Perte des qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume en 1950-2015

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Perte des qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume en 1950-2015

Message par Kerkallog le Mar 27 Jan 2015 - 9:03

Un article intéressant sur la perte des qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume en 50-60 ans: vitamines,nutriments.
Mise en cause: les modes de cultures intensives, l'appauvrissement des sols,...


http://rue89.nouvelobs.com/2015/01/26/pomme-1950-equivaut-a-100-pommes-daujourdhui-257258

Une pomme de 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui:

"
Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel.
Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

Voir le document
(Fichier PDF)
Ces travaux, résumés dans l’étude « Still No Free Lunch » [PDF] de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.
Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par 25, voire par 100, en un demi-siècle.
Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 50, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !"... study

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Re: Perte des qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume en 1950-2015

Message par Aristote le Mar 27 Jan 2015 - 9:42

Intéressant et inquiètant :

Ils disent dans le lien que tu cites comment y remédier autant que possible :

Le bio est-il une solution ?



Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance…
Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue [[url=http://www.organic-center.org/reportfiles/Trade-offs in agriculture and nutrition, Davis, Food Technology March 2005.pdf]PDF[/url]].
A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes :
« Les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres. »

Choisir des aliments mûrs



Le chercheur met pourtant en garde :
« Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. »
De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Le principal problème d'après ce qu'ils disent, c'est la quête du rendement qui induit les traitements, une croissance trop rapide par les engrais, une cueillette prématurée, la monoculture qui fait disparaitre les variètés moins rentables etc..

La solution c'est de faire son jardin et de donner le temps au temps.

Depuis des années je ne rajoute rien dans mon jardin, aucun produit, nada même pas de bouillie bordelaise, si mes tomate crêvent, elles crêvent.
Quand mes tomates résistent, je garde les graines pour en faire des plants en espèrant que la future génération sera plus résistante.

Etc..faire ses graines soi-même en sélectionnant ses propres semences, prendre de bonnes habitudes bref, oeuvrer déjà à petite échelle c'est amha un bon début. Tient ? Cela me rappelle l'histoire du colibri de Pierre Rabhi... Smile

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Re: Perte des qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume en 1950-2015

Message par Cyrus_Smith le Mar 27 Jan 2015 - 10:12

Salut,

Si le sujet vous intéresse, je vous conseille de vous reporter aux différents documents (les données ne viennent pas toutes du document principal cité loin de là -- lequel date d'ailleurs de 2007).

En particulier, les chiffres les plus alarmistes me semblent peu fondés. Pour la vitamine C... je n'ai simplement pas trouvé la source des chiffres qu'ils annoncent!  Pour la vitamine A et les oranges viennent de celui-ci (1999-2002), dont la méthodologie me semble douteuse: c'est une comparaison entre des tables de "données nutritionnelles" publiées à 50 ans d'intervalle: difficile à dire de ce qui est un changement réel dans les végétaux, ce qui vient des données des tables (on ne sait pas d'où viennent celles-ci, comparent-elles les même variétés, dans quelles conditions, etc.). On pourrait d'ailleurs en extraire des données plus dramatiques encore, par exemple: "Il faut manger un nombre infini d'oignons avoir la quantité de vitamine A qui était contenue dans un oignon de 1950", mais cela semble tellement bizarre que ça met l'accent sur les déficiences de la comparaison...

Pour le reste, le constat semble être, en gros, que l'on a augmenté ce que j'ai envie d'appeler le volume produit sans augmenter pour autant la quantité de nutriments; on pourrait donc dire que les végétaux sont plus "dilués".
Le document indique par ailleurs que, si l'agriculture bio a généralement une concentration supérieure aux produits de l'agriculture conventionnelle, cet avantage pourrait s’atténuer à mesure que les rendements de la première se rapprochent de ceux de la seconde.

Accessoirement, il recommande la recherche d'innovations génétiques pour augmenter la teneur en nutriments sans faire baisser la quantité produite.

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Re: Perte des qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume en 1950-2015

Message par Kerkallog le Mar 27 Jan 2015 - 11:11

...j'ai eu quelques doutes à la lecture de cet article:
_dans quelle région du monde? (E.U.)
_quel type d'agriculture intensive?
_quel type de végétaux: OGM?...
_quelles sont les critères d'analyse & procédures en 1950?

Il serait intéressant d'avoir des données chiffrées pour la France suivant une typologie des modes de cultures afin de comparer.

Je suppose que les écarts seraient moindres (?)

Effectivement ces résultats valident les solutions alternatives & de proximité :popcorn: boo

Cela me paraissait inquiétant sur l'appauvrissement des terres dans les zones de cultures très intensives,phénomène déjà signalé depuis plus de 20 ans, & sur la valeur des graines & plants proposés à la vente.

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