Les faux amis au sein des courants abordant la gestion des situations de crise & la résilience

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Les faux amis au sein des courants abordant la gestion des situations de crise & la résilience

Message par KrAvEuNn le Sam 14 Jan 2012 - 5:08

Nos forums sont souvent assimilés, par défaut ou par amalgame, par certains de leurs lecteurs et membres, aux courants survival ou survivaliste ou, plus étrangement, à l'écologie, voir aux gauches ou aux droites politiques (c'est selon).

Bien que traitant de la thèmatique de la préparation aux situations de crise prévisibles et imprévisibles (risques naturels, technologiques & sanitaires, crises économiques & énergétiques, etc), à travers le prepping, la résilience, l'autosuffisance, la survie, les secours, la prévoyance et/ou la prévention, Oduvaï - via sa ligne éditoriale - n'est pas à proprement parler un site survival, ou survivaliste, puisqu'il se démarque volontairement de ces courants et de leurs éventuels dérives, dogmes, ou thèses, par une ligne éditoriale neutre & sceptique. Olduvaï est un site survival-sceptique ; C'est-à-dire qui s'efforce d'aborder les thèmes de la survie, du prepping, de la résilience, de l'autosuffisance, etc, avec neutralité, sens critique et vigilance et ceci hors de toute étiquette et affiliation idéologique ou politique. En résumé ce site se veut sceptique, neutre, apolitique et non affilié.

C'est pour dissiper tout malentendu et nuancer les différences qu'il y a, par exemple, entre survival et survivalisme, entre survivalistes et preppers, etc, que cette liste, non exhaustive, de faux-amis a été éditée.

Faux-amis est ici à prendre au sens de courants, pratiques, etc, ayant des similitudes apparentes, mais dont l'histoire, la nature, la vocation, etc, réels, différent.


Les faux amis :


Doomer : personne qui croit que le pic de pétrole sera à l'origine, ou la cause, à la fois de l'effondrement de la civilisation industrielle et d'un gigantesque effondrement malthusien (die-off) de la population humaine. Nombre de doomers sont également survivalistes.

Les doomers tiennent leur conviction dans l'effondrement potentiel de la civilisation de sa dépendance envers les produits pétroliers indispensables au maintien de la productivité agricole et industrielle. En revanche les "peakistes" (personne sensibilisée aux problèmes liés à la finitude et à l'épuisement des ressources fossiles) ont une autre vue sur les implications potentielles du pic pétrolier sur nos sociétés.

Un doomer convaincu estime que la Révolution agricole verte va prendre fin avec celle du pétrole bon marché. Selon les doomers l'humanité sera dépassée par la situation liée à l'épuisement du pétrole ; situation qui rendra les méthodes modernes d'agriculture économiquement non viables. Plusieurs académiciens auraient calculés que les effectifs humains seraient bien au-delà de la capacité de ce que la terre peut supporter.

Les doomers défendent également un éventail de théories sur l'effondrement des sociétés complexes et des systèmes. L'influence de Thomas Robert Malthus et du Club de Rome est représentée dans le mouvement Doomer, comme le sont certaines des œuvres les plus récentes de Joseph Tainter qui a écrit l'effondrement des sociétés complexes, en 1988, et Richard C. Duncan qui a présenté sa thèse du pic de production mondiale de pétrole et la théorie d'Olduvai (hypothèse eschatologique qui propose de mesurer la Civilisation Industrielle avec pour seul indicateur le rapport entre la consommation mondiale d'énergie et la population - hypothèse contestée par le monde scientifique et jugée réductrice). Les conférences et DVD d'Albert Bartlett, et l'arithmétique entre population humaine et ressources d'énergie disponibles sont également très influents.

Les préoccupations communes des doomers sont que la surpopulation conduirait à l'épuisement des ressources fossiles et naturelles, à la dégradation des sols et à la destruction de l'environnement, dont le point culminant se manifesterait par l'effondrement de l'agriculture et donc par la famine. Certains doomers estiment que l'effondrement anarchique serait tellement catastrophique que les effectifs de la population humaine pourraient tomber en dessous des niveaux antérieurs à la révolution industrielle - peut-être en dessous de 2 milliards d'âmes. Afin de calculer l'ampleur du die-off postulé, les doomers les plus extrêmes tiennent compte du fait que l'actuelle éco-infrastructure est massivement soutenue par les engrais à base de pétrole et que nous n'allons pas seulement toucher le pic pétrolier, mais aussi de ceux du phosphate et de l'azote, en même temps. Lorsque la production de pétrole commencerait à diminuer la productivité des sols diminuerait nettement et deviendrait inférieure à celle de la période pré-industrielle ; donc un pronostique estimant la population post effondrement à 2 milliards serait optimiste. Ces Doomers ignoreraient également les arguments qui estiment que la technologie apporterait la solution et présentent les alternatives énergétiques sous ce type de terme « les fermes éoliennes coûtent plus cher en énergie à construire que ce qu'elles restituent durant leur carrière ». Ce refrain est généralement appliqué à l'ensemble des solutions technologiques, car il est supposé a priori qu'une diminution importante de la population serait inévitable.

Mentalité du survivant : la réponse typique du doomer face à l'effondrement du système industriel est "d'ignorer la civilisation de la mort" en mettant en place un village convertit à la Permaculture. Cette mentalité de survivant est ce qui distingue le Doomer du Peakiste. Le Peakiste peut passer de nombreuses heures à sensibiliser les gens sur les thèmes du pic pétrolier, des changements sociétaux et politiques nécessaires, tandis que les doomers verraient généralement cela comme une perte de temps. Chez les doomers l'accent est davantage mis sur la préparation de la famille et de la communauté locale afin de se préparer à l'effondrement imminent de la civilisation.

Influences des Doomers : un Doomer puriste se concentre sur son projet survivaliste de ferme en permaculture. Si le doomer puriste fait de la sensibilisation c'est d'une manière sélective, pour encourager les gens ayant des compétences utiles à rejoindre son éco-village, partager leurs compétences essentielles au bénéfice du village et renforcer sa sécurité. Certains Doomers prônent d'effectuer activement des préparatifs survivalistes pour être prêt à survivre à une chute prolongée de la société.

Cette tension entre optimisme et pessimisme est appréciée par l'auteur Richard Heinberg dans son livre « Powerdown », qui soutient que les communautés locales doivent immédiatement apprendre à subvenir à leurs propres besoins par leurs propres moyens, pour ce qui est de l'eau et de la sécurité alimentaire, tout en faisant campagne pour sensibiliser l'État fédéral et les instances internationales. Richard Heinberg admet que la situation idéale serait que les Nations Unies et le gouvernement fédéral interviennent et instituent un plan massif, "comme en temps de guerre", pour sortir le monde industriel de sa dépendance au pétrole. Toutefois, il soutient qu'il y a une forte probabilité que la prise de conscience survienne trop tard pour empêcher le "die-off". Comme l'avenir est très incertain, Heinberg affirme que la plus sage des décisions pour la communauté locale est de se préparer à l'implosion des infrastructures modernes tout en faisant campagne pour empêcher cette catastrophe.



Preparedness (préparation de survie) : se réfère à l'état d'être préparé pour faire face et survivre à des événements, ou des situations, spécifiques, prévisibles ou imprévisibles. La préparation vise à atténuer les effets négatifs de ces évènements et situations. C'est une phase importante de la gestion des urgences.


Prepper : synonyme de survivaliste dans l'absolu, ce terme, bien qu'utilisé de façon interchangeable avec survivaliste autant que retreater l'était dans les années 1970, se démarque volontairement de ce dernier, jugé trop connoté (milices, extrème droite, bunker, etc). Son usage s'est répandu au cours des années 1990 ; il défini celui qui pratique l'autonomie/autosuffisance et l'indépendance en se préparant à l'avance pour tous les changements prévisibles et imprévisibles de la vie. Ces changements peuvent être aussi simple qu'un doigt coupé, ou aussi grave qu'une catastrophe naturelle, ou industrielle. Le prepper cherche à adopter un style de vie indépendant vis-à-vis des autres et de la société - par exemple en étant autonome - ou sans aide substantielle venue de l'extérieur (Gouvernement, etc), afin de minimiser les effets de ce changement sur son mode de vie actuel.

Les individus impliqués dans le réseau prepper préfèrent être appelés preppers au lieu de survivalistes parce qu'ils sont des gens ordinaires avec des modes de vie et emplois ordinaires, qui se préparent à une variété de risques, qu'ils soient naturels ou artificiels.

Une des choses qui différencie le réseau preppers de ses homologues survivalistes c'est le nombre croissant de femmes impliquées dans le mouvement.



Search and Rescue/Recherche et sauvetage : vocable consacré pour définir et décrire l'ensemble de l'organisation et des opérations de localisation et de secours aux personnes en situation de détresse.



Self-sufficiency (l'autosuffisance) : se réfère à l'état où l'on ne dépend pas d'une aide extérieure, de soutien, ou d'interaction, pour survivre ; c'est donc un type d'autonomie personnelle, ou collective. Sur une échelle nationale, une économie totalement auto-suffisante qui ne fait pas de commerce avec le monde extérieur est appelé une autarcie.

Le terme d'auto-suffisance est habituellement appliqué à des variétés de vie durable dans lesquelles rien n'est consommé en dehors de ce qui est produit par des individus autonomes. Des exemples de tentatives d'auto-suffisance en Amérique du Nord comprennent le survivalisme et le mouvement du retour-à-la-terre.

Les pratiques qui permettent, ou favorisent, l'autosuffisance comprennent la construction autonome, la permaculture, l'agriculture durable et les énergies renouvelables.

Le terme est aussi appliqué à des formes limitées de l'auto-suffisance, par exemple l'auto-production de nourriture, ou l'indépendance économique vis-à-vis des subventions de l'État.



Survival/techniques de survie : les compétences survival (de survie) sont composées par les techniques de survie qui sont utilisées dans le cas des situations de crise (par exemple lors des catastrophes naturelles) pour sauver sa vie, ou celle d'autrui. Ces techniques sont destinées à donner à l'individu les moyens de base indispensables pour assurer les conditions de sa propre survie : eau, nourriture, abris, habitat, capacité à penser clairement ; outils pour appeler à l'aide, naviguer en toute sécurité, éviter les interactions désagréables avec les animaux et les plantes et soigner les blessures. Les compétences en survie sont souvent empruntées aux principes et méthodes que les humains ont développés et utilisés depuis des milliers d'années. Randonnée pédestre et équestre, pêche, chasse et bien d'autres activités de plein air, nécessitent tous la maitrise de certaines compétences de base en matière de survie en milieu naturel et ont pour objectif de nous aider à gérer toutes les situations d'urgence qui se présentent. Le bushcraft et les techniques de vie primitive sont les activités les plus pratiquées dans ce milieu, mais celles-ci nécessitent toutefois nombre de compétences fournies par les techniques de survie.

Différents courants : de nombreuses compétences survival sont liées aux activités en milieu sauvage et nécessitent une formation spécifique dans un environnement particulier. La survie en forêt est généralement divisée en trois zones : techniques de survie, bushcraft et techniques de vie primitive. Ces deux derniers sont souvent auto-imposés par l'individu à lui-même lors de ses activités, donc il ne s'agit pas toujours de situations de "survie" au sens strict du terme ; toutefois nombre de leurs techniques sont empruntées au domaine des techniques de survie.

La survie moderne enseigne les compétences nécessaires pour survivre à court terme : 1 à 4 jours.

Le bushcraft est une combinaison de survie en milieu sauvage et de techniques de vie primitive, dont le but est de nous aider à survivre sur une durée de 4 à 10 jours.

Les techniques de vie primitive visent à nous enseigner les compétences nécessaires pour survivre sur le long terme : 40 jours et plus. Nombre de compétences nécessaires dans le domaine des techniques de vie primitive nécessitent, pour être assimilées, une plus importante pratique que dans le cas des autres pratiques survival ; mais elles peuvent aussi s'avérer plus respectueuses de l'environnement.

Plusieurs organismes dispensent des formations en matière de survie en milieu sauvage et proposent des randonnées d'une journée, ou plus, sur le terrain, plusieurs fois par mois.
Différentes formations sont nécessaires pour apprendre à survivre dans des climats différents. Par exemple, bien que l'on puisse employer certaines techniques précises dans un lieu sub-saharien sec, les mêmes méthodes employées ici peuvent s'avérer préjudiciables à la santé dans un climat arctique.



Survivalisme (résumé de l'article wikipédia US, commenté et complété en italique). Parfois définit comme contre-culturel : une attitude, une règle de conduite, un processus de vie, ou une pratique, basés sur la primauté de la survie en tant que valeur.

Le terme aurait été forgé par le très controversé Kurt Saxon (autrefois lié au parti Nazi américain, à la John Birch Society, aux Minutemen, aux églises de Scientologie et de Satan).
Le survivalisme est un mouvement dont font partie des individus, ou des groupes - appelés survivalistes, ou prévoyants - qui se préparent activement pour faire face à d'éventuels troubles politiques ou sociaux, à une interruption potentielle dans la continuité de la société, allant de l'échelle locale à internationale. Il est abordé par ses membres selon leur situation, leur mentalité et leurs préoccupations particulières en ce qui concerne l'avenir.

Les survivalistes ont souvent une formation en premiers secours et en auto-défense et sont en constant apprentissage et perfectionnement de leurs compétences techniques, afin de faire face aux situations de risque prévues et imprévues (incendies, affrontements physiques, pannes de voiture, crues éclaires, accidents d'avion, naufrages, etc). Ils stockent de l'eau et de la nourriture, se préparent à être autonomes, construisent des structures qui les aideront à survivre ou à disparaître de la circulation (par exemple via une "retraite" (petite structure) rurale, ou un bunker sous-terrain).

Les survivalistes ne doivent pas être confondus avec les chasseurs, les soldats de fortune, ou les membres de commandos et de guérillas.
Le survivaliste se prépare selon la situation anticipée : catastrophes naturelles (tornades, ouragans, séismes, réchauffement ou refroidissement climatique, dégradation de l'environnement, etc), catastrophes industrielles (explosion d'une centrale nucléaire, etc), pandémies et risques biologiques (agents biologiques, gaz neurotoxiques, virus, etc), conflits (guerres nucléaires, bactériologiques), effondrement économique, effondrement malthusien (disparition d'une majorité de la population humaine suite à une diminution des ressources disponibles, notamment fossiles), eschatologie biblique (apocalypse biblique du jour du jugement dernier), etc.

Le consensus général parmi les adeptes du survivalisme veut que la chute soudaine de la civilisation résulte d'une pénurie d'essence, d'eau, de nourriture et de médicaments. Les survivalistes tendent à garder en stock ces articles essentiels au cas où un événement apocalyptique provoque le chaos dans la population.

Les préoccupations des survivalistes et leurs préparatifs ont changé au fil des ans. Durant les années 1970 les craintes étaient liées à l'effondrement économique, l'hyper-inflation et la famine. Les préparatifs incluaient le stockage d'aliments et la constitution de retraites de survie avec potagers. Certains survivalistes stockaient des métaux précieux et des marchandises monnayables (comme des munitions), car ils supposaient que la monnaie papier deviendrait inutile. Durant les années 1980 la guerre nucléaire est devenue une crainte commune et quelques survivalistes ont construits des abris antiatomiques. En 1999, beaucoup de gens ont achetés des générateurs électriques, des purificateurs d'eau et plusieurs mois ou années de nourriture, en prévision des pannes de courant que leur faisait craindre le bug informatique de l'an 2000.

Terminologie : les survivalistes utilisent de nombreux acronymes militaires, ou qui leurs sont propres, tels que OPSEC , BOB (Bug-out sac), BOL (Bug-out localisation), BOV (Bug-out véhicule), EOTW (Fin du monde), TEOTWAWKI (La fin du monde tel que nous le connaissons), WTSHTF (quand la merde frappe le ventilateur), WROL (sans État de droit), etc.

Histoire : Georges Hébert et sa méthode de préparation physique permettant « d'être fort pour être utile », inventée après qu'il ait coordonné le sauvetage de 700 personnes lors d'une éruption volcanique, l'hébertisme, est anecdotiquement jugée comme étant à l'origine du survivalisme. Mais cette affirmation ne repose sur aucune source sérieuse. Pour d'autres le survivalisme ne serait rien d'autre qu'une pratique aussi vieille que l'humanité (constitution de stocks de biens de première nécessité, d'armes, etc ; chasse, etc), finalement tombée en désuétude avec le développement de nos modes de vie modernes. Mais il s'agit là, en fait, d'un mode de vie traditionnel, la gestion d'un cycle de vie normal (pour l'époque) et non d'un processus de vie volontairement choisi et orienté par l'individu pour gérer des situations de crise extraordinaires.
Historiquement, la première vague survivaliste est survenue en Amérique du nord durant la guerre froide, dans les années 1950. La seconde est apparue au début des années 80, toujours aux USA, avec la recrudescence de la menace soviétique. La troisième vague a débuté en 1999 avec la menace du bug de l'an 2000. Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 et l'impact de l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans, la grippe aviaire et porcine H1N1 de 2009, les catastrophes environnementales et les menaces de changement climatique, les pénuries mondiales de céréales, la catastrophe de Deepwater Horizon et le tsunami du Tohoku en 2011, ont également contribué au regain d'intérêt pour le survivalisme.

Les préparatifs communs aux survivalistes incluent la création d'une retraite clandestine facilement défendable ; le stockage de denrées non périssables, d'eau, de matériel de purification, de vêtements, de semences, de bois de chauffage, d'armes de chasse et de défense, de munitions, de matériel agricole et médical. Certains survivalistes ne font pas de préparations aussi approfondies et tachent simplement d'être préparé au mieux dans leur vie quotidienne. Au lieu de constituer une retraite, ou de préparer leur domicile, beaucoup ont fait le choix de rester chez eux jusqu'à ce qu'une catastrophe se produise, pour fuir aussitôt vers un endroit plus sûr avec un sac d'évacuation d'urgence.

Le sac d'évacuation d'urgence (Bug Out Bag - BOB, ou Get Out Of Dodge - BON) contient les articles de première nécessités et des objets utiles ; il permet de fuir son domicile rapidement. Un « kit 72 heures » peut être assemblé ; il contient des articles d'urgence essentiels : trois jours de nourriture et d'eau, des objets personnels, un kit de premier secours, les numéros et les papiers importants, etc. Il existe également des kits d'isolement de 72 heures qui incluent un seau de 5 gallons en guise de toilettes, des comprimés pour la purification d'eau, et des articles pour l'hygiène personnelle.

Les Kits de survie comprennent souvent des purificateurs d'eau, de quoi s'abriter, de quoi allumer un feu, des vêtements, de la nourriture, des fournitures médicales et de navigation, des moyens de signalisation et un couteau de survie lourd.

Les croyances religieuses : certains survivalistes ont des préoccupations liées à des croyances religieuses apocalyptiques. Certains adeptes du New Age anticipent l'arrivée prochaine de changements terrestres catastrophiques et se préparent pour y survivre (2012 et l'interprétation apocalyptique du calendrier maya a médiatisé ce mouvement). Certains chrétiens évangéliques pensent que les chrétiens auront à passer par une période de sept ans de guerre et de dictature mondiale, connue sous le nom "Grande Tribulation". L'Église mormone soutient une politique de stockage de nourriture d'un an au moins pour ses membres. Il s'agit d'une couverture contre le chômage et la maladie prolongée, davantage axée sur l'autonomie que sur le survivalisme. Les Davidiens, une émanation de l'Église adventiste du septième jour, était connue pour sa croyance en l'apocalypse et pour son adoption de certaines pratiques de survie.

L'extrémisme : dans la culture populaire le survivalisme a été associé à des activités paramilitaires. Certains survivalistes font des préparatifs défensifs sur des principes empruntés à l'armée, impliquant l'usage d'armes à feu et la formation de milices ; cet aspect est parfois souligné par les médias. Kurt Saxon est l'un des promoteurs de ce survivalisme armé. Ses écrits sur la survie tendent vers le darwinisme social et l'eugénisme. Selon Saxon le survivalisme implique d'être suffisamment armé pour pouvoir défendre son refuge et ses biens contre des gens affamés qui pourraient se constituer en hordes de pillards.

Le potentiel effondrement sociétal est souvent cité comme une bonne motivation pour être bien armés. Ainsi, certains survivalistes non militariste ont développés involontairement une image militariste et le terme survivalisme a été utilisé pour incarner la droite réactionnaire et les activités paramilitaires. Les médias ont tendance à coller l'étiquette « survivaliste » à de nombreux militants et extrémistes, qu'ils se préparent, ou non, activement pour survivre et ceci indépendamment de leur formation en matière de survie, ou de leur affiliation à des groupes de survie.

Evolution : ces dernières années le survivalisme a évolué, est devenu plus moderne, pragmatique et abordable et il s'est diffusé plus largement au sein d'une population plus urbaine, plus "ordinaire", généralement intéressée par l'écologie, les organisations pérennes, la permaculture, etc. Ce survivalisme est incarné par des personnes comme Jack Spirko, Jules Dervaes, ou des supports tel que "peak moment". La plupart de ces personnes rejette le terme survivaliste et, pour s'en démarquer, lui préfère généralement celui de prepper, ou de néo-survivaliste.

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