Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

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10 idées reçues sur le nucléaire

Message par KrAvEuNn le Mar 28 Nov 2006 - 19:48

10 IDEES REÇUES SUR LE NUCLEAIRE


" 1. "NOUS MAITRISONS PARFAITEMENT NOTRE TECHNOLOGIE NUCLEAIRE."

Tchernobyl n’est malheureusement pas le seul accident nucléaire. Des incidents de moindre gravité sont survenus dans les pays industrialisés, aux Etats-Unis, au Japon ou en Grande-Bretagne. La France a heureusement échappé à un accident grave, mais l’a frôlé à plusieurs reprises, par exemple : le 12 mai 1998, à peine mis en service, le réacteur de Civaux-1, situé dans la Vienne, un des derniers réacteurs nucléaires construits en France, a perdu son réfrigérant suite à une rupture de canalisation. Nous sommes passés très près d’un autre accident majeur : dans la nuit du 27 au 28 décembre 1999, l’arrêt d’urgence du réacteur de la centrale nucléaire de Blaye en Gironde a été imposé après que tous les systèmes de sécurité aient été inondés, les digues de protection n’ayant pas résisté à la tempête. Lors de la canicule de 2003, c’est la centrale de Golfech qui a pris chaud. Elle a dû être arrêtée en urgence.

2. "LE NUCLEAIRE, C’EST L’INDEPENDANCE ENERGETIQUE DE LA FRANCE."

Pour faire tourner une centrale, il faut de l’uranium naturel. Or la France n’en produit plus et dépend à 100 % des importations, notamment du Niger et du Canada. Le nucléaire ne couvre en France que 16 % de nos besoins énergétiques, ce qui relativise sérieusement le poids du nucléaire. On a toujours tendance à oublier que le nucléaire ne fournit que de l’électricité. L’atome couvre 80 % de notre production électrique, mais, en dépit des promesses, il ne nous a pas fait économiser une seule goutte de pétrole : un Français en consomme autant que ses voisins européens. Pire, le choix du nucléaire a poussé la promotion du tout électrique qui, dans bien des cas, correspond à un gaspillage inconsidéré d’énergie. La politique énergétique française conduit donc à une double dépendance, nucléaire pour l’électricité (80%) et pétrolière pour les transports (95%), au détriment de la maîtrise et de l’efficacité énergétique.

3." LE NUCLEAIRE EST UNE ENERGIE PROPRE."

Le nucléaire produit des déchets qui s’accumulent sans qu’aucun gouvernement ni aucune institution n’ait identifié une solution fiable permettant de contenir ces déchets, hautement toxiques, pendant des milliers voire des millions d’années. Les électriciens européens et Areva exportent une partie de leurs déchets en Russie, où ils sont prétendument valorisés : seuls 10% d’entre eux reviennent. Le reste semble abandonné définitivement dans des conditions très insalubres.

Toutes les installations nucléaires rejettent de la radioactivité dans l’environnement. Ces pollutions contaminent quotidiennement et durablement les fleuves, les nappes phréatiques, l’air, les océans... Les seules usines de retraitement d’Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d’une activité humaine. Un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année.

4. "LES DECHETS NUCLEAIRES TIENNENT DANS UNE PISCINE OLYMPIQUE."

Pour les seuls déchets nucléaires les plus radioactifs, le site d’enfouissement envisagé par l’Andra*, représentera au minimum 1500 ha, ce qui équivaut à 15.000 piscines olympiques. En dépit de trente ans de recherche et d’investissements colossaux, il n’existe toujours aucune solution scientifique qui permette de gérer en toute sécurité les déchets nucléaires. Il faut préciser que l’industrie nucléaire continue de considérer 96% des combustibles irradiés comme des matières valorisables et non comme des déchets, même si une très faible partie d’entre eux sont effectivement réutilisés.

* Agence nationale des déchets radioactifs

5. "LES PROBLEMES DU NUCLEAIRE SERONT VITE RESOLUS GRACE AUX AVANCEES SCIENTIFIQUES."

La technologie nucléaire n’a guère évolué depuis la mise en service du premier réacteur nucléaire dans les années 40. Selon les pro-nucléaires, la séparation des radioéléments les plus dangereux et leur transmutation en produits moins dangereux sont l’objectif ultime de la gestion des déchets. Cette solution aurait juste la capacité de réduire la durée de toxicité des déchets de plusieurs millénaires à quelques siècles ! Cependant, selon les propres termes de la Commission nationale de l’énergie (CNE), "la transmutation est un espoir qui repose sur des machines qui n’existe pas à ce jour"... Il faut donc se rendre à l’évidence nous avons les déchets nucléaires sur les bras pour encore très très longtemps.

6. "LE NUCLEAIRE EST LA SOLUTION A L’EFFET DE SERRE."

C’est vrai, le nucléaire, contrairement au pétrole ou au charbon, produit peu de gaz à effet de serre. Seulement, le nucléaire ne représente que 2 % de la consommation finale d’énergie au niveau mondial. Les 440 réacteurs nucléaires en activité dans le monde ne permettent d’économiser que 4 à 6 % des émissions de CO2. Dans le dernier livre de Jancovici et Grandjean, polytechniciens spécialistes des questions énergétiques, pour être à l’échelle du problème climatique, il faudrait construire 8000 réacteurs en cinquante ans ! Ces réacteurs devraient être construits dans tous les pays du monde, même dans les plus instables. Les exemples indiens, israéliens, pakistanais et l’actualité en Corée du Nord et en Iran démontrent qu’à partir du nucléaire civil, on peut toujours développer du nucléaire militaire. Enfin, les réserves d’uranium naturel sont estimées à 70 ans environ au rythme de consommation actuelle. L’adoption par tous les pays industrialisés du soi-disant "modèle" français épuiserait les réserves d’uranium en 10 ans.

7. "LE NUCLEAIRE CREE DES EMPLOIS."

L’affectation à l’éolien du coût du futur réacteur nucléaire EPR pourrait générer jusqu’à 2,3 fois plus d’électricité et 5 fois plus d’emplois.

Pour info, les énergies renouvelables représentent déjà 150.000 emplois en Allemagne contre 18.000 dans le nucléaire ! Le secteur des énergies renouvelables est en plein boum économique, affichant des taux de croissance de plus de 30% en moyenne. La seule application des directives européennes en matière d’énergies renouvelables créerait 75.000 emplois d’ici à 2010.

8 . "LE NUCLEAIRE N’EST PAS UNE ENERGIE CHERE POUR LE CITOYEN FRANÇAIS."

EDF et le gouvernement ont toujours affirmé que le coût de l’électricité nucléaire était très bas. Ce mensonge est possible quand on oublie les énormes subventions reçues par la production électronucléaire depuis ses premières heures et quand on omet de comptabiliser le coût de la sécurisation des transports de matières nucléaires, la gestion des déchets pendant des milliers d’années, le financement du démantèlement pendant des décennies...

Ce sont nos enfants qui devront payer et gérer un problème que nous avons créé.

La Cour des comptes, peu suspecte de radicalisme écologiste, a pointé du doigt à plusieurs reprises cette incohérence de la comptabilité de l’entreprise publique EDF. On est donc moins surpris de constater que, dans un contexte de privatisation rampante, on parle déjà d’une augmentation du coût de l’électricité.

9. "LE NUCLEAIRE CIVIL N’A RIEN A VOIR AVEC LE NUCLEAIRE MILITAIRE."

"Il existe toujours un lien entre les deux (civil et militaire), car le combustible idéal pour faire des bombes, c’est le plutonium. C’est-à-dire le résidu du fonctionnement d’une centrale." Georges Charpak, pro-nucléaire, prix Nobel de physique.

Le modèle nucléaire que promeut Areva dans le monde entier (des centrales nucléaires de type EPR chargées avec du combustible mélangeant uranium et plutonium) produit chaque année sur le seul territoire français près de 10 tonnes de plutonium, soit l’équivalent d’environ 1400 bombes atomiques de type Nagasaki !

Dans l’actualité, le problème du nucléaire iranien est omniprésent. Sachez que la France, en 1974, ira jusqu’à faire entrer l’Iran du Shah à hauteur de 10% dans le capital d’Eurodif, l’usine "civile" d’enrichissement d’uranium en vallée du Rhône, en échange d’une garantie de disposer de 10% de sa production pétrolière ! Et l’on ose encore prétendre que le nucléaire est une énergie propre...

10. "SANS LE NUCLEAIRE, NOUS RETOURNERONS A LA BOUGIE."

Tout est dit ! Une grande majorité des Français se dit contre le nucléaire, mais ne voit pas comment on pourrait s’en passer. Aujourd’hui, économiser notre électricité, sans que cela ait la moindre répercussion sur notre qualité de vie et notre développement économique, nous permettrait de diviser par deux notre consommation d’électricité (éteindre les veilleuses des appareils électroniques notamment audiovisuels, utiliser des ampoules basse consommation, opter pour l’électroménager catégorie A, mieux isoler nos bâtiments...). C’est ce que l’on appelle l’efficacité énergétique. Les énergies renouvelables permettraient alors de répondre largement à la demande. À l’horizon de 2010, la production d’électricité d’origine renouvelable devra atteindre 21% en Europe selon la directive européenne. Pour la France, le défi consiste à passer de 15% à 21%.

Source : Greenpeace http://www.greenpeace.org/france/campaigns/nucleaire/dechets

voir aussi le reportage photos « Trains nucléaires » ; INCROYABLE, mais... : http://tchernoblaye.free.fr/

De : sortir du nucléaire!
dimanche 23 avril 2006

Mis en ligne par patrick83, le Dimanche 23 Avril 2006, 15:03 dans la rubrique "Pour comprendre".

http://endehors.org/news/10395.shtml

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Les déchets radioactifs plus corrosifs qu'on ne le pensait

Message par KrAvEuNn le Jeu 18 Jan 2007 - 11:02


Les déchets radioactifs bien plus corrosifs qu'on ne le pensait...

Par Jean-Luc Goudet - Futura-Sciences, le 18/01/2007 à 10h27






Un matériau envisagé pour enrober les matières radioactives, le zircon, se révèle beaucoup moins résistant que ne le prédisait la théorie. La faute aux particules alpha, étonnamment agressives.

Pour rendre inoffensifs les déchets radioactifs durant de très longues périodes, les techniques actuelles consistent à les inclure dans des matériaux vitreux ou cristallins avant de les stocker sous terre. La résistance à très long terme de ces carapaces est très difficile à évaluer. On pensait avoir trouvé un bon candidat, en la personne du zircon, ou silicate de zirconium naturel (ZrSiO4). On attendait de lui qu’il reste stable durant une durée environ dix fois supérieure à la demi-vie du plutonium-239, qui est de 24 000 ans.

Les études théoriques (calculs et simulations numériques) montraient que le zircon pourrait effectivement résister durant un quart de million d’années, laissant l’humanité dormir tranquille durant de nombreuses générations. Mais Ian Farnan et son équipe de l’université de Cambridge (Grande-Bretagne) ont eu l’idée de vérifier et, malheureusement, leurs résultats sont bien moins rassurants que les modèles théoriques : au bout de 1 400 ans, le zircon sera troué comme du gruyère et laissera l’eau lessiver ce qu’il contient.

Comme beaucoup de déchets radioactifs, le plutonium-239 émet des radiations alpha, c’est-à-dire des groupes de deux protons et deux neutrons, identiques aux noyaux d’hélium. Quand elles bombardent un réseau cristallin comme celui du zircon, ces lourdes particules y font beaucoup de dégâts, chacune d’elles laissant une trace sur plusieurs dizaines de centimètres. De plus, quand la particule est éjectée de son atome, celui-ci, comme un canon, subit un fort recul et part dans la direction opposée, causant lui aussi des ravages. Le résultat est une désorganisation locale du réseau cristallin, qui prend la forme d'un verre percé d'ouvertures. Le phénomène était connu mais seulement modélisé.

Un coup de canon, 5000 victimes

Pour le mesurer, les chercheurs ont utilisé la RMN (résonance magnétique nucléaire), bien connue en médecine. Elle leur a permis de distinguer parmi le réseau cristallin les zones vitreuses créées par la radioactivité alpha. Conclusion : une seule désintégration alpha touche 5 000 molécules de zircon, soit 2,5 à 5 fois plus que ce que prédisaient les modèles théoriques.



Quand une particule alpha éjectée d’un plutonium-239 heurte le réseau cristallin du zircon, ses effets sont dévastateurs… Crédit : Ian Farnan
Ce sont de véritables trous qui sont ainsi creusés dans l’épaisseur de zircon et, avec le temps et l’aide de l’humidité ambiante, les atomes radioactifs trouveront là le chemin de la liberté et pourront rejoindre le reste de la planète. Selon l’équipe de Farnan, la dissolution de ces zircons abîmés serait des centaines de fois plus rapide que celle du zircon intact.

Il reste donc du pain sur la planche aux chercheurs pour trouver le conteneur fiable. Une voie de recherche est de trouver un matériau capable de s’auto-réparer, c’est-à-dire de reboucher, même lentement, les trouées provoquées par les particules radioactives. Certains verres semblent de bons candidats, un aluminosilicate a notamment séduit les scientifiques en 2006. On ne peut que leur souhaiter bon travail…

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La vérité sur Tchernobyl

Message par KrAvEuNn le Mer 11 Avr 2007 - 20:29

Salut,

Je vais tenter de développer mon point de vue à propos de l’affaire du nuage de Tchernobyl ; interrogations et développements personnels de la part d’un ignorant qui aimerais faire la part du vrai et de l’intox.

J’avais une quinzaine d’année à l’époque de la cata (âge où on a conscience des évènements et de l’actualité en court) et je ne me souviens pas que les pouvoirs publiques aient beaucoup communiqués sur les évènements et notamment sur les dangers de manger certains légumes, champignons, produits animaux, etc. et sur le danger pour les enfants de se rouler dans les bacs à sable, etc.

Je ne me rappel pas d’une quelconque inquiétude perceptible, d’une information pertinente et réellement visible sur le sujet dans les médias (tout du moins dans l’immédiat après cata) ; aucune hystérie ou panic perceptible... en somme le calme plat. Je me souvient même qu’on nous expliquais (les médias) qu’il n’y avait « pas de souci », le nuage ne passerait pas par chez nous.

Y a t-il eu disfonctionnement dans la diffusion des infos ? Y a-t-il eu mauvaise évaluation des risques (de la part des pouvoirs publics français) ? Y a-t-il eu volonté délibérée de minimiser l’importance des évènements ?

Il me semble avoir compris que les autorités soviétiques n’ont pas communiquées sur les évènements avant plusieurs jours (trop tard). En France, l’info semble avoir mis beaucoup de temps à émerger et à atteindre le public ; pourtant les pouvoirs publics semblent avoir pris la mesure de la cata assez tôt (sources scientifiques et relevés de la gendarmerie et des instances responsables).

Pourquoi ne pas avoir alors largement et très visiblement diffusé l’info par l’intermédiaire des médias ? Pour éviter une panique ? Ca me semble probable (sinon pour quelle autre raison ?)
Un mouvement de panique eut été possible et probablement dommageable et contre productif ; toutefois, n’aurait-on pas due communiquer, en essayant de modérer les propos (informer sans paniquer) ? N’étais-ce pas possible ? Difficile en tout cas, c’est certain. Mais les conséquences possibles étaient-elles si inquiétantes ?
Au fond l’Allemagne semble avoir tout de suite communiquée, mais a par la suite connu une certaine hystérie chez sa population, sans toutefois aucune conséquence apocalyptique ; si ce n’est que depuis une forte défiance envers le nucléaire s’y est installée (d’où le renoncement à développer ce type de ressource).

J’ai parfaitement conscience des enjeux et des paradoxes : on en parles et c’est la panique « injustifiée » ; on en parle pas et on risque peut être la santé de centaines de milliers de personnes. A choisir qu’est ce qui est le mieux ? La deuxième solution je crois ; toutefois dans ce cas, on inquiète, probablement injustement, les gens à propos du nucléaire national (surtout dans un pays où le nucléaire est roi).

J’ai beau y réfléchir, perso, je ne peux m’empêcher de croire que l’on a voulu éviter une panique plus ou moins justifiée et une défiance envers le nucléaire en général (et donc français). Une défiance probablement injustifiée (je suis d’accord, le nucléaire français est semble t-il assez fiable et les techniciens sérieux et dévoués), mais politiquement et stratégiquement (indépendance énergétique aidant) compromettante.
La France de l’époque ne voulait pas (et probablement à-t-elle eut raison) risquer de se passer du nucléaire et cet incident tombait comme un cheveu dans la soupe (on ne peut pas dire que dans l’opinion, l’accident ne pouvait pas affecter les bons rapports du public avec EDF et le nucléaire en général).

Perso, j’ai l’impression (à tort peut être) qu’il plane une grande zone d’ombre sur cet évènement et que les responsabilités ne sont pas évidentes à trouver. Parfois, on dits que les évidences, les infos hyper médiatisées (ici le scandale sur le nuage) servent à attirer l’attention et à éloigner les regards des vrais causes ou des vrais enjeux ayants conduits aux évènements dont il est question et là, en la circonstance, je me demande s’il n’y a pas un bin’s.

Je ne pense pas à une conspiration (ce n’est pas le genre de la maison) ; c’est juste, que je me pose la question de savoir en quoi on a voulu à tout prix éviter une panique (alors que le danger était pourtant bien réel), si ce n’est pour protéger quelqu’un ou quelque chose (le secteur nucléaire ? et rassurer l’opinion à son encontre ?)

Est-ce que les instances nucléaires ont menti ? Perso, je n’en sais rien ; certaines sources sembleraient montrer que oui (mais si oui, sous la contrainte de quel intérêts ? De quelles pressions ?)

Des lampistes ont sautés ; mais au fond, qui avait dans l’histoire le plus d’intérêts à ce que l’on ne remette pas en question le nucléaire : les médias ? EDF ? Ou les pouvoirs publiques et économiques ? A mon avis : l’Etat (et à travers lui les intérêts économiques).

Le mobile ? Préserver l’indépendance énergétique de la France et éviter une hystérie (je le répète, probablement injustifiée) à propos du « risque nucléaire immédiat ».

L’énergie (l’énergie bon marché en fait) est (avec la croissance) le nerf (le carburant) de notre civilisation (thermo industrielle). Imaginez un monde sans énergie, ou avec une énergie très cher et donc rare et vous comprendrez que la société actuelle en serait irrémédiablement bouleversée. Enlevez l’énergie et nous retournons en gros (je suis volontairement caricatural) au moyen âge (la croissance s’inverse) ; en cela, ce secteur est vital pour nos sociétés modernes et l’enjeu d’une lutte d’influence énorme (géopolitique, économique, industrielle, etc.)

Ce que je veux dire, c’est que le nucléaire (crise du pétrole en 76 aidant) est le garant de notre indépendance énergétique et par conséquent, celui du maintien de notre mode de développement et de tout ce qui va avec (croissance, industrie, commerce, économie, etc.) Bref, la France a sciemment développée et favorisée ce facteur énergétique et investit massivement dedans. Je pense qu’il était hors de question de perdre cette indépendance (et de l’argent et du temps, en abandonnant les projets en court), car assurément (comme en Allemagne) l’opinion publique pouvait éventuellement faire pression et remettre tout ça en question.

Notre société est énormément dépendante de l’énergie bon marché et le nucléaire en est une des sources privilégiées ; supprimer le nucléaire en France, ce serait assurément nuire à l’économie (ou tout du moins à une certaine économie) et à l’industrie. Je serais curieux de savoir comment l’Allemagne a réussit à compenser l’absence du nucléaire (par le charbon, le pétrole et très minoritairement le renouvelable, si je ne me trompe ?)

Ma conclusion (très perso) : l’Etat, à la faveur de l’économie (et la sacro sainte croissance), grande consommatrice (directe ou indirecte) d’énergie, a voulu éviter une défiance (« hystérique ») du public envers le nucléaire français (et donc son abandon potentiel) et ceci en vue de préserver son indépendance énergétique et surtout son approvisionnement « illimité » dans une énergie bon marché et nationalisée et assurer sa croissance économique et industrielle et probablement assurer ainsi sa place dans le peloton de tête des pays industrialisés.

La remise en question du nucléaire eu assurément perturbé cet état de fait. On a délibérément risqué la santé des français pour préserver la bonne santé de l’économie et de l’industrie. EDF et ses cadres ne sont pas directement responsables (ce ne sont pas eux qui prennent les décisions politiques, économique et même énergétiques) ; à mon avis, les responsables sont plus à chercher du côté des politiques (directement) et surtout des acteurs économiques (indirectement).

Pas de complot là dedans, juste des intérêts corporatistes (économiques et industriels) et géopolitiques.

En l’occurrence, les anti nucléaires se trompent (à mon avis) de cible sur ce thème bien précis (le silence sur le passage du nuage de Tchernobyl sur la France) ; le nucléaire français n’est pas la cause principale du silence sur cet accident. Plutôt que d’accuser les lampistes, cherchez plutôt à qui profite le crime. clind'oeil Qui a le plus intérêt à ce que le nucléaire français perdure ? (Ok, les pro en vivent), mais à mon avis, le secteur le plus accro à l’énergie électrique/nucléaire c’est l’industrie et l’économie (beaucoup de secteurs de l’économie dépendent du nucléaire : fabrication des produits industriels, assainissement, réseau hydrique, médias, consommation des ménages (appareils électro, chauffage, etc.), etc.) Sans le nucléaire, tout ça redevient directement et principalement dépendant du pétrole (une énergie importée de l’étranger et aux courts très fluctuants).

L’ironie de l’histoire, c’est que pro et anti nucléaires continuent indéfiniment à se renvoyer la responsabilité du mensonge sur le nuage alors que les responsables sont probablement à chercher ailleurs.



PS : Pour les anti nucléaire : se passer du nucléaire, apparemment, c’est possible, mais toutefois pas sans pétrole, ni charbon. Croire que l’on peut continuer la croissance économique et matérielle actuelles avec les seules énergies renouvelables est utopique ; celles-ci sont indirectement dépendantes du pétrole ou du nucléaire : éoliennes en fibre de carbone (pétrole), panneaux photo voltaïque (fondus avec du nucléaire ou du pétrole), centrales hydroélectriques (fabriqués en béton – pétrole), hydrogène (vecteur d’énergie – électrique/nucléaire), etc. Qui plus est, elles ne remplaceront pas qualitativement et quantitativement les énergies fossiles (voir le fil sur le pic de pétrole) et elles sont (pour le solaire et l’éolien notamment, dépendantes des aléas de l’ensoleillement pour l’un et du vent pour l’autre (sans compter les problèmes de stockage de l’électricité).

Une seule solution si vous voulez vous passer des énergies fossiles : une décroissance énergétique et matérielle volontaire et maîtrisée (sobriété et simplicité) ; en bref, beaucoup moins consommer, mais êtes vous prêts à cette éventualité ?

Assurément, l’énergie fut l’un des principaux enjeux de la deuxième moitié du XXième siècle et sera le principal enjeu du XXIième ; la déplétion du pétrole va relancer l’intérêt pour le nucléaire (et le gaz + charbon) et menacer (s’il n’y a pas assurance de la continuité énergétique entre le pétrole et les énergies renouvelables) la continuité de notre mode de vie énergétivore (croissance infinie).
Si nous voulons perpétuer notre mode de vie actuel, l’énergie devra continuer à couler à flot et rester financièrement abordable ; mais est-ce physiquement réalisable ? Une croissance énergétique infinie dans un monde fini est matériellement impossible, sauf à trouver l’énergie miracle (inépuisable, en quantité sans cesse croissante et totalement propre).

Désolé d’avoir été si long ; j’espère ne pas avoir été trop confus et de ne pas vous avoir fait perdre votre temps.

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Atom le Jeu 12 Avr 2007 - 9:04

Je me souviens de ce que quelqu'un m'avait expliqué qui avait eu accès aux relevés de radioactivité des stations météorologiques ici en Belgique lors du passage du nuage. Tous présentaient le même phénomène, une montée brusque et anormale de la radioactivité et puis tout d'un coup plus de mesures, appareil défectueux - en ré-étalonage...

Par conséquent, on ne sait pas si le nuage est passé au dessus de la Belgique et avec quelle dangerosité ou s'il a fait un crochet repoussé par les émanations des huiles de friture... scratch

Complot intentionel? Cela me paraît peu vraissemblable. Peut-être que la vérité a été escamotée parceque impensable, parcequ'elle n'entrait pas dans le shéma de pensée conventionel. Somme toute comme le PO, ça fait 50 ans que c'est prévu, non?

L'énergie bon marché n'est-elle pas en réalité une énergie avec un coût caché? Fossiles-RC, nucléraire-déchets/accidents... L'astuce c'est que ce ne sont pas les mêmes qui bénéficient du prix affiché et ceux qui paient les coûts cachés. Pour les premier il ne faudrait pas que les derniers s'en rendent compte, sous peine qu'on leur présente la note...

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Outback le Jeu 12 Avr 2007 - 9:36

Tchernobyl est trés révélateur,amha,de l'état d'infantilisation de nos sociétés,et ce même si ça s'est passé dans les années 80...
Je ne pense pas que les choses aient fondamentalement changées ou évoluées,malgré les rodomontades des journaleux et des politiques.
La politique de l'autruche a encore de beaux jours devant elle.

En tout cas ça donne un petit avant gout de ce que pourrait donner l'annonce officieuse du PO aux pouvoirs en place:
Un grand escamotage politico-médiatique!!...

...à moins qu'il n'ait déjà commencé...

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Rammstein le Jeu 12 Avr 2007 - 9:51

Lors de mon bref passage dans l'industrie nucléaire, j'ai recu moultes brochures propageant le message selon lequel Tchernobyl n'a fait qu'un nombre limité de victimes et que, au final, peu de personnes ont eu à souffrir des effets de la radioactivité. De mémoire, la brochure faisait allusion à "seulement" 2000 enfants ukrainiens ayant développé un cancer de la thyroide. Pour finalement conclure sur une note d'optimisme : l'industrie nucléaire francaise est à mille lieues de ces amateurs russes en matière de sécurité des installations.

Bref la propagande marche à fond pour minimiser les conséquences de la radioactivité et montrer que le nucléaire francais est le plus sûr qui soit ! J'ai malheureusement eu des témoignages et des expériences qui prouvent le contraire...

Lors de mon passage sous les drapeaux, le cas d'une recrue affectée dans un régiment à vocation "nucléaire" - et donc soumis à des contrôles de routine réguliers - a fait du bruit. Le gars, vosgien, a présenté lors de son incorporation des résultats de mesure de radioactivité corporelle complètement hallucinants. Cause de l'irradiation : la consommation régulière de champignons cueillis dans les forêts vosgiennes !

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Capausoleil le Jeu 12 Avr 2007 - 10:19

J'imagine que les politiques ont choisi d'étouffer l'affaire dès le debut pour la simple raison qu'en France il n'y a asbsolument rien de prevu pour gerer ce genre d'incident....
Aucune formation de la population sur les mesures de protection a appliquer....
Pas d'appareils pour controler la nourriture...
Pas de cachets d'iode disponible pour l'ensemble de le population....
Pas d'abri prevu pour les enfants scolarisés, encore moins pour les adultes....
Resultat plus que probable : Une panique generale et démesurée affraid
Aujourd'hui encore, rien n'est fait dans ce sens...Les Français sont toujours dans le "dénument le plus complet" en ce qui concerne la protection nucleaire...
Et si demain un conflit devait arriver....
-Pourquoi "les" prevenir ?
-Qu'est ce que cela changerait pour les quelques minutes qu'il "leur" reste à vivre....
-De toute façon, "ils" n'ont nul part où aller...
-Autant "leur" eviter une panique inutile et mourrir rapidement....
Citoyens ! Vous êtes seuls, mais prevenus... Very Happy

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Rammstein le Jeu 12 Avr 2007 - 10:34

Dans le même ordre d'idée, les exercices d'évacuation de la vallée de la Tarentaise prévus en cas de rupture du barrage de Tignes (le plus gros d'Europe) n'ont jamais été réalisés, afin d'éviter une panique sans nom dans la population - du moins c'est l'excuse officielle.

Un seul exercice d'évacuation en conditions réelles a été réalisé sur le site de La Hague (usine de retraitement du combustible nucléaire) il y a plusieurs années. Panique sans nom là aussi : les employés n'ont respecté aucune consigne de sécurité, ne se sont pas regroupés aux endroits prévus mais ont au contraire couru vers leur véhicule privé pour fuire au plus vite. Des tenues complètes (combinaisons, chaussures de protection... a priori contaminées) ont été retrouvées après l'exercice le long des routes sur plusieurs kilomètres ! Depuis le site de La Hague n'a plus procédé à de tels exercices...

C'est vachement rassurant de savoir que notre sécurité est entre les mains de professionnels !

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Canis Lupus le Jeu 12 Avr 2007 - 11:30

Outback a écrit:Tchernobyl est trés révélateur,amha,de l'état d'infantilisation de nos sociétés
Exactement, la société est infantilisée.

Rammstein a écrit:Un seul exercice d'évacuation en conditions réelles a été réalisé sur le site de La Hague (usine de retraitement du combustible nucléaire) il y a plusieurs années. Panique sans nom là aussi : les employés n'ont respecté aucune consigne de sécurité, ne se sont pas regroupés aux endroits prévus mais ont au contraire couru vers leur véhicule privé pour fuire au plus vite.
De toute manière, soit on fait des exercices et c'est la panique (au pire des manifs pour déconstruire les centrales) soit on fait pas d'exercices et c'est la panique au moment de l'accident. Dans les deux cas, les gens crèvent Laughing Merci EDF !

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par Rammstein le Jeu 12 Avr 2007 - 11:42

Le but des exercices est justement de préparer la population à une catastrophe sans qu'elle panique. Cela passe par de l'information sur les risques, et des répétitions d'évacuation.

Ce qui est inquiétant avec le nucléaire, c'est que même le personnel formé à ce type de risque n'a pas toujours les bonnes réactions, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques !

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par KrAvEuNn le Jeu 12 Avr 2007 - 13:23

Atom a écrit:
L'énergie bon marché n'est-elle pas en réalité une énergie avec un coût caché? Fossiles-RC, nucléraire-déchets/accidents... L'astuce c'est que ce ne sont pas les mêmes qui bénéficient du prix affiché et ceux qui paient les coûts cachés. Pour les premier il ne faudrait pas que les derniers s'en rendent compte, sous peine qu'on leur présente la note...
Absolument d'accord tout ceci à un coût caché et ce coût sera surtout suppoté par les générations futures.
Nous en payons tous le coût aujourd'hui : maladies de civilisation (cancers, asthme, parkinson, etc), pollutions, désertification des sols, épuisement des ressources naturelles, urbanisation extrèmes, accidents de voiture, saturation du trafic routier, bétonisation des terres, etc, etc.

Si l'on devait imputer le prix de ces désagréments, assurément, l'énergie fossile deviendrait inabordable (et ce serait tant mieux).

Toujours est-il que pour l'économie, à la vision à très court terme, ce qui compte, c'est d'avoir une énergie peu chère à la source ; pour les désagréments, qu'elle commence à officialiser, elle pense que l& science trouvera des solution croissantistes (dépollution, séquestration du co2, etc).


¬ Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat
Une nouvelle étude, issue du Ministère de l’environnement allemand le confirme : le nucléaire produit du CO2 tandis que la production de chaleur et d’électricité par des chaudières en cogénération est moins coûteuse et meilleure pour l’environnement.

Pour le ministre allemand de l’Environnement, Sigmard Gabriel : « Contrairement à ce qu’aiment affirmer ses partisans, l’atome produit aussi du CO2. Les mines d’uranium produisent des quantités considérables de gaz à effet de serre qui dépassent largement celles nécessaires pour mettre en place des énergies renouvelables, éolienne, hydraulique ou biogaz.

Pour plus d’informations : Voir l’étude : « Hintergrund : http://www.bmu.de/atomenergie/downloads/doc/39227.php

Source/auteur : http://www.amisdelaterre.org/
Mis en ligne le mercredi 2 mai 2007, par Ludo

Climat: une étude juge irréaliste la solution nucléaire

Par Jeremy Lovell

LONDRES (Reuters) - La communauté internationale devra dès aujourd'hui bâtir quatre centrales nucléaires par mois si elle souhaite que cette technologie joue un rôle crucial dans la lutte contre le réchauffement climatique, affirme dans un rapport un cercle de réflexion britannique.
LIEN


Dernière édition par le Jeu 20 Déc 2007 - 4:52, édité 1 fois

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par nemo le Jeu 28 Juin 2007 - 12:57

Y a plus qu'a convaincre le gouvernement français et EDF. énervé

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par guguy le Dim 12 Aoû 2007 - 3:51

Oui alors ils me font marrer ces allemands parcequ'ils
sont en train de sortir du nucléaire pour re-rentrer de plein
pied dans... les centrales thermiques à gaz à pétrole !

Ah mais oui c'est vraiment formidable et trés ingénieux...
Ok que le nucléaire pollue plus que le renouvelable mais
c'est le meilleur compromis entre production de masse,
pollution et bas couts.

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par geispe le Dim 12 Aoû 2007 - 7:53

c'est juste un monstre de bombes à retardement qui risquent de nous bouffer le jour où nous n'aurons plus les moyens de la technologie pour tenir en respect toutes les centrales et les déchets accumulés...

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par KrAvEuNn le Dim 12 Aoû 2007 - 15:21

Oui, d'accord avec toi geispe ; j'en ai discuté sur un forum très généraliste avec un étudiant (futur employé d'une centrale nucléaire) ; en fait, je lui ai posé diversses questions, dont celle (qui m'importait beaucoup), de savoir ce qu'ils avaient prévu en cas de gros crash économique : je n'ai pas eu de réponse, ma question devait sembler trop farfelue. Bref, il m'est avis que rien, absolument rien n'est prévu pour désactiver ces centrales en cas de très grosse crise socio-économique (ben ouais, ça ne peut pas arriver n'est-ce pas ?.

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par geispe le Dim 12 Aoû 2007 - 15:43

j'ai essayé aussi de me renseigner et il semblerait que l'on puisse les arrêter rapidement, mais je n'ai pas réussi à savoir ce qui se passe si ensuite elles sont laissées définitivement à l'abandon... je vais d'ailleurs reprendre mes recherches...

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par guguy le Dim 12 Aoû 2007 - 22:19

Il faudrait demander à EDF, je suis certains qu'ils
ont un service qui doit pouvoir répondre à ces questions.

Il me semble assez improbable que rien n'ai été prévu
en cas de crash. Imaginez un peu si les 58 réacteurs
pétaient...

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Re: Le nucléaire n’est ni bon marché, ni bon pour le climat

Message par geispe le Dim 12 Aoû 2007 - 22:45

je crains moins qu'ils nous pètent à la figure tous ensemble surtout si, comme ils disent, on peut arrêter leur fonctionnement.
Par contre si elles sont abandonnées je ne sais pas ce qu'il en advient... comment se comportent les bâtiments, le combustible et toute l'installation... si au bout d'un demi siècle ou d'un siècle c'est tout pourri nos descendants vont avoir droit à la radioactivité... ?
vais voir ce qu'ils en disent, effectivement ct'une idée de leur demander...

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