode de vie et aux comportements. Sur 1 000 nouveaux cas, 400 pourraient être évités. Principaux facteurs de risques : le tabac, en tête, l'alcool, certaines infections, l'alimentation trop riche, l'inactivité physique.
Cela laisse sous entendre que 60% des cancers, donc la majorité, sont inéluctables ! D'où peut être le sentiment de résignation. Sur une population, le chiffre est énorme, mais à titre personnel, c'est une autre chose.

Le fatalisme : un Français sur deux pense qu'il a de fortes chances de développer une tumeur, quels que soient ses comportements.
Le terme tumeur est vraiment vague....les grains de beauté en font partie ! Mais si on parle de cellules cancéreuses, c'est du quasi tout cuit par exemple pour les hommes, peu importe le comportement; mais cela ne veut pas dire cancer pour autant !

http://www.atoute.org/n/Informations-destinees-aux-hommes.html
La présence de cellules cancéreuses dans la prostate de l’homme de plus de 50 ans est très fréquente :
près de la moitié des hommes ce cet âge en sont porteurs, et ce pourcentage frôle les 100% au delà de 90 ans. Heureusement, seuls 3% des hommes meurent d’un cancer de la prostate, et généralement à un âge avancé. La présence de cellules cancéreuses ne signifie donc pas forcément cancer évolutif, c’est même l’éventualité la moins fréquente.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Lun 12 Aoû 2013 - 19:30

Mortalité des enfants par maltraitance

Un long rapport sur la maltraitance dans les pays riches (datant de 2003), publié par l'Unicef, donne les chiffres "officiels" : 150 morts d'enfants par an pour la France, 3500 pour tous les pays riches. Toutefois il relève la très grande variabilité des méthodes de comptabilité des pays, et la tendance générale à la sous-estimation. Sa lecture est en tout cas très intéressante (c'est en français) : http://www.unicef-irc.org/publications/pdf/rc_maltreatment_fre.pdf

Plus récemment, un colloque organisé au Sénat le 14/06/13 a abordé le sujet.

Environ 98 000 enfants "en danger" dont 20 000 enfants maltraités. L'article du Monde pointe la difficulté à avoir des chiffres sur ces sujets :

"On sait seulement que 273 000 mineurs étaient suivis par l'Aide sociale à l'enfance au 31 décembre 2010, soit un peu moins de 2 % des moins de 18 ans. Ces chiffres, très élevés, sont probablement sous-évalués : les enfants non repérés n'y sont pas inclus.

Un article publié dans la revue médicale The Lancet en janvier 2009 évaluait à 10% en moyenne la proportion d'enfants maltraités ou négligés dans différents pays développés. La définition du danger retenue est "extensive", reconnaît cependant Mme Tursz. "Tout dépend du contexte culturel, observe Gilles Séraphin, directeur de l'ONED. La frontière entre une éducation "à l'ancienne" et la maltraitance peut être ténue." En France, aucune étude effectuée à partir des déclarations des adultes sur leur enfance n'a jamais été réalisée.

L'Inserm s'est donc penché sur la manifestation la plus tragique de la maltraitance : les infanticides. Pendant cinq ans, une importante enquête sur les décès suspects d'enfants de moins d'un an a été menée par cinq chercheurs dans les hôpitaux et les tribunaux de trois régions françaises – le Nord - Pas-de-Calais, l'Ile-de-France et la Bretagne –, représentant un tiers des naissances en France. Ce travail de terrain a conclu à une sous-évaluation considérable des infanticides dans les statistiques officielles.

En extrapolant les résultats, Mme Tursz aboutit au chiffre de 400 à 800 homicides de mineurs par an. Soit près de deux enfants en moyenne qui meurent chaque jour de violences infligées par des adultes, en général leurs parents. "Beaucoup de morts d'enfants ne font pas l'objet d'investigations suffisantes", estime Mme Tursz."
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/06/14/enfants-maltraites-deux-morts-par-jour_3430128_3224.html

Pour info, Mme Tursz est médecin épidémiologiste à l'Inserm. Un long entretien de 2010 retrace son parcours, c'est très intéressant : http://www.vjf.cnrs.fr/histrecmed/entretiens/tursz-anne/tursz-anne.html

Deux associations qui luttent contre la maltraitance de l'enfant parlent de "600 à 700 morts par an" sans préciser la source de leurs chiffres.

Au final, j'aurais tendance à retenir la fourchette de la spécialiste en épidémiologie : 400 à 800 homicides de mineurs par an, en France.

C'est un chiffre tout à fait considérable, à comparer à d'autres causes de mortalité qui sont pourtant bien plus médiatiques et bien plus présentes dans l'esprit des gens.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Mer 26 Mar 2014 - 23:58

De quoi meurt-on aujourd’hui : les dix premières causes de décès en France comparées à il y a 100 ans
par Antoine Flahault, éminent professeur de santé publique :

http://www.atlantico.fr/decryptage/quoi-meurt-on-aujourd-hui-dix-premieres-causes-deces-en-france-comparees-100-ans-antoine-flahault-1022417.html?page=0,0

J'ai deux regrets à la lecture de l'article :
- la partie "comparé à il y a 100 ans" n'est presque pas abordée. A part sur la grippe, la pneumonie et les Les broncho-pneumopathies, l'évolution sur la durée n'est pas abordée. Il aurait mieux valu ne pas le mettre dans le titre, puisque ce n'est pas dans l'article.
-Sur la question de la maladie cardiaque, il reste sur l'hypothèse classique du méchant choléstérol. Il ne parle quasiment pas du rôle de l'alimentation et de l'effet protecteur du régime méditerranéen alors qu'il semble que ce soit un facteur très important de la prévention des maladies cardiaques et aussi des AVC. Voir la discussion ici : http://www.le-projet-olduvai.com/t6642-le-cholesterolca-vous-interesse ou bien directement les ouvrages et le blog du Dr Michel de Lorgeril sur ce sujet.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par tarsonis le Jeu 27 Mar 2014 - 8:42

Salut !
Amha, le "comparées à il y a 100 ans" sert juste à introduire l'article, sinon il y a de gros biais.

Il faudrait croiser entre autres :
- La mortalité infantile : http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/graphiques_mois/esperance_vie_france/

15% des enfants nés en 1900 meurent avant un an, 5 % de ceux nés en 1950 et 0,3 % (3,3 pour mille exactement) de ceux nés en 2012.
Les premières causes de décès avancées (pneumopathies) pour le début XXe deviennent moins évidentes...

- L'espérance de vie à la naissance :

Si cela tourne autour de 40-45 ans, il est évident que les maladies cardiovasculaires et Alzheimer entreront difficilement en compte.
Les moyens de diagnostic :
- "Il y a 100 ans, c'était de la pneumonie et de la grippe" est peut être un peu limite dans le sens où distinguer une maladie virale de bactérienne était sans doute impossible, d'autant que l'une entraîne souvent l'autre....et que le virus a été découvert dans les années 30 ! Juste une précision sémantique.

- De ce côté, on peut être un peu plus précis :

http://www.slate.fr/lien/58471/causes-deces-americains
Graphique de l'étude du New England Journal of Medicine.
- Sur ce point, il faut aussi prendre en compte le fait que la grippe espagnole a été "ponctuelle" dans l'histoire de l'humanité, mais a terriblement modifié ces statistiques.

Pour les cancers, certains sont évidents (tumeurs, métastases, etc...), d'autres beaucoup moins (leucémies).

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Philippe-du-75013 le Jeu 27 Mar 2014 - 10:23

Dans le graphique ci dessus le terme "néphropathie" désigne une atteinte du rein, en fait très souvent une conséquence du diabète mal identifié et pas soignable à l'époque.
En 1900 la syphilis faisait des ravages mais on ne meurt pas directement de cette maladie qui ravage le système nerveux en une trentaine d'années (paralysie générale, sénilité précoce, tabès) après la première contagion.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Jeu 27 Mar 2014 - 14:02

tarsonis a écrit:
- De ce côté, on peut être un peu plus précis :

http://www.slate.fr/lien/58471/causes-deces-americains
Graphique de l'étude du New England Journal of Medicine.

Merci, super intéressant.

L'article parle plutôt de la façon dont les maladies et la médecine ont changé depuis 200 ans, donc ne parle qu'à la marge de "de quoi mourrait-on aux USA en 1900 comparé à aujourd'hui", mais l'ensemble de l'article est super intéressant.

Il semble bien que les maladies dans la colonne "1900" sont les maladies telles qu'on les comprenait et nommait alors. On ne peut donc pas faire des comparaisons exactes avec la colonne 2010 ; pour cela il aurait fallu que les cas de 1900 soient réexaminés pour être replacés dans les causes de mort telles que nous les comprenons et définissons en 2010. La sénilité, par exemple, doit recouvrir un ensemble de causes qu'on différencierait aujourd'hui.

En 1912, on voit arriver les inquiétudes sur les conséquences de la sédentarité, avec des gens qui ne font plus aucun effort physique à cause du confort moderne (ascenseur, voiture) : " the prevalence of “persons of extremely indolent habits of life” who no longer walked more “than the few steps that are needed from the chamber to the elevator, from the elevator to the dining-room, or lounging-room, and then to the automobile”"

On apprend aussi, au détour d'une phrase, que si les maladies cardiaques étaient déjà à un taux élevé en 1912, elles n'avaient en revanche pas les mêmes causes qu'aujourd'hui :
Doctors struggled with (...)heart disease (chiefly infectious or valvular rather than atherosclerotic)
En clair : en 1912, les maladies cardiaques étaient surtout infectieuses ou valvulaires plutôt que dues à des artères bouchées (Athérosclérose)

L'article (en anglais) The Burden of Disease and the Changing Task of Medicine du New England Journal of Medicine est ici :
http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMp1113569


Dernière édition par Barnabé le Jeu 27 Mar 2014 - 14:07, édité 1 fois

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Catharing le Jeu 27 Mar 2014 - 14:07

Barnabé a écrit:
par Antoine Flahault, éminent professeur de santé publique :

Non pas" éminent" pour moi,professeur tout simplement.

Pour rappel les propos qu'il tenait concernant la grippe A en 2009.
 Je vous renvoie à l'audition qu'il a passé devant le Sénat http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20100426/grippea.html

Pour les propos voir ci dessous un exemple:

«Plus de 35% de la population française pourrait être touchée par la grippe porcine, ce qui pourrait entraîner 30 000 morts», vient de prophétiser le Pr Antoine Flahaut, épidémiologiste et directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique (Ehesp) lors d’une conférence publique donnée à Rennes. Ces chiffres correspondent selon lui au scénario qu’il estime le plus probable de l’évolution de la pandémie de la grippe A(H1N1). Toujours selon ce scénario, le pic épidémique émergera, du moins chez nous, «après l’été».

«Mon sentiment est qu’ils vont faire un vaccin pandémique, estime le Pr Flahault. Le nouveau virus est ultra-compétitif et chassera tous les autres. En janvier, il n’y aura plus que du A(H1N1) sur la Terre, le reste aura été dégommé. Chaque nation va décider de sa politique et cela ne va pas être triste, car il n’y aura pas de vaccins pour tout le monde, a encore déclaré M. Flahau
http://rms.medhyg.ch/numero-204-page-1152.htm

Ces propos et d'autres ont (sans doute ) amené notre ministre de la santé de l'époque a acheté initialement 94 millions de doses (résiliant par la suite une partie de cette commande à hauteur de 50 millions soit 350 millions d'euros d'économie sachant qu'il y a eu des frais de résiliation à payer .. Basketball )


Dernière édition par Catharing le Jeu 27 Mar 2014 - 14:35, édité 1 fois

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Catharing le Jeu 27 Mar 2014 - 14:18

Graphique interactif du top 10 aux USA de 1900à 2010.
(Possibilité de sélectionner un item en passant la souris dessus)
http://www.nejm.org/action/showMediaPlayer?doi=10.1056%2FNEJMp1113569&aid=NEJMp1113569_attach_1&area=

Voir aussi
The top 10 causes of death  publié par l'OMS

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Barnabé le Ven 28 Mar 2014 - 13:51

http://www.leparisien.fr/societe/tabac-moins-d-asthme-et-de-prematures-grace-aux-interdictions-28-03-2014-3717095.php

L'interdiction du tabac dans les lieux publics et professionnels a permis de réduire sensiblement les naissances prématurées et les hospitalisations d'enfants pour asthme, selon une étude publiée vendredi. En analysant les résultats de 11 études réalisées en Amérique du nord et en Europe, des chercheurs ont montré que le taux des naissances prématurées et des hospitalisations d'enfants pour asthme avait diminué de 10 % l'année ayant suivi l'entrée en vigueur de législations interdisant le tabac dans les lieux publics et professionnels.

C'est quand même impressionnant comme chiffres. Alors que beaucoup de fumeurs, à l'époque où l'on parlait de cette interdiction, se défendaient de gêner les collègues et les proches, on mesure a posteriori des impacts considérables, à l'échelle de toute une population, sur la santé des enfants ! 10 % d'hospitalisation et de naissances prématurées en moins !

(...)
Une précédente étude publiée en 2012 avait déjà établi un lien entre la mise en œuvre de ces législations et une réduction de 15 % des événements cardiovasculaires et de 24 % des hospitalisations pour des problèmes respiratoires.
De même, chiffres impressionnants. Voici un article qui explique les résultats de cette étude et donne le lien vers le document exhaustif :
http://virchowvillerme.eu/interdiction-de-fumer-quand-la-loi-sauve-des-vies/

Cet article pose aussi les bonnes questions : comment se fait-ce qu'on obtienne des résultats aussi élevés ? Il semble que ce n'est pas seulement la réduction d'exposition au tabagisme passif dans ces lieux publics et professionnels (l'effet immédiat de la mesure) qui soit en cause. Ces législations ont aussi la répercussion de motiver les fumeurs à arrêter ou à fumer moins. Autre répercussion, il y a aussi une forte baisse de la pratique de fumer à son domicile.
En fait, on ne sait pas expliquer pourquoi l’interdiction du tabac dans les lieux publics a un tel impact sur les maladies cardio-vasculaires. Glantz évoque le fait que ces lois encourageraient les fumeurs à renoncer à la cigarette, ou favoriseraient au moins une diminution notable de leur consommation. Il se trouve aussi que l’arrêt du tabac au domicile privé des habitants est plus fréquent là où ces lois sont promulguées. L’étude de la Mayo Clinic montre ainsi que le pourcentage des domiciles où l’on ne fume pas est passé de 64,5% à 87,2% entre 1999 et 2010, au moment où la loi du Minnesota était mise en oeuvre.

Retour au premier article :

Peu d'études ont en revanche été consacrées à leur impact sur les enfants qui représentent plus d'un quart des 600.000 décès attribués au tabagisme passif chaque année, selon une autre étude publiée en 2011 dans «The Lancet».
Wow, le tabagisme passif ferait quand même 600 000 morts dont 150 000 enfants chaque année dans le monde ? Remarquez, à comparer des 5 à 6 millions de morts dû au tabac dans le monde chaque année, ça fait "seulement" 10 % qui serait dû au tabagisme passif.

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Re: De quoi meurt-on ?

Message par Catharing le Sam 29 Mar 2014 - 20:47

Réfléchissez-y à deux fois avant de passer à l'heure d'été...  mrsgreen 

Selon une étude américainele nombre de crise cardiaque augmenterait de 25% le lundi suivant le passage à l’heure d’été.

Ce chiffre est d'autant plus édifiant qu'il a été observé que le nombre de crise cardiaque diminuait de 21% le mardi suivant … le passage à l’heure d’hiver, où chacun peut dormir une heure de plus dans la nuit de samedi à dimanche.

Toutefois, le docteur Amneet Sandhu, cardiologue de l’Université du Colorado à Denver, qui dirige l’étude, affirme que le nombre de crises cardiaques survenant la semaine suivant le passage à l’heure serait globalement similaire aux chiffres enregistrés le reste de l’année. Il existe, certes, un pic en début de semaine, mais le nombre d’attaque se tasserait au fur et à mesure.

Ce phénomène est scientifiquement difficile à expliquer. Le docteur Amneet Sandhu suppose toutefois que le stress de reprendre une semaine de travail associé à un cycle de sommeil bouleversé pourraient être mis en cause dans cette augmentation. Quand l’on sait que les crises cardiaques surviennent généralement le lundi, il ne serait pas étonnant de voir leur nombre grimper avec un facteur stress supplémentaire.

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