Cancer de la prostate et dépistage précoce systématique

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Cancer de la prostate et dépistage précoce systématique

Message par tarsonis le Ven 26 Oct 2012 - 9:23

Salut à tous !
Un sujet qui en fera sourire certains, et sûrement particulièrement les survivors de l'extrême (et de salon).
Mais comme la très grande majorité des hommes va y passer à un moment ou à un autre de sa vie, il serait intéressant de prendre note de certains propos tenus par des médecins, qui vont à l'encontre de la profession des Urologues, mais dans le sens des autorités sanitaires.

Le médecin Dominique Dupagne qui a fondé le site atoute.org, propose un petit récapitulatif :
http://www.atoute.org/n/Informations-destinees-aux-hommes.html

Ce texte est un document destiné à être imprimé par les médecins et remis aux hommes qui envisagent de pratiquer un dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA dans le sang. Ce test sanguin largement pratiqué n’est pourtant par recommandé par les instances sanitaires françaises et internationales. Face à cette situation, il est nécessaire que les hommes qui le souhaitent puissent s’informer afin de prendre une décision éclairée. Les autres suivront l’avis du médecin en qui ils ont confiance.Si vous souhaitez simplement vous en remettre à mon conseil, la stratégie est simple : vous avez plus d’inconvénients que de bénéfices à attendre de ce dépistage. C’est l’opinion de la Haute Autorité de Santé française, de son équivalent américain, et de nombreuses sociétés savantes internationales.

[...]

Pour autant, je ne vous promets pas que vous n’aurez pas de cancer de la prostate : 3% des hommes en meurent.
Heureusement, c’est un cancer qui touche essentiellement les hommes très âgés : l’âge moyen au décès est de 80 ans et seulement 0,1 % des hommes en meurent avant 70 ans.

Ce qui motive ma réticence et celles des autorités sanitaires, c’est que ce dépistage ne sauve pas de vies, et n’évite paradoxalement que peu ou pas de décès par cancer de la prostate. En revanche, ce dépistage induit de façon certaine des cas d’impuissance sexuelle ou d’incontinence urinaire chez des hommes encore jeunes, et quelques accidents plus graves liés aux biopsies de la prostate ou aux traitements.

Le bilan de ce dépistage est donc peu favorable. Néanmoins, certains médecins et notamment les urologues le trouvent utile et continuent à le promouvoir. Il est donc encore largement pratiqué. C’est l’existence de cette divergence de point de vue au sein de la communauté médicale qui
me conduit à vous remettre ce document informatif. Si vous voulez en savoir plus avant de prendre votre décision, lisez les pages qui suivent.

Notez que vers la cinquantaine, les troubles urinaires tels que des envies plus pressantes et des levers nocturnes sont banals et n’évoquent pas particulièrement la présence d’un cancer de la prostate.

Vous me direz lors de notre prochaine consultation si vous souhaitez ou non que je vous prescrive un dosage des PSA. Si votre réponse est positive, je vous proposerai également un toucher rectal pour compléter le dépistage.

Explications détaillées sur le dépistage du cancer de la prostate

Le principe du dépistage des cancers paraît une évidence : soigner tôt, prendre la maladie à temps pour extirper la tumeur et sauver le patient. Voila qui semble peu contestable. Pourtant et paradoxalement, certains dépistages peuvent entraîner plus d’inconvénients que de bénéfices.

Il n’existe pas de dépistage systématique du cancer du poumon, du pancréas, du rein, de la thyroïde, du testicule, des os ou des ovaires. Vous n’avez jamais entendu parler de campagne de dépistage concernant ces cancers.

La raison en est simple : Ces dépistages peuvent faire plus de mal que de bien. Les circonstances qui annulent l’intérêt du dépistage sont les suivantes :

[...]

Le dépistage du cancer de la prostate n’est pas un acte anodin.
Il engage votre santé et n’est pas recommandé par les autorités sanitaires françaises et internationales. Certains médecins, essentiellement les urologues, sont au contraire favorable à ce dépistage. Ce document est donc destiné à éclairer votre décision et doit être lu AVANT de réaliser un dosage sanguin des PSA qui vous engage dans la démarche de dépistage.

Le PSA (initiales en anglais de l’Antigène Spécifique de la Prostate) est une substance sécrétée par la prostate. Son taux sanguin augmente avec le volume de la glande, qui croît naturellement avec l’âge. Les PSA peuvent donc être élevées en l’absence de cancer. En cas de cancer de la prostate, ce taux peut augmenter dans des proportions très importantes.

La découverte d’un taux de PSA anormal ou la palpation d’un nodule suspect pourront dans certains cas conduire à des biopsies, qui détecteront ou non la présence de cellules cancéreuses dans votre prostate. La réalisation de cette analyse peut avoir d’importantes répercussions sur votre santé ; une fois son résultat connu, il vous sera peut-être difficile de décider de l’ignorer si le taux sanguin est élevé.

Les urologues et les cancérologues ont espéré pouvoir rendre service à leur patients en détectant et en traitant précocement les cancers de la prostate grâce au dosage de cette substance. Parallèlement, le toucher rectal permet de rechercher des nodules ou des anomalies de la glande. L’intérêt de cette stratégie n’est pas évident, car du fait de la croissance du PSA avec l’âge, la majorité des hommes qui ont un taux de PSA au dessus de la moyenne n’ont pas de cancer. Un seuil couramment pris en compte pour commencer à s’inquiéter est un taux de 4 ng/ml. Mais encore une fois cette inquiétude est injustifiée dans la majorité des cas.

[...]

Avec le dépistage du cancer de la prostate, nous sommes confrontés au même problème. La présence de cellules cancéreuses dans la prostate de l’homme de plus de 50 ans est très fréquente :
près de la moitié des hommes ce cet âge en sont porteurs, et ce pourcentage frôle les 100% au delà de 90 ans. Heureusement, seuls 3% des hommes meurent d’un cancer de la prostate, et généralement à un âge avancé. La présence de cellules cancéreuses ne signifie donc pas forcément cancer évolutif, c’est même l’éventualité la moins fréquente.


Rechercher ces cellules cancéreuses expose au risque d’en trouver souvent, chez des hommes qui n’en auraient jamais entendu parler de leur vivant. Il existe un risque important de transformer en malades des hommes qui ne le sont pas et qui ne l’auraient jamais été.

De plus, le traitement du cancer de la prostate est loin d’être anodin, malgré les progrès constants de la radiothérapie et surtout de la chirurgie. Les troubles sexuels et les troubles de la continence urinaire restent fréquents et constituent un lourd handicap.

Rendre impuissants ou incontinents de nombreux hommes bien portants serait éventuellement acceptable si ce dépistage sauvait des vies. Ce n’est malheureusement pas le cas. Les études scientifiques portant sur des centaines de milliers d’hommes n’ont pas permis de montrer que ce dépistage sauvait des vies. En ce qui concerne le risque de mourir spécifiquement d’un cancer de la prostate, il ne semble pas diminué par ce dépistage, ou l’est trop faiblement pour que cette diminution puisse être mise en évidence. Les études réalisées sont contradictoire et leur synthèse montre une absence de diminution significative de la mortalité par cancer de la prostate chez les hommes invités à pratiquer un dépistage.


En revanche, il ressort de ces travaux que de nombreux hommes ayant subi une opération ou une radiothérapie présentent des complications significatives de ces traitements. Le diagnostic précoce par dépistage ne semble par changer suffisamment le pronostic des cancers agressifs, tout en conduisant à opérer ou irradier pour rien
des hommes qui n’auraient jamais été malades.


Du fait de ces résultats décevants, aucun pays au monde n’a organisé le dépistage du cancer de la prostate, comme c’est le cas pour d’autres cancers dont le dépistage est reconnu comme utile.

[...]

Dominique Dupagne propose également sur sa page Dailymotion une vidéo récapitulative :


Enfin, un extrait de l'émission de La tête au Carré de France Inter du 20 mai 2011 :

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Re: Cancer de la prostate et dépistage précoce systématique

Message par Rammstein le Ven 26 Oct 2012 - 9:58

Dupagne... Il y a vraiment des noms prédestinés !

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Re: Cancer de la prostate et dépistage précoce systématique

Message par argoth le Ven 26 Oct 2012 - 16:35

A non pas question , mourrir d'un cancer je veux bien, mourire mou, c'est hors de question. Laughing

Sinon, de ce que j'ai vu, il y aurait le test PCA3, il est actuellement disponible au québec. La différence est qu'il serait en mesure de détecter si les cellules cancéreuses sont ou non agressive.

citation : ''

Données cliniques de PROGENSA PCA3



Le mercredi 23 mai dernier, Dr Wei a présenté les résultats d'une étude
sur le test PROGENSA PCA3 menée par le NCI Early Detection Research Network (NCI-EDRN). Cette étude multicentrique regroupant 11 centres cliniques
américains avait pour objectif de réaliser une validation indépendante
et complète de l'utilité clinique du test PROGENSA PCA3 pour la
détection du cancer de la prostate lors d'une première ou d'une biopsie
répétée. L'étude a été menée auprès de 880 hommes, dont 305 avaient
déjà subi une première biopsie négative. Les hommes avec un ratio PCA3
>60 avaient une probabilité de 80 % d'avoir une biopsie positive,
tandis que ceux avec un ratio PCA3 <20 avaient une probabilité de 88 %
d'avoir une biopsie négative. Les résultats ont ainsi permis de valider
les hypothèses initiales des chercheurs. La performance obtenue à
l'aide du test PROGENSA PCA3 était supérieure à celle de tout autre
outil diagnostique évalué lors de cette étude, et ce, pour le dépistage
de toute forme de cancer de la prostate, y compris les cancers de haut
grade. Les chercheurs croient que ces résultats, qui démontrent une
amélioration significative par rapport aux outils diagnostiques
existants, vont permettre au test PCA3 d'améliorer grandement la prise
de décision basée sur des données cliniques.''
Source : liens
Après moi j'y connais strictement rien et je ne mis même jamais encore attarder à ce problème, c'est que je suis pas encore aussi vieux que notre amis tarsonis.

________________________________________________________
On hérite pas de la terre de nos parents, on l'emprunte a nos enfants.

Un peuple qui est près a cédez un peu de libérer pour plus de sécurité, ne mérite n'y l'un, n'y l'autre et finira par perdre les deux. Thomas jefferson.


Pas capable est mort hier, il s'essaye est né ce matin.

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