[Roman] Moon Day

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Message par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 9:51

Bonjour,

Je travail en ce moment sur une nouvelle (voir roman) sur le survivalisme urbain.

Je vous livre les premiers chapitres (les autres suivrons). N'hésitez pas à me donner vos retours (négatifs et positifs) afin d'améliorer le récit.

Vous pouvez suivre la suite, ou télécharger le PDF ici : http://ebook.dynag.cc/?ID=1000&i=5

Vous avez le droit de le partager et de le publier, à la condition que ce soit non lucratif et en indiquant l'auteur et le site.

Bonne lecture.

PS : Quelques fautes doivent encore subsister (j'ai un peu de mal avec l'orthographe) soyez indulgent, elle seront corrigés par la suite ^^


Dernière édition par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 10:15, édité 1 fois

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Message par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 9:52

Johny
Camp de survie, milieu des bois


« Vous êtes seuls, perdus en plein milieu des bois. Autour de vous toutes sortes de bêtes rodent, attendant simplement de pouvoir manger. »Dit John d’une voix lugubre. Et en effet, il était bel et bien perdu. En plein milieu de sombres et humides bois. Au loin on pouvait entendre le hurlement des loups et autres habitants de cette forêt. Mais il n’était pas seul, loin de là.
- J’entends bien des bruits, et sa m’fou les j’tons ! Tonna l’autre.
Le silence suivi cette réplique. Et à juste cause, John, formateur en survie, organisateur de ce stage n’avais rien de rassurant. Il était grand, plus d’un mètre quatre-vingt-cinq et tout en muscle. Le genre de personnes que l’on n'a pas envie d’énerver. Et sa voix rauque, usée par les cigarettes qu’il fumait à longueur de journée en ajoutait au personnage.

Il faisait encore bon, l’automne commençait tout juste à pointer le bout de son nez, et la petite brise soufflant ce soir là était fort agréable. Il resta assis une bonne partie de la nuit, à contempler la lune, cette douce amie qui occupait et illuminait toutes ces nuits depuis qu’il était enfant. Sa main posée sur la tête de son chien, un berger allemand de fort belle allure qui lui obéissait aux doigts et à l’œil. Il lui caressait tendrement l’espace entre les deux oreilles tout en observant l’astre.

« Et après tous ces efforts, c’est tout ce que vous nous servez, tonna le milliardaire du groupe, vous pensez vraiment que j’ai payé le prix fort pour bouffer du riz !

- Je m’attendais tout de même à mieux de la part d’un professionnel ! C’est tout bonnement inadmissible !

Cette intervention de John coupa court à la conversation, plus personne n’osa le contredire et le reste du repas se passa dans le silence le plus total. Seuls quelques regards en coins dévisageaient le chef du groupe.

Le seul ami qu’il considérait digne de confiance était son berger allemand. Toujours à ces cotés depuis des années, il ne lui avait jamais fait faux bond. "On en a vécue des aventures, hein mon vieil amie" pas de réaction de la part de l'animal. "Mouai, toujours aussi silencieux toi, au moins tu ne me contredit pas et tu supportes mon sale caractère !". Sur ces mots, il reprit la direction du camp dont il s'était éloigné, laissant les autres se reposer quelques instants. Ils devaient tous être en train de faire une sieste bien méritée, mais il avait d'autres projets pour eux.

Pourtant une personne passa tous le temps à ruminer sa rancœur, ce que lui avait dit John lui restait en travers de la gorge. Il n'avait pas l'habitude de se laisser marcher sur les pieds, son statut de chef d’une entreprise très florissante lui conférait un pouvoir sur ces employés qui lui obéissait sans discuter. Personne n’avait jamais osé le contredire jusqu’à maintenant. Ce n’était pas pour rien si il n’avait ni femme ni enfant, à quarante-cinq ans, il avait consacré toute sa vie à sa carrière, se contentant de quelques prostitués de luxe de temps en temps.

L’après-midi touchant à sa fin, il était plus que temps, pour les apprentis survivants, d’aller chercher leur repas. Ce ne fut pas sans maugréer qu’ils allèrent faire le tour des collets, pendant que John restait au camp pour préparer le feu qui permettra de préparer le repas. Seulement deux des collets avaient attrapés un dîner, deux petits lapins pour toute la troupe. Des estomacs allaient crier famine ce soir-là !

- Pas le moins du monde, rétorqua le spécialiste, c’est donc sans joie que je vais maintenant vous regarder vider et préparer le dîner de ce soir!”.

- Ecoutez-moi bien, répliqua Stéphanie, je pense que nous n’avons pas le choix, nous sommes dans une situation de survie. Aucune autre nourriture n’est disponible, alors vous mangerez ces lapins, ou vous crèverez de faim !

Après ce copieux repas tout le monde alla bien vite se coucher, avec l'espoir que le chef ne les réveillerait pas en pleine nuit pour une activité tordue. Mais pour l’heure, il avait autre chose en tête. Il c’était écarté du groupe, pour profiter de la solitude bien méritée, loin des cris, des rires nerveux et des pleures de la journée. C’est donc assis, son chien à ces cotés qu’il passât une bonne partie de la nuit. Pendant que, dans le camp, certaines personnes avaient du mal à trouver le sommeil, pas par manque de fatigue, la journée avait été fort éprouvante. Un homme ruminait sa rancœur et cherchait un moyen de faire payer au formateur ces réflexions.

John était en pleine contemplation du ciel, perdu dans ces rêves, lorsqu’il entendit un bruit derrière lui, juste un léger bruissement, comme des
bruits de pas. Son fidèle compagnon l'entendit aussi, il dressa les oreilles et se mit sur son séant, prêt à bondir. Le bruit se rapprocha rapidement, approchant de plus en plus près. Les deux survivalistes étaient sur leur garde, prêts à bondir, la main sur le couteau qu’il a toujours à la ceinture. Dès que le bruit fut suffisamment prêt, il ne lui fallut qu’un bond pour être à portée. Il la saisie par le cou, la renversant par terre et porta son couteau dans le cou de la victime. La pauvre Stéphanie resta pétrifiée sur place, n'osant plus bouger.
Même lorsque John enleva son arme du coup de la victime elle n’osa bouger. Il lui fallut l’aider à se relever.

Après cela, ils passèrent quelques instants à discuter assis dans l’herbe, contemplant le ciel. Stéphanie laissa échapper un cri lorsque ces yeux se posèrent sur la lune. John, quand à lui, resta très calme, ne pouvant détacher ces yeux des lunes.

Des morceaux de lune en fait.


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Message par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 9:53

Beth
Camp de survie, milieu des bois

On ne peut pas dire que d’aider sa mère à préparer des lapins l’ai beaucoup déranger. Elle avait l’habitude des dissections et de regarder sa mère travailler dans la clinique ou elle exerce. Il faut dire qu’une chirurgienne de cet acabit avait quelques passes droits, comme emmener sa fille assister à une opération pour l’éduquer. C’est donc sans aucun mal qu’elle finit de dépecer le sien. Elle prit un certain plaisir à le vider, énumérant chacun des organes qu’elle sortait. Elle avait eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi sa mère l’avait poussée à venir assister à cette comédie, qui plus est avec un fou pour chef. Les premiers jours avaient été très difficiles pour elle, se retrouver avec plein d’adultes. Etre la seule enfant la mettait dans une position ou tout le monde la prenait pour la petite gamine bonne à rien. Les raisons de sa mère étaient très simples pourtant, une personne doit pouvoir se débrouiller en cas de problème, survivre quoi qu'il arrive. Le fait que son père soit policier jouait pour beaucoup dans le choix de la former à la survie. Son absence lui pesait beaucoup sur le cœur, il n’avait pu venir, il devait rester à un travail, très
prenant et ne lui laissant que peu de jours de répits.

Le repas ne fut pas très long, et elle put très rapidement aller se coucher, elle tomba de sommeil. Quelques heures après être allée se reposer, elle fut réveillée par sa mère. Ne trouvant apparemment pas le sommeil elle se tournait et se retournait sur place. Au bout d’un moment elle finit par se lever et partir dans les bois. Heureusement Beth réussit à se rendormir quelques instants, mais fut bien vite éveillée de nouveau par une forte envie d’aller aux toilettes. Elle dut se lever et s’éloigner du camp pour être tranquille, c’est le grand avantage de la vie en nature, les commodités ne sont pas très commodes ! Du haut de ces quinze ans, se retrouver seule en pleine nature et en pleine nuit ne lui faisait pas peur. Après avoir soulagée son besoin, elle reprit la direction du camp et profita d’une clairière pour admirer les étoiles. Lorsque son regard se posa sur la lune, elle ne put réprimer un cri. Elle resta fixée sur les lunes, les yeux écarquillés par ce qu’elle voyait. Elle n'était plus ronde, mais fendue en deux par son milieu. Les deux parties semblaient s’éloigner l’une de l’autre petit à petit. Elle resta en admiration pendant de longues minutes, ne sachant que penser de ce qu’elle voyait.

Elle était tellement absorbée par la contemplation qu’elle n’entendit ni ne vit arriver le visiteur qui se glissait doucement derrière elle. "Alors petite, on se promène seule dans les bois ? C’est dangereux en pleine nuit, on ne sait jamais sur qui on peut tomber ! Lui dit le visiteur." Elle ne put réprimer un sursaut, en entendant une voix derrière elle. Elle se retourna d’un coup et ce qu’elle vit ne l’enchanta pas du tout. En effet, le milliardaire se tenait à quelques mètres d’elle, il arborait un léger sourire qui glaça le sang de la fillette. "Vous m’avez foutue la trouille ! lui lança-t-elle.
- Je ne voulais pas te faire peur ma petite, lui susurra-t-il d’une voix suave”. Une fois remise de la surprise, elle reprit la direction du camp, évitant de croiser le regard de l’homme. Elle le sentait posé sur elle, la déshabillant du regard. Elle se figea sur place quand il lui attrapa le bras. “Ne part pas si vite ma petite, on a pas encore fini de parler. Tu devrais écouter ce que j’ai à te dire.
- Laissez-moi tranquille, je ne veux pas vous parler.
- T’est très belle, j’ai envie d’toi ma petite." Cette demande, elle la redoutait depuis qu’il avait posé ces yeux de fouine sur elle. Il est vrai qu’elle était très en avance pour son âge, on lui donnait facilement 20 ans, elle avait des formes pulpeuses, un jolie visage angélique et ces longs cheveux blonds lui donnait un charme irrésistible. Il n’était pas rare que des hommes l’abordent dans la rue, avec des propositions déplacées, exactement le même genre de personne que cet homme se tenant devant elle. Elle commença à paniquer et à tenter de se dégager de l’étreinte qui lui enserrait le bras. Mais plus elle se débattait, plus l’homme serrait fort. Quand elle commença à pleurer il relâcha un peu son étreinte. "Je peux te donner de l’argent, tout c’que tu veux". D’un coup, un vieux réflexe lui revint en mémoire, elle lança un coup de pied juste au bon endroit. L’homme relâcha immédiatement sa prise et se plia en deux sous l’effet de la douleur. La petite se mis à courir, ne pensant plus à la lune mais n’ayant comme seul pensée de regagner au plus vite la sécurité du camp. Les branches lui fouettaient le visage, les ronces lui lacéraient les jambes. L’homme, quand à lui, se remis tant bien que mal debout, maudissant la petite et lui promettant qu’il aurait ce qu’il attendait d’elle, qu’elle le veuille ou non.

Lorsqu’elle arriva enfin au camp, elle était en nage, ne parvenant pas à retrouver son souffle la fillette dut faire une pause de quelques minutes avant de regagner son lit. Lorsqu’elle se glissa sous les couvertures, elle avait retrouvé ces esprits. Sa mère semblait dormir paisiblement à ces cotés. Elle se tourna néanmoins vers sa petite fille dès qu’elle se fut installée à ces cotés. Elles restèrent à se fixer quelques instants, n’osant dire un mot. Ce n’est que quand Beth explosa en larmes que Stéphanie lui demanda ce qui lui arrivait. Elle avait peur que ce ne soit le stage de survie qui soit trop éprouvant. Après que son enfant lui ai raconté sa mésaventure avec le milliardaire, elle la pris dans ces bras pour la réconforter. Elles restèrent enlacées pendant plusieurs minutes, n’osant parler. C’est la chirurgienne qui brisa ce silence par quelques paroles réconfortantes. Ensuite elle lui demanda plus de détails, de lui décrire tous les évènements sans omettre un seul détail. La petite s'exécuta du mieux qu’elle put, entrecoupant de sanglots son récit. Quand elle eu fini, sa mère s’occupa de lui soigner le bras à coup de pommades pour tenter d’atténuer le bleu qui se développait à présent sur la marque laissée par les doigts de l’homme.

Tout en badigeonnant le pauvre bras de sa fille, elle repensa à la vision cauchemardesque de la lune qu’elle avait eu un peu plus tôt dans la soirée. Les deux femmes eurent la même idée en même temps. "Maman, j’ai vu un truc bizarre tout à l’heure quand j'étais dans les bois.
- Hum oui, un homme qui t'agresse ça peut paraître bizarre en effet !
- Non non, ce n’est pas ça, c’est la lune !
- Ah, tu l’a vue aussi … Je ne sais pas trop quoi te dire…"


Dernière édition par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 11:34, édité 3 fois

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Message par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 9:53

Paul
Route à proximité de Westernight

Sa journée touchait à sa fin, il roulait en direction du poste, dans quelques instants il poserait son uniforme pour redevenir un simple civil et pouvoir enfin se reposer. La journée n’avait pas été trop éprouvante, juste la routine, quelques kilomètres de patrouille et des visites à quelques paysans ayant des problèmes de voisinage. Rien de très palpitant en fin de compte. C’était l’avantage d’être policier dans des petits villages, ici on ne connaissait pas les problèmes des grandes villes. De par son ancienneté, plus de plus de 5 ans et ces excellents états de services, on ne lui confiait plus que des missions faciles, laissant la grande ville de Westernight pour ces jeunes collègues. Il n’allait pas se plaindre de cela, sa femme ayant toujours peur qu’il ne lui arrive quelque chose lorsqu'il intervenait dans les banlieues
sensibles de Westernight. Il était normal qu’il soit envoyé la bas à ces débuts. Sa grande taille, plus d’un mètre quatre-vingt-cinq, et son look de rugbyman lui assurait d’être écouté et craint des criminels et des jeunes.

Il était en train de préparer à manger tout en pensant à sa femme et sa fille, parties pour deux semaines en camp de survie. Encore une lubie de Stéphanie qui avait décidée de sortir leur fille de devant son ordinateur et de l’emmener en plein milieu des bois, loin de toute la technologie qu’elle vénérait. Il n’avait pas protesté à cette idée, il est vrai que cela ne ferait pas de mal à sa jeune fille de sortir, mais de là à la couper du monde cela faisait un peu trop tout de même ! Ces pâtes était en train de chauffer, il n’était pas un grand cuisinier et quand sa petite femme n’était pas là pour lui préparer à manger il ne faisait aucun effort. Il se nourrissait de riz et de
pâtes.

Tout en surveillant d’un œil distrait la cuisson, il regardait la télévision, il était l’heure de sa série préférée et il n’en manquait pas un seul épisode. Lorsque son épisode fut coupé par un flash d’information il ne put retenir un cri de rage. A la place du jeune Malcolm faisant tourner ces parents en bourrique, se trouvait maintenant un homme d’un certain âge, les traits graves et apparemment porteur de mauvaises nouvelles. Il resta silencieux quelques instants, fixant les spectateurs de son air grave avant de parler. Sa voix était aussi monotone et grave que ces traits. Ce qu’il dit fit perdre ces moyens à notre policier, il lâcha son verre de Whisky qui alla se briser par terre. Il ne fit même pas attention aux débris de verre lui frôlant le pied tellement il était bouche bée de la nouvelle que venait d’annoncer l’homme. Un certain professeur Moriac, de la NASA. Il tenta de changer de chaîne, histoire de voir s’il s’agissait d’un canular, mais sur toutes les fréquences on pouvait apercevoir le même visage expliquant ce qui allait se produire par la suite. Ce qu’il entendait n’avait rien de réjouissant. Il resta cloué sur place, ne pouvant esquisser le moindre mouvement pendant un temps qui lui parut une éternité, il fut tiré de sa torpeur par la sonnerie du téléphone il lui fallut quelques sonneries avant qu’il ne réussisse à réagir et à saisir le combiné. La voix qu’il entendit semblait lui parvenir de très très loin.

Il ne reconnut pas la voix de son chef immédiatement, après quelques instants de flottement il reprit enfin ces esprits. Ce que lui appris son chef confirma ce qu’il avait entendu à la télévision quelques instants auparavant. Tous les policiers de la ville devaient se tenir prêt à intervenir à tout moment en cas de problèmes d'émeutes causées par l’intervention télévisé présageant le pire suite à une fissure de la lune, qui aurait apparemment été causée par la collision de la lune et d’un astéroïde portant un nom bizarre. D’après lui, ce problème allait avoir de lourdes répercussions sur la terre. A commencer par une élévation du niveau de la mer, un changement du climat et une pénurie d’eau et de nourriture. Son chef avait eu des recommandations de la part des plus hautes instances, qui craignaient le pire quand à la réaction des citoyens en apprenant la nouvelle. Une fois le combiné raccroché, sa seule pensée fut pour sa fille et sa femme. Il composa le numéro de Stéphanie mais tomba sur un message lui disant que le numéro demandé n’était pas disponible pour le moment. Après trois tentatives infructueuses, il tenta de passer un appel avec son téléphone portable. Il lui fallut quelques instants pour s'apercevoir qu’il n’avait pas de réseau.

Cette nuit-là, il ne dormit pas beaucoup, passant son temps à se retourner dans son lit. Il repensa à tous ce qui était arrivé ces dernières heures, surtout à sa famille injoignable et perdue au beau milieu des bois. Le père de famille fit beaucoup de cauchemars concernant ces protégées durant le peu de temps qu’il dormit. C’est en petite forme qu’il arriva au poste le lendemain matin. Tous ces collègues étaient déjà en tenues d’intervention, boucliers et matraques en main. Il s'harnacha le plus rapidement qu’il put avant d’aller rejoindre les autres guerriers dans leur lourdes armures, les faisant plus ressembler à des chevaliers qu’à des policiers. Les ordres étaient de retenir tout mouvement de foule dans la ville et protéger les citoyens. La plus grande menace étant les pillages de magasin, ce qui risquait fort d’arriver si les gens se mettaient à paniquer en écoutant les messages télévisés leur annonçant une pénurie d’eau et de nourriture.

Les responsables ne s’étaient pas trompés, il ne fallut que quelques heures pour que les premières échauffourées ne commencent. Il ne s’agissait, dans un premier temps, que de quelques casseurs s’attaquant à des magasins. Puis le flot de manifestants s'amplifia très rapidement, devenant de plus en plus violent. Si bien que dès que la nuit tomba, il ne restait plus que des personnes armées arpentant les rues à la recherche de quelque-chose à piller. Ces bandes contrôlaient la ville et les pauvres représentants de l’ordre, dépassés par les évènements, avaient dû se réfugier dans le poste de police. Les pertes avaient été lourdes, avant même que l’ordre de riposter n’ai été donné on comptait déjà quatre morts et une dizaine de blessés dans les rangs des forces de l’ordre. Les pertes civiles ne se comptaient même plus, les rues étaient jonchées de cadavres. Paul n’en revenait pas du spectacle macabre auquel il assistait depuis la fenêtre du poste, deux groupes armées d’armes de guerre et de pistolet en tout genre attaquaient le refuge des fonctionnaires, aucune perte n’était à déplorer de leur côté. De l'autre côté, les corps sans
vie des assaillants s’empilaient les uns sur les autres. Le fait que les deux bandes rivales se soient mis à s'entre-tuer n’arrangeait pas les choses. Les rues étaient gorgées de sang, le bitume en était rouge et les caniveaux débordaient.

Le poste comportant une grande réserve d’armes et de munitions, il était vital de le défendre et de faire en sorte qu’il ne tombe pas aux mains de n’importe qui. On ne pouvait même pas imaginer ce qui se passerait si les bandes sévissant depuis quelques heures pouvaient se fournir en quantité suffisante en munitions et armes de bonne qualité. Les ordres étaient strictes, repousser toutes personnes essayant de pénétrer dans la bâtisse, tirer à vue sur toutes personnes hostiles. On ne peut pas dire que ces directives l’enchantait, mais il n’avait pas le choix et devait obéir et protéger sa vie avant tout. Ces pensées n’étaient pas pour son travail mais loin au milieu des bois, il s’inquiétait beaucoup pour sa famille et n’arrivait toujours pas à joindre sa femme.

La panique commença à le submerger.


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Message par dynag le Lun 26 Nov 2012 - 9:54

Sophie
Dans la campagne, non loin de Slapt

Elle fut réveillée par une douce lumière filtrant par la fenêtre, il faisait beau dehors par cette douce matinée de fin d’été. Elle avait dormi enlacée dans les bras de Frédéric, après leur folle nuit d’amour. Du haut de ces vingt et un ans elle avait réussi à convaincre sa mère de la laisser partir avec son petit ami pendant le week-end. La douce chaleur du soleil lui caressait la peau, remontant doucement le long de ces jambes. Elle sentait le corps chaud de son homme collé contre elle, ils étaient nus tous les deux, elle n’osait bouger de peur de le réveiller. Elle resta un long moment à le regarder dormir, à regarder sa poitrine imberbe se soulever régulièrement. Malgré ces dix neuf ans, il n’était pas très grand et seulement un léger duvet commençait à recouvrir ces joues et son menton. Il finit par se réveiller et lui passa lentement la main dans ces longs cheveux blonds. Ils restèrent enlacés encore un bon moment avant de se lever pour prendre le petit déjeuner. C’est l’avantage d’être en vacances, rien à faire de la journée. Après le petit déjeuner, qui fut en réalité un repas au vue de l’heure, ils décidèrent de partir se promener histoire de profiter du bon air pure de la campagne. Ils passèrent le reste de la journée à flâner dans les bois et les champs. Profitant du climat doux de ce début d’automne. Ni l’un ni l’autre n’était très sportif, malgré leur silhouette svelte. La promenade tourna cour lorsqu’ils trouvèrent un champ à l’écart des chemins ou ils seraient tranquilles pour leurs ébats.

L’après midi se passa rapidement, une bonne partie enlacées dans l’herbe douce et soyeuse d’un champ, au milieu des vaches. Après toutes ces aventures, le jeune couple rentra pour un repas bien mérité. Ils le prirent devant la télévision, histoire de suivre l’actualité, seule source d’information dans cette partie du pays perdue en pleine campagne. Après une longue attente causée par des publicités, ce qui permit à Sophie de préparer le repas en attendant. Ils commençaient tout juste à manger un plat à base de riz quand leur geste se stoppa net, le gros titre du jour parlait d'émeutes. Il leur fallut un certains temps pour comprendre que le présentateur parlait de leur pays, de leur ville surtout. Les images leur parvenant n’avaient rien de réjouissantes, des morts de partout, principalement des civils n’ayant rien demandé à personne. On pu même assister à la mort d’un présentateur en directe, tué d’une balle en pleine tête, éclaboussant la caméra d’une matière visqueuse. Le pauvre cameraman s’effondra également après autre un coup de feu, quelques instants après son collègue. Les deux jeunes gens restèrent tétanisés un long moment, n’écoutant même plus la suite des informations. Les pensées fusaient dans la tête de la jeune fille. La première fut pour sa famille, restée à Neverdown, à plus de cinquante kilomètres de son lieu de vacance. Son copain semblait dans le même état à l’heure actuelle. Elle fut la première à reprendre ces esprits, le journal avait laissé place à la publicité, un bon moment s’était donc écoulé, qui lui avait paru ne durer que quelques instants. Seulement les publicités ne
durèrent pas longtemps, un message diffusé par les autorités vint très vite les remplacer. De ce qu’elle en comprit, il y avait un problème avec la lune, une explosion ou quelque chose dans le genre, qui entraînait des changements sur la terre, comme une élévation du niveau de la mer, des pénuries d’eau et de nourriture. A la fin du message, la personne qui se présentait comme un docteur en un nom qu’elle ne retenait pas, demandait aux citoyens de ne pas paniquer. Le message passant en boucle, elle changea de chaîne pour essayer d’avoir plus d’informations. Mais ce fut peine perdue, il était diffusé sur toutes les fréquences.

Elle sauta sur son téléphone et composa le numéro de sa mère, pour la rassurer et demander des nouvelles. Le fait que personne n’ai essayé de la contacter lui laissait imaginer le pire. La jeune fille voyait déjà toutes les personnes qui lui étaient chère au milieu de tous ces corps diffusés lors du journal quelques instants auparavant. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu’il n’y avait pas de tonalité, et un moment de plus pour remarquer qu’elle n’avait pas de réseau sur son téléphone portable. Chose étrange puisqu’il fonctionnait très bien quelques heures auparavant quand elle avait perdu son chère et tendre et l’avait appelé pour le retrouver. Elle tenta de l’éteindre et de le rallumer mais sans plus de succès, le réseau restait désespérément absent. Elle du tirer son homme de la torpeur dans laquelle il semblait perdu. “Donne moi ton téléphone, le miens ne marche plus”. Au son de ces mots, il fit un bond dans le canapé et sembla se réveiller d’un très long et lourd sommeil. “Tu Tu a vue à la télé ? Dit il d’une voix tremblante, encore sous le coup de l'émotion. C’était horrible !
- Oui oui, j’ai vu, donne moi vite ton tel !”. Le ton de sa voix ne laissait aucune objection possible au jeune homme. Il lui tendit donc son appareil. Elle tenta de nouveau de composer le numéro, ces mains tremblaient sous le stress de ce qu’elle pourrait entendre. Mais rien ne vint, même pas une tonalité, il n’avait pas plus de réseau que le siens. Elle resta un long moment à fixer cet objet inutile au creux de ces mains. Elle aurait voulue pleurer, mais même les larmes semblais ne pas vouloir venir, elle s’effondra sur le sol et se mis en position fœtal, ne pensant plus à rien. Fréderic du venir la secouer tendrement et l’aider à se relever. “Sa va aller ma puce? Lui demanda-t-il”. Le simple fait d’entendre sa voix lui fit monter les larmes aux yeux, et elle les laissa enfin sortir. Elle sentait ce liquide chaud inonder ces joues et ruisseler sur sa douce poitrine. Elle se sentait tellement bien dans les bras de son amant, elle ne les aurait quittés pour rien au monde. Malheureusement cet instant ne dura pas éternellement, il la repoussa doucement. “Je crois qu’on devrait rentrer, lui dit il, tu ne pense pas ?”. Elle se contenta d'acquiescer d’un signe de tête.

Une fois les valises bouclées, ils laissèrent leur petit coin de paradis derrière eux. Aucun des deux occupants de la vieille Fiat n’osait emmètre le moindre son. Ils se contentaient de fixer la route loin devant eux, les yeux perdus dans le vague. Fréderic conduisait lentement, probablement pour retarder le moment tant redouté ou ils arriveraient chez eux pour ne retrouver que des corps. Certainement aussi à cause de la petite route de campagne difficilement carrossable. Heureusement personne ne passait par la, sinon le croisement aurait été difficile. Ils étaient tellement absorbés dans leur pensées qu’ils ne firent même pas attention au magnifique couché de soleil sur la campagne endormie. Le paysage en était magnifique, le jaune des herbes grillées jurant avec les teintes rouges et orangées du ciel en feu. Il leur
fallut une bonne heure pour arriver sur la grande route. Ils ne restèrent pas longtemps en vitesse de croisière, quelques kilomètres après, une épaisse fumée masquait une bonne partie de la route. Il du piler pour traverser cette épaisse nappe de brouillard sans risque. Une fois arrivée de l’autre côté, ce qu’elle vit lui glaça le sang.

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