Risques majeurs & TEOTWAWKI

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Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par KrAvEuNn le Mar 25 Mai 2010 - 10:10

Six dangers mortels pour la civilisation


Matthew Stein, auteur du livre When Technology Fails (Quand la technologie échoue), décrit la «parfaite tempête» qu'affronte notre civilisation. La conjonction de six évènements majeurs qui chacun séparément peuvent mettre à bas notre mode de vie. «Si nous ne sommes pas capables de calmer cette tempête, elle va détruire, sans aucun doute, la vie sur terre telle que nous la connaissons» écrit-il dans le Huffington Post.
Matthew Stein ajoute que «la définition de la démence est de faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent. Si nous continuons à nous comporter comme nous l'avons fait au cours du siècle dernier, les six tendances vont continuer à faire décliner et s'effondrer les systèmes de la nature qui forment les fondations de notre civilisation et le sang de l'économie mondiale».
Voilà les six dangers mortels pour la civilisation humaine selon Matthew Stein:
1. Le changement climatique: avec un degré de certitude de 90%, les plus grands scientifiques mondiaux estiment que le climat de la terre est en train de changer à un rythme qui s'accélère et que ces changements ont une origine humaine.
2. La fin du pétrole: l'économie mondiale et notre culture sont construites en grande partie sur la dépendance envers un pétrole bon marché. Depuis les voitures que nous conduisons, les avions dans lesquels nous volons, les immeubles où nous habitons, la nourriture que nous mangeons et les vêtements que nous portons, tout cela est transporté avec du pétrole, fabriqué à partir du pétrole ou avec des machines utilisant du pétrole. La production de pétrole a sans doute atteint son maximum, «peak oil», en 2005-2006 et baisse depuis. Pendant des années, les gouvernements ont rejeté les théories du «peak oil». Mais en avril, l'armée américaine a publié un rapport affirmant que «d'ici 2012 la capacité de production excédentaire de pétrole dans le monde aura entièrement disparue et à partir de 2015, les besoins non satisfaits pourraient atteindre 10 millions de barils par jour».
3. L'effondrement de la vie dans les océans. Ce n'est pas pour rien si 11 des 15 plus grandes zones de pêche au monde sont en train de disparaître. Le plancton, la base de la chaîne alimentaire dans les océans, disparaît.
4. La déforestation. Plus de 50% des forêts dans le monde ont disparu. La déforestation est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre supplémentaires presque le double des émissions provenant des transports et de l'industrie (14% chacun). Les forêts sont une composante essentielle du système climatique et de la préservation et de l'entretien des nappes phréatiques.
5. La crise alimentaire mondiale. Les sols, le climat et l'eau. Pour la première fois depuis que la révolution agricole a commencé, le monde produit moins de nourriture chaque année en dépit de l'augmentation de la population.
6. La surpopulation. C'est un problème que peu acceptent de regarder en face. Au cours des dix dernières années, la population de la planète s'est accrue de plus de personnes que toutes celles ayant existé entre la naissance de Jésus Christ et celle d'Abraham Lincoln. En l'an 1 000, la population mondiale était d'environ 500 millions d'habitants. Environ 800 ans plus tard, elle a atteint un milliard. Il lui a fallu 130 ans pour atteindre 2 milliards en 1930. Elle sera de 7 milliards en 2012. Nous n'avons pas d'avenir si la population continue à augmenter à ce rythme là.
Dans un autre article publié par The Huffington Post, Matthew Stein, détaille les douze changements majeurs que nous devrions adopter pour sauver notre civilisation.
[Lire l'article sur les dangers mortels pour la civilisation dans The Huffington Post]
SUR LE MEME SUJET :

Surpopulation: phobie démographique

La richesse n'enfante ni la paix, ni le bonheur.


L'homme peut s'adapter au changement climatique.

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par un ptit breton le Mar 25 Mai 2010 - 20:07

6 problémes qui pris séparemment sont de grands risques pour le siécle en cours , mais les 6 en même temps ........

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par Ash le Mar 25 Mai 2010 - 21:10

Possible aussi que les 5 premières dépendent de la sixième qui, une fois réglée, remettrait les choses dans "l'ordre"...

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par un ptit breton le Mar 25 Mai 2010 - 22:11

Pour moi la 6 éme serait réglée dans la douleur quand les cinq premiers seront a plein régime.
C'est une façon de voir les choses .

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par ipphy le Mer 26 Mai 2010 - 0:04

un ptit breton a écrit:Pour moi la 6 éme serait réglée dans la douleur quand les cinq premiers seront a plein régime.
C'est une façon de voir les choses .

N'oublions pas que seulement 20 % de la population mondiale consomme 80 % des ressources...

A mon avis, les 2 problèmes fondamentaux sont le pétrole et la "crise alimentaire". Ils sont intimement liés et notre capacité à les réglés de façon durable déterminera tous les autres facteurs.

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par KrAvEuNn le Mer 26 Mai 2010 - 8:42

Salut,

La surpopulation, c'est quoi ? Selon quels critères déterminent-on s'il y a surplus d'hommes, ou pas ? En général le facteur qui conduit à juger qu'il y a trop plein est oscillant et dépend du rapport qu'il y a entre population et ressources.
"La surpopulation est un état démographique caractérisé par une insuffisance des ressources disponibles pour durablement assurer la pérennité d’une population ou de sa descendance, sur un territoire (qui peut être local, régional, national, continental ou être la planète Terre elle-même)."
Tous les territoires, toutes les régions du monde, sont-ils, suivant la définition donnée, en surpopulation ? Amha, non. Monaco, Gaza, Haïti, les pays-bas, l'ile de la réunion, etc, très dépendants de l'extérieur et non autonomes alimentairement et énergétiquement, ne peuvent être comparés à l'Australie, aux USA, au Canada, à la Russie, etc (relativement autonomes et "vides" d'hommes).

A noter qu'il n'existe pas une démographie mondiale unique et homogène, mais des démographies régionales, nationales, etc. Tous les pays ne connaissent pas une même densité de population, ou une même dynamique démographique. Beaucoup de pays ont désormais passés leur pic démographique (pic d'hommes) et, hors immigration, voient leur population d'origine (exogène) chuter (crash démographique). Par exemple, l'Europe compense son crash démographique (diminution marquée de sa pop) grâce à un apport extérieur important et continu (tandis que certains pays soulagent leur croissance démographique en favorisant l'émigration).
En gros, il y a 2 types majeurs de démographies : une en croissance forte ou lente (notamment Afrique sub-saharienne, Gaza, etc) et l'autre en décroissance forte ou modérée (Europe de l'ouest et de l'est, Russie, Japon, Asie du sud est, Afrique du nord, etc).

Bref, la surpopulation est un cas à étudier, non pas de manière mondiale, mais locale et régionale et en vertu de l'autonomie agricole, énergétique, etc, actuelle et à venir.
Pour l'instant, peu de pays correspondent à la définition consensuelle que l'on donne au terme de surpopulation ; là où cela va changer, c'est avec le PO, l'épuisement des ressources minérales et naturelles, la contraction de la mondialisation (échanges agricoles et surplus), etc.

Enfin, ce n'est pas tant la surpopulation qui aura menée à l'épuisement des ressources fossiles, mais la SUR-Consommation de ses ressources. Ce n'est pas tant l'homme, en tant qu'individus ou qu'espèce, qui est responsable, mais une logique de civilisation (termo industrielle et économiste/techniciste). Bref, un mode de vie qui est devenu une obsession et que l'on n'arrive plus à remettre en question.
7 milliards d'habitants vivants comme des indiens ou des cubains, c'est probablement possible (même avec le PO, etc) ; 7 milliards d'hab vivants comme des américains.... it's not possible.

Attention aux logiques qui rendent l'homme, en tant qu'espèce, responsable de tout. Tant que l'homme influait peu sur son environnement (préhistoire, moyen-âge, etc, jusqu'à environ le début du XXième siècle), les conséquences restaient mesurées. C'est bien, amha, les délires liés à la « croissance sans limites », à la société de sur-consommation, à l'énergie pas chère et à l'industrialisation de masse (une voiture pour tous, un écran plasma, etc), qui sont les principaux responsables de la crise de civilisation en court.

PS : j'avais rajouté ce lien Surpopulation: phobie démographique et pour cause. clind'oeil


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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par Jocelyn le Mer 26 Mai 2010 - 11:38

Salut Kraveunn Smile

KrAvEuNn a écrit:
Bref, la surpopulation est un cas à étudier, non pas de manière mondiale, mais locale et régionale et en vertu de l'autonomie agricole, énergétique, etc, actuelle et à venir.
J'avoue que je ne pige pas pourquoi ça serait un problème local. Le problème de peak oil, par exemple, est bien lié à une demande mondiale qui est en train de dépasser la production. Idem en ce qui concerne le prix des autres énergies, des métaux, et des aliments de base comme le riz, le soja, le blé. Tout cela s'échange sur un marché mondial, et dépend donc de la demande mondiale, non? On peut donc supposer que sans changement de style de vie, plus la population mondiale augmente, plus la demande augmente, plus il y a risque de pénurie si la production de suit pas. Dans cette dernière situation, si on associe cela à une surpopulation, elle est bien mondiale, non?
De même pour la pollution de l'air et des océans, qui ne s'arrête pas aux frontières d'un pays (sauf en France pour la radioactivité Smile ), elle est donc supposer augmenter avec la population (pour un mode de vie constant).

(Quoi qu'il en soit, au passage, je ne vois pas trop où est l'indépendance énergétique des pays européens.)

Bref, la surpopulation est un cas à étudier, non pas de manière
mondiale, mais locale et régionale et en vertu de l'autonomie agricole,
énergétique, etc, actuelle et à venir.
Voila, c'est là que j'ai te suis pas, c'est quoi cette autonomie agricole et énergétique?

Enfin, ce n'est pas tant la surpopulation qui aura menée à l'épuisement des ressources fossiles, mais la SUR-Consommation de ses ressources.
Tout a fait d'accord, et malheureusement dans notre société moderne c'est un sujet tabou (on parle au contraire de relancer la consommation). Si tu parles changer notre mode de consommation (pas seulement économiser 2 ou 3 bricoles), on te prends généralement pour un illuminé qui veut revenir à l'age de pierre.

Ce n'est pas tant l'homme, en tant qu'individus ou qu'espèce, qui est
responsable, mais une logique de civilisation (termo industrielle et
économiste/techniciste). Bref, un mode de vie qui est devenu une obsession
et que l'on n'arrive plus à remettre en question.
Pas trop d'accord. Des humains et des individus, j'en croise tout les jours. Des logiques de civilisation pas vraiment.
Une "logique de civilisation est responsable de...", mais qui est responsable de la logique de civilisation?
Sauf à penser le contraire (ça se défend), chaque individu est responsable de ses actes et a sa part de responsabilité.
Mais donner une "responsabilité" à une notion abstraite, c'est un peu... bizarre. Smile

7 milliards d'habitants vivants comme des indiens ou des cubains, c'est probablement possible (même avec le PO, etc)

Steve Jones, head of the biology department at University College London, has said, "Humans are 10,000 times more common than we should be, according to the rules of the animal kingdom, and we have agriculture to thank for that. Without farming, the world population would probably have reached half a million by now." [26]

Traduction: Steve Jones, directeur du département de biologie à l'University College London, a déclaré "Les Humains sont 10000 fois plus communs qu'ils ne devraient l'être selon les règles du royaume animal, et nous devons remercier l'agriculture pour cela. Sans agriculture, la population mondiale aurait probablement [seulement] atteint un demi-million à l'heure actuelle".)

Source Wikipedia

Je donne cette citation pour nourrir le débat, et non pas à titre de conclusion personnelle, je suis conscient que c'est un peu plus compliqué que ça. Smile
Si on me demande s'il s'agit d'un problème de surpopulation ou de consommation, je répondrai : les 2 mon capitaine. mrsgreen
Est-ce que les humains vont résoudre le problème d'eux-même? Je n'y crois pas. En tant qu'espèce, on est très mauvais quand il s'agit de résoudre individuellement un problème collectif, quand les proportions sont au dela de l'échelle d'une tribu de quelques individus.

EDIT:
KrAvEuNn a écrit:PS : j'avais rajouté ce lien Surpopulation:phobie démographique et pour cause. clind'oeil

"Et bien qu'avec 6,8 milliards de personnes, nous soyons aujourd'hui neuf fois plus nombreux sur la planète qu'à l'époque de Malthus, les experts estiment que nous pourrions être encore deux fois plus sans que la nourriture vienne à manquer."

Les experts? c'est à dire???
En général j'évite de me fier à un article qui cite pour source une série télé. mrsgreen
Des références scientifiques, please. Smile

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par KrAvEuNn le Mer 26 Mai 2010 - 15:57

Salut Jocelyn,

J'avoue que je ne pige pas pourquoi ça serait un problème local.
Parce qu'il y a une population humaine mondiale et des populations locales, nationales, etc. Parce que toutes les populations n'ont pas le même rythme de développement et de mode de vie, de croissance/décroissance démographique, d'autonomie/dépendances, le même système politique, etc. Il est difficile d'appliquer les mêmes solutions à des pop différentes, dans des contextes différents. Une population peu nombreuse sur un espace vaste (comme en Asie centrale, par exemple, ou au canada) et ayant des ressources encore relativement protégées, n'est pas vraiment logée à la même enseigne qu'une pop importante habitant un espace réduit avec peu de ressources. On ne peut pas plus préconiser les mêmes soluces à une pop en forte décroissance démographique, qu'à une pop en forte croissance démographique. Par exemple, pour la première, cela passe par une limitation des naissances (ou l'émigration) et pour l'autre à un encouragement des naissances, ou à une stabilisation de la pop (ou à l'immigration ; sachant que cette soluce peut être porteuse de tentions). Etc. Les problèmes des uns (dans ces cas précis), ne sont pas les mêmes que ceux des autres. Il n'y a pas une situation partout identique. Il faut donc à la fois envisager des solutions globales, mais aussi locales (et nationales).

Donc, la surpopulation doit être envisagée de manière générale, mais aussi locale ; parce qu'il y a existence de blocs, de cultures, etc, régionaux et, donc, de politiques et de solutions régionales (nationales).

Bien que, aujourd'hui, les échanges globaux permettent à des états/régions de subvenir à leur survie, il n'est pas dit que, PO, RC, etc, oblige, les états ne révisent pas leurs priorités et ne privilégient pas, à terme, leur propre survie, avant toute chose et que les échanges entre régions/états soient revus. Les garants de cette survie sont, pour partie, l'autonomie/indépendance alimentaire et énergétique.

Le problème de peak oil, par exemple, est bien lié à une demande mondiale qui est en train de dépasser la production.
Oui, globalement il y a bien une demande mondiale en croissance ; mais si on regarde de plus prêt, on voit que cette demande mondiale est, en grande partie, conditionnée par la demande de blocs régionaux (USA, Europe, Chine, etc). Bref, cette demande mondiale n'est pas équitablement répartie à l'échelon global. Il y a des états forts consommateurs/demandeurs et d'autres qui sont peu, directement, consommateurs (Cuba, Corée du nord, Afrique sub-saharienne, etc).

Idem en ce qui concerne le prix des autres énergies, des métaux, et des aliments de base comme le riz, le soja, le blé. Tout cela s'échange sur un marché mondial, et dépend donc de la demande mondiale, non?
Oui et non, puisqu'il y a des disparités régionales. Il n'y a pas de demande mondiale en tant que telle, mais des demandes nationales, etc.

On peut donc supposer que sans changement de style de vie, plus la population mondiale augmente, plus la demande augmente, plus il y a risque de pénurie si la production de suit pas.
Oui, toutefois, tout dépend de la forme que prend cette demande. Si les pays industrialisés ne changent pas de mode de développement et si les pays non industrialisés calquent leur mode de développement sur les premiers, en effet, on arrivera vite à une limite physique (bon, quoiqu'il en soit, cette limite est déjà en passe d'être atteinte, au demeurant).

Dans cette dernière situation, si on associe cela à une surpopulation, elle est bien mondiale, non?
Vu d'une manière globalisante, oui, on arrive à cette conclusion ; toutefois, la demande globale n'est pas équitablement répartit régionalement et au sein d'une même région (tout le monde ne consomme pas pareil).

De même pour la pollution de l'air et des océans, qui ne s'arrête pas aux frontières d'un pays (sauf en France pour la radioactivité ),
Oui, mais la pollution peut aussi être locale/régionale (cours d'eau, sols, air, etc). Il y a différents niveau, en fait. Ensuite, les effets de ces pollutions peut varier au niveau local/régional ; par exemple le trou dans la couche d'ozone, le continent flottant de déchets dans le pacifique, le RC ne se fait pas ressentir partout pareil, etc.

elle est donc supposer augmenter avec la population (pour un mode de vie constant).
Oui, mais pas avec les mêmes responsabilités et conséquences partout.

(Quoi qu'il en soit, au passage, je ne vois pas trop où est l'indépendance énergétique des pays européens.)
Actuellement, l'Europe est dépendante du gaz russe et algérien, du pétrole africain et arabe (approvisionnement principalement sous contrôle US), etc.

Voila, c'est là que j'ai te suis pas, c'est quoi cette autonomie agricole et énergétique?
Actuellement elle est dans la capacité d'un état/collectivité à assurer sa survie alimentaire et énergétique ; la première autonomie dépendant souvent directement de la seconde. Par contre, en cas de PO, les choses vont être bouleversées. Les USA, la Russie, ou la France, par ex, sont, potentiellement, alimentairement suffisants ; l'arrêt de l'approvisionnement énergétique remettant potentiellement en question cette « indépendance ». Par contre, les USA, disposent de réserves énergétiques et, grâce à leur force militaire, ont la potentialité de conserver encore, un temps, leur indépendance énergétique (qui ne serait donc pas une autonomie). En envisageant un rationnement énergétique et des changements profonds dans nos modes de vie, la France a probablement assez de terres pour nourrir une bonne partie de sa pop, mais pas assez de ressources fossiles pour faire tourner la machine (ou tout au moins dans des prix « raisonnables ») ; mais, amha, cela ne se ferait pas sans difficultés.

Plutôt qu'autonomie, j'aurais dû employer le terme d'indépendance.

Des états comme la Russie, ou le Canada, disposent de ressources énergétiques et agricoles, de vastes terres et du avoir faire, pour mieux résister au PO, que l'Europe, l'Afrique sub-saharienne, etc.

Cuba et la Corée du nord sont de bons exemple de survie sans sur-consommation de ressources fossiles (mais pas des exemples de démocratie et de libertés individuelles, par contre).

Tout a fait d'accord, et malheureusement dans notre société moderne c'est un sujet tabou (on parle au contraire de relancer la consommation). Si tu parles changer notre mode de consommation (pas seulement économiser 2 ou 3 bricoles), on te prends généralement pour un illuminé qui veut revenir à l'age de pierre.
Par la force des choses et la rencontre avec la réalité physique, les choses changeront, amha.

Pas trop d'accord. Des humains et des individus, j'en croise tout les jours. Des logiques de civilisation pas vraiment.
Pourtant on baigne, de la naissance à la mort, dedans. L'idéologie, les croyances, la culture, les mœurs, les tabous, les interdits, etc. Appelons ça plutôt paradigmes, si tu préfères.
Une "logique de civilisation est responsable de...", mais qui est responsable de la logique de civilisation?
Lol ! La société, donc les hommes. clind'oeil

Toutefois, si tout le monde est un peu responsable, certains le sont plus que d'autres (industriels, politiques, économistes, marchands, publicitaires, intellectuels, médias, etc). Qui est-ce qui pousse à la surconsommation ? Qui est-ce qui a le plus d'intérêts à ce que ce modèle de développement perdure en l'état ? Toi et moi ? Ou bien ceux qui sont, de par la naissance ou les opportunités, aux postes décisionnels ?

Ensuite, il y a des logiques qui s'installent d'elles-mêmes ; par exemple l'invention du feu, de la roue, etc. Logiques qui, parfois, ont de lourdes conséquences sur l'organisation de la société.

Enfin, il y a des logiques (idées et idéologies) qui trouvent plus facilement un terrain favorable dans certains modèles de civilisation/culture que dans d'autres. Voir le livre « la grande explosion – rapport sur l'effondrement de l'occident » de P. Thuillier. Par exemple, si la Chine inventa la machine (horloges à eau), la poudre à canon et l'ancêtre du fusil, les vaisseaux trans-continentaux, l'imprimerie, etc, c'est l'Europe qui les développa et en fit des éléments incontournables de son développement.

D'ailleurs, le mondialisme, l'économisme, le technicisme, le scientisme, etc, éléments centraux de la mondialisation moderne, sont le moteur (ou auront été) des notions de croissance infinie, d'exploitation industrielle des ressources, etc. Bref, le culte du progrès et de la croissance sans limites ni éthique sont bien, à l'origine, une affaire occidentale.

Sauf à penser le contraire (ça se défend), chaque individu est responsable de ses actes et a sa part de responsabilité.
Il y a bien, amha, une part de responsabilité individuelle ; toutefois, ce ne sont pas les individus qui décident des orientations culturelles, philosophiques, idéologiques, politiques, sociétales, etc, d'une culture/aire de civilisation, mais l'olligarchie et des logiques propres aux sociétés (la religion et ses interdits ici et l'idéologie économiste et techniciste là), un passif (qui sert de base à la construction du présent) et un projet de société commun (en occident c'est un projet économiste, avant toute chose).

La culture/civilisation conditionne la manière d'être et de penser des individus, tandis, que, en retour, ce sont les hommes qui conditionnent la nature de leur propre culture/civilisation. C'est, en quelque sorte, un cercle vertueux/pervers.

Amha, toutefois, on peut influencer, amha à la marge, l'orientation générale d'une culture par des décisions politiques (malheureusement, la politique politicienne et/ou idéologique d'aujourd'hui se fait, principalement, à court terme et selon des impératifs économistes, clientélistes et/ou électoralistes).

Mais donner une "responsabilité" à une notion abstraite, c'est un peu... bizarre.
Bizarre, vous avez dit bizarre ? Le monde culturel et idéologique des hommes est, en bonne partie, abstrait : langage, culture, religions, etc, sont des conceptions philosophiques, idéologiques, etc et n'ont pas, à proprement parler, d'existence tangible, logique, scientifiquement démontrable, palpable, etc.

Les idées ont de grandes forces.

L'homme est responsable de ses actes, au niveau individuel (vol, dégradation, etc) ou le groupe au niveau communautaire (génocide, fascisme, etc) ; mais au niveau de l'espèce ? Amha, l'homme est dépassé par sa créature : la civilisation. Il a bien une responsabilité dans le fait de ne pas chercher, ou arriver, à changer le monde, mais quelle est la réelle influence de l'individu sur la société ? Quelle est notre réel pouvoir, individuel et collectif, de réforme sur l'humanité, la société, le monde ?

Les acteurs de la contestation ont toutes les peines du monde à réformer le système ; hasard, ou coïncidence ? Plus on cherche à changer les choses et plus, souvent, ont reproduit les mêmes causes ; exemples : la voiture verte (pas si verte), les agro carburants (nécro carburants), la croissance et le développement durables (pas si durables), l'éco citoyenneté (fermer l'eau du robinet, ne pas jeter ses papiers), etc. L'homme peine à sortir du cadre idéologique/culturel qui l'a façonné (et qu'il a façonné). L'impossibilité (ou la difficulté) de penser le monde, notre propre existence individuelle et de groupe, autrement, barre notre horizon.

Amha, la potentielle solution de sortie risque bien de se situer dans la contrainte. Mais je suis un inconditionnel pessimiste qui pense que nul homme n'a jamais pu réformer sa société et que, pas plus que les anciens, nous ne pourront relever ce défis surhumain. Pourquoi parviendrions nous à faire mieux que les anciens ? Grâce à la course à la technologie (partie prenante des causes du blem) ? Le défis dépasse les volontés individuelles et de tribus (mouvements groupusculaires). La solution se doit d'être collective ; mais qui aura la force et l'influence politique pour l'imposer à tous et comment ? Jamais société ne fut réformée ; une société s'adapte aux changements en évoluant et en trouvant des soluces appropriées, ou fait faillite.

Traduction: Steve Jones, directeur du département de biologie à l'University College London, a déclaré "Les Humains sont 10000 fois plus communs qu'ils ne devraient l'être selon les règles du royaume animal, et nous devons remercier l'agriculture pour cela. Sans agriculture, la population mondiale aurait probablement [seulement] atteint un demi-million à l'heure actuelle".)
Tafdak sur le fait que l'agriculture a permis à l'homme de s'affranchir de cette règle. Mais l'homme n'est plus un animal sauvage ; la civilisation l'a affranchit, en partie, des lois naturelles (c'est un animal civilisé).

Si on me demande s'il s'agit d'un problème de surpopulation ou de consommation, je répondrai : les 2 mon capitaine.
Amha, c'est avant tout un blem de développement. Sans la science, sans le progrès, sans la médecine et l'agriculture modernes, sans la civilisation, etc, nous ne serions jamais arrivés à 7 milliards d'hab. Ce qui ne veut pas dire que toutes ces avancées soient négatives et mal venues, mais que tout changement important influe sur nos sociétés, sur l'homme et son environnement. L'idéal, amha, eut été d'accompagner ces changements. Toutefois, force est de constater que, bien souvent, ces changements imposent leur propre logique (d'où mon expression : « logiques de civilisation »).

Est-ce que les humains vont résoudre le problème d'eux-même? Je n'y crois pas. En tant qu'espèce, on est très mauvais quand il s'agit de résoudre individuellement un problème collectif, quand les proportions sont au dela de l'échelle d'une tribu de quelques individus.
Tafdak et c'est ce que j'ai résumé plus haut.

Les experts? c'est à dire???
Des personnes qui s'intéressent de près au sujet, je suppose : Yves Cochet, etc (enfin je e sais pas, ce n'est pas moi qui ai écrit l'article)

En général j'évite de me fier à un article qui cite pour source une série télé.
Lol ! Tu es d'humeur taquine aujourd'hui, lol !
Des références scientifiques, please.
Voir le sujet sur Cuba (qui démontre que l'on peut nourrir une pop importante sans trop de pétrole). Source originale en anglais ici : www.permacultureactivist.net - et le doc « L'Energie de la Communauté : comment Cuba a survécu au pic pétrolier »

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par ipphy le Mer 26 Mai 2010 - 19:49

Beau post chef !
Je partage en grande partie ton avis.

"Des états comme la Russie, ou le Canada,
disposent de ressources énergétiques et agricoles, de vastes terres et
du avoir faire, pour mieux résister au PO, que l'Europe, l'Afrique
sub-saharienne, etc."

Ce n'est pas parce que le Canada et la Russie sont les 2 plus grands pays du monde qu'ils sont mieux lotis. Leurs contraintes climatiques réduisent drastiquement leur surface cultivable. Le Canada n'a qu'a peine 3 fois plus de surface agricole que la France (67 millions d'hectares versus 25) et avec des contraintes climatiques bien plus importantes. Un crash oil au Canada aurait des conséquences désastreuses l'hiver venu si il n'y pas de quoi déneiger quotidiennement les axes de communications et chauffer les habitations alors qu'en europe les flux (commerce, communication) ne sont presque pas entravés par le climat. Alors oui, c'est possible de vivre en semi autarcie, un peu comme Dick Proenneke en Alaska, mais ça demande une volonté de fer et sacré savoir-faire. Tu cites Cuba comme preuve qu'une autonomie est possible, n'oublions as que les cubains n'ont pas à se chauffer l'hiver...je pense que leur régime n'aurait jamais pu tenir aussi longtemps si ils avaient eu un climat nordique.

Edit: L'histoire de l'urss prouve également la difficulté de l'autonomie alimentaire dans de tels climats.

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par Raffa le Mer 26 Mai 2010 - 22:48

10000 fois plus communs qu'ils ne devraient l'être selon les règles du royaume animal

C't'un peu vague ça clind'oeil les "règles du royaume animal" (dis comme cela cela n'a pas de sens, la notion même de règne animale étant à discuter) n'excluent ni l'organisation en société, ni l'agriculture (élevage compris), ni la culture, ni les outils, ni la coopération, et nous ne sommes pas les seuls à en avoir fait un avantage évolutif (et donc à être potentiellement plus nombreux que "sans").

la civilisation l'a affranchit, en partie, des lois naturelles (c'est un animal civilisé).
Pareil c'est un peu vague clind'oeil De plus, nous avons remplacés certaines "lois naturelles" par d'autres qui à mon sens sont également "naturelles" et très civilisées (stress, suicides, augmentation de la violence "mortelle", maladies iatrogènes, cocktails chimiques, modification des processus évolutifs entre bactéries/virus et nous, phénomène de résistance, création de virus et bactéries (and more) potentiellement dangereux from scratch, guerres diverses, maladies de civilisation, raréfaction des ressources vitales que sont l'air, l'eau et la nourriture de qualité etc.) Avant de dire qu'on s'est affranchi de quoique ce soit je suggère d'attendre le siècle prochain clind'oeil (d'ailleurs dans les projectives de l'ONU sur les 300 prochaines années - qui est plutôt un exercice de style qu'autre chose sur une telle durée - un effondrement démographique n'est pas exclu) c'est pas sur les quelques dernières centaines d'années que l'on va estimer une réussite ou un échec en la matière clind'oeil Ceci étant dit nos sociétés sont capables de faire vivre des personnes qui n'auraient pas pu vivre autrement c'est certain.

Citation:
Idem en ce qui concerne le prix des autres énergies, des métaux, et des aliments de base comme le riz, le soja, le blé. Tout cela s'échange sur un marché mondial, et dépend donc de la demande mondiale, non?
Oui et non, puisqu'il y a des disparités régionales. Il n'y a pas de demande mondiale en tant que telle, mais des demandes nationales, etc.

Les prix sur le marché mondial dépendent de la spéculation financière (mondiale oui, sur une vague idée de la demande future) et des subsides à l'agriculture de certains pays (dumping). Il ne faut pas oublier non plus la gestion des excédents (car oui nous somme souvent en excédenté) et le développement des autres filières (exemple utilisation des excédents du maïs américains utilisé pour la fabrication du sirop de glucose qui se trouvent désormais dans la plupart des produits des supermarchés du monde entier, la "demande" pour le coca est mondiale clind'oeil évidemment le coca n'est qu'un exemple).

Pour ce qui est de nourrir le monde je confirme, avec 40% de gaspillages alimentaires estimé au niveau mondial, une agriculture non durable dans la plupart des cas et une quantité de calories/humain ingurgités frisant parfois l'indécence on a de la marge de manœuvre... reste à savoir si on l'aura encore longtemps.

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par Wasicun le Mer 26 Mai 2010 - 22:53

Edit: L'histoire de l'urss prouve également la difficulté de l'autonomie alimentaire dans de tels climats.

... une remarque pertinente ... que les témoignages de plusieurs russes que j'ai croisé ces dernières années (de Moscou mais aussi de la campagne et surtout de Vladivostock notamment) ont confirmé : vivre dans la précarité et l'incertitude au quotidien c'est très très difficile ... - dans la plupart des cas c'est l'entraide familiale et la "débrouille" au jour le jour qui leur ont permis de survivre - se procurer des ressources alimentaires était devenu pour certains une activité à plein temps : pendant que les enfants faisaient la queue des heures durant (magasins d'Etat), les adultes tentaient de troquer des babioles ou des objets de famille, travaillaient au noir (pour les plus chanceux qui avaient des qualifications + ou - utiles : maçonnerie, mécanique auto., cours de langues ou de math., etc.) ou encore vendaient sur les marchés le maigre surplus de leur petit potager ...
Bref ... venir en Europe aprsè plusieurs années de ce "régime" aura été un bouleversement pour quelques-uns mais globalement je n'ai jamais entendu aucun d'eux se lamenter (les slaves n'ont pas notre mentalité ...).

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par KrAvEuNn le Mer 26 Mai 2010 - 23:18

Salut,


Navré, je reposte pour cause de blem (beug) avec le copié collé traitement de texte et la taille de la police.
Ce n'est pas parce que le Canada et la Russie sont les 2 plus grands pays du monde qu'ils sont mieux lotis.


Ce n'était pas tant pour leur taille que je les avait cité, mais pour le rapport taille population, la présence de ressources naturelles (bois, faune et flore), fossiles et minérales en grande quantité et les capacités techniques à gérer le PO. Raisonnement en partie emprunté à Hervé Le Bideau, via son livre : Le pétrole - Enjeu stratégique des guerres modernes - éditions « l'esprit du livre »)*. Par contre, je n'avais pas pensé au froid.
Leurs contraintes climatiques réduisent drastiquement leur surface cultivable. Le Canada n'a qu'a peine 3 fois plus de surface agricole que la France (67 millions d'hectares versus 25)
La France 25 millions d'hectares pour 65 millions d'hab et le canada 67 millions d'hectares pour plus de 30 millions d'hab. C'est plutôt mieux, non ? Sans compter que le réchauffement climatique risque bien d'accroitre la surface agricole utile.

et avec des contraintes climatiques bien plus importantes.
Là, c'est clair que ça joue moins bien en leur faveur ; mais avec le RC, qui sait. clind'oeil

Un crash oil au Canada aurait des conséquences désastreuses l'hiver venu si il n'y pas de quoi déneiger quotidiennement les axes de communications et chauffer les habitations alors qu'en europe les flux (commerce, communication) ne sont presque pas entravés par le climat. Alors oui, c'est possible de vivre en semi autarcie, un peu comme Dick Proenneke en Alaska, mais ça demande une volonté de fer et sacré savoir-faire.
C'est clair que c'est un handicape ; après, quoi qu'il en soit, espace agricole et ressources fossiles, minérales et naturelles disponibles en quantité importante, ne veulent pas dire que ces états pourront continuer à vivre comme avant. Sans énergie abondante et bon marché, la vie risque de devenir plus frugale. Toutefois, amha, hormis le froid, ces états ont plus de chance de s'en tirer avec moins de casse que l'Europe (surtout si RC marqué).

Tu cites Cuba comme preuve qu'une autonomie est possible, n'oublions as que les cubains n'ont pas à se chauffer l'hiver...je pense que leur régime n'aurait jamais pu tenir aussi longtemps si ils avaient eu un climat nordique.
La Corée tient bien , elle ; mais au prix fort (et inhumain) : deux millions de morts environ (famines, etc).
Edit: L'histoire de l'urss prouve également la difficulté de l'autonomie alimentaire dans de tels climats.
Tafdak ; toutefois, pour le chauffage, il reste le bois et Canada et Russie sont bien pourvus (le blem c'est la déforestation que cela pourrait occasionner et, donc, la raréfaction potentielle de cette ressources à terme).


Bref, le sujet mérite d'être analysé sous toutes les coutures (on oublie toujours de prendre en compte certains éléments importants).

nous avons remplacés certaines "lois naturelles" par d'autres qui à mon sens sont également "naturelles" et très civilisées (stress, suicides, augmentation de la violence "mortelle", maladies iatrogènes, cocktails chimiques, modification des processus évolutifs entre bactéries/virus et nous, phénomène de résistance, création de virus et bactéries (and more) potentiellement dangereux from scratch, guerres diverses, maladies de civilisation, raréfaction des ressources vitales que sont l'air, l'eau et la nourriture de qualité etc.) Avant de dire qu'on s'est affranchi de quoique ce soit je suggère d'attendre le siècle prochain
Tagdak, abus de language de ma part ; je voulais juste dire que l'homme s'est très partiellement affranchit de certaines contraintes (espérence de vie plus longue, moins de risques d'infection et de maladies mortelles, plus de chauffage, plus de nourriture, etc). clind'oeil


*PJ : Le pétrole, enjeu stratégique des guerres modernes

Les révélations d'un officier des services secrets

Le monde n'a pas été partagé à Yalta. Mais bien avant ! Et la situation politique et économique mondiale actuelle n'est en aucun cas le fruit du hasard. Et si nous n'étions que des pions sur le vaste échiquier mondial ?

Les Russes et les Américains, en toute connivence, ont utilisé leurs différends idéologiques depuis la première guerre mondiale pour asseoir leur leadership, chacun dans son camp, en s'appropriant les ressources de la planète, dont la plus précieuse : l'or noir.
C'est ce que démontre l'auteur après huit années dans les services secrets.

Il mesure l'incroyable gâchis économique que représentent pour la France la construction européenne et la mondialisation.
Notre pays est tributaire d'un système économique mondial voulu par les Américains, basé sur l'exploitation du pétrole bon marché.

La fin de cet « âge d'or », amorcée en 2008, risque à court terme de conduire à une guerre civile mondialisée, lorsque la pénurie des ressources pétrolières se fera sentir... dès 2015. Autant dire demain... Des révélations qui font froid dans le dos...



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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par ipphy le Mer 26 Mai 2010 - 23:49

Sans compter que le réchauffement
climatique risque bien d'accroitre la surface agricole utile.


Là ça sous entend:
1) Un réchauffement
2) Un réchauffement uniforme sur l'ensemble du globe.

De plus un réchauffement ne veut pas forcément dire que les terres seront propice aux cultures. (De toute façon ce sont des podzols donc par définition acides et pas géniaux pour l'agriculture).


Sans énergie abondante et bon marché, la
vie risque de devenir plus frugale. Toutefois, hormis le froid, ces
états ont plus de chance de s'en tirer avec moins de casse que l'Europe
(surtout si RC marqué).


Arf, je sais pas.
En tout cas la population risque de migrer vers la frontière américaine: plus chaud, plus de terres, commerce...
Pour avoir testé l'hiver canadien je me vois très mal vivre la frugalité à -30 avec 1m de neige en permanence au sol. Le québec a connu il y a 15 ou 20 ans une méga panne du réseau électrique au plus fort de l'hiver, la vie s'est littéralement arrêtée. Les gens vivaient dans un rayon de 5 m autour du poêle à bois... Pour profiter du fameux "espace" il faudra être particulièrement bien préparé. Il n'y aura pas de place pour le néophyte. En Europe ou dans des contrées plus clémentes ce sera le facteur humain le plus déterminant. Nos aïeux sont bien passés à travers 2 guerres mondiales et le rationnement qui allait avec hein...ne sous estimez pas votre potentiel Smile

vivre dans la précarité et l'incertitude au quotidien c'est très très
difficile
Effectivement. Je voudrai rajouter que les famines étaient amplifiées par théories pseudo-scientifiques (reproduction animale, hybridation des cultures etc) délirantes de Lissenko. Comme les rendements espérés ne venaient pas, le contrôleur du parti se pointait au kolkhoze pour faire la morale: "attention, si il n'y pas de rendement, c'est que vous ne respectez pas les pratiques du parti". Pas suicidaires, les paysans bidonnaient les chiffres pour ne pas se faire envoyer au goulag dès l'année suivante...Ça a duré comme ça jusque dans les années 60... Honnêtement, si l'urss avait eu des biologistes (aux commandes du parti) aussi performants que ses ingénieurs militaires elle serait encore debout aujourd'hui.


Dernière édition par ipphy le Jeu 27 Mai 2010 - 0:25, édité 1 fois

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par Jocelyn le Jeu 27 Mai 2010 - 0:02

Kraveunn, merci pour ces explications, j'ai mieux compris ton point de vue.
Ce qui suit reste du détail pour expliquer mon questionnement.

Je suis d'accord avec tout ce que tu as écrit... à un intervalle de temps prêt. mrsgreen
A mon avis quand on parle de surpopulation localisée, de marchés et solutions locaux, il s'agit d'une conjecture sur la situation future (que je partage en partie, mais ça reste subjectif, et pour l'instant rien n'est encore avéré).

Dans la situation actuelle, si on aborde le sujet de la "surpopulation mondiale" (et c'est là que tu as un coup d'avance), c'est parce que le prix des échanges de ressources se fixe (encore) au niveau mondial. Par exemple, dans divers pays d'Afrique et d'Amérique du Sud, ou encore en Inde (riz commerce "équitable") la production alimentaire se voit exportée (car profit plus élevé), alors que la population locale crève de faim. Ce qui montre bien que les échanges globaux priment encore (pour l'instant) sur les échanges locaux, et le prix se fixe selon la demande mondiale, la ressource étant envoyée à l'international à celui qui peut payer. Il me semble que le protectionnisme, ou la priorité à la population locale (selon le point de vue Smile ) n'est pas encore tout à fait à l'ordre du jour, même en cas de pénurie (sauf cas particuliers).

[HS]
Il faut donc à la fois envisager des solutions globales, mais aussi locales (et nationales).
Je ne vois pas ce que tu veux dire par "il faut envisager des solutions...".
Actuellement ce sont les capitalistes acteurs du système financier et les politiciens qui décident selon leurs intérêts. Rien n'indique que ça va changer.
A partir de là, de notre côté on peut toujours envisager des solutions c'est sûr. mrsgreen
Mais à l'échelle de la planète, je préfère me contenter d'essayer de comprendre la situation.
Des solution individuelles à notre quotidien, oui, mais ça reste décorrélé de ces problèmes, car nous ne représentons pas la norme (et donc pas une masse critique suffisante pour un changement à plus grande échelle). C'est un peu comme la différence entre météo et climat. mrsgreen
[fin du HS]

En ce qui concerne les solutions locales, ça peut se passer comme ça... ou pas. Rien ne dit que les pays actuellement dépendants des échanges internationaux laisseront faire. (Je n'ai pas vraiment trouvé de source fiable, mais par exemple, il est possible qu'au cours de la crise pétrolière de 1973 les USA aient fait des plans pour une invasion de l'Arabie Saoudite.)

@Raffa
Oui, tout cela est très vague, il y a tellement de paramètres en jeu que la population humaine que peut "supporter" la Terre est une parfaite inconnue (je lisais: de 1 à 1000 milliards (sic) selon les sources mrsgreen).

Pour ce qui est de nourrir le monde je confirme, avec 40% de gaspillages alimentaires estimé au niveau mondial, une
agriculture non durable dans la plupart des cas et une quantité de calories/humain ingurgités frisant parfois l'indécence on a de la marge de manœuvre... reste à savoir si on l'aura encore longtemps.
Certes on a de la marge de manœuvre, mais cela reste dans l'absolu car (désolé pour cette banalité) il faut prendre en compte le comportement humain...

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Re: Risques majeurs & TEOTWAWKI

Message par KrAvEuNn le Jeu 27 Mai 2010 - 9:14

Bonjour à tous,

Là ça sous entend:
1) Un réchauffement
2) Un réchauffement uniforme sur l'ensemble du globe.
Cela sous-entend un RC oui, mais pas forcément un RC globalement uniformisé (il semblerait que toutes les régions ne soient pas égales face à ce changement) ; juste un RC marqué en Russie et/ou au Canada, avec adoucissement du climat et libération de nombreux hectares de leur gangue de glace l'hiver (et l'été donc).
De plus un réchauffement ne veut pas forcément dire que les terres seront propice aux cultures. (De toute façon ce sont des podzols donc par définition acides et pas géniaux pour l'agriculture).
Oui, en effet de nombreuses terres gelées sont acides et peu propices à la culture ; après, je ne sais absolument pas si c'est le cas de toutes ces terres (même celles qui se libèrent l'été ? )
Bref, très bonne remarque de ta part. clind'oeil
En tout cas la population risque de migrer vers la frontière américaine: plus chaud, plus de terres, commerce...
Certains parlent même de fusion entre les USA et le Canada, voir, en cas d'éclatement des USA, de fusion entre états nord américains et Canada anglophone. Le Canada apportant aux USA les ressources fossiles et minérales proches, dont le pays a besoin et, comme tu le dis, les USA apportant aux canadiens un climat plus propice pour leurs ressortissants. Mais ce ne sont là, de ma part, que supputations et plans sur la comète, lol !
Pour avoir testé l'hiver canadien je me vois très mal vivre la frugalité à -30 avec 1m de neige en permanence au sol. Le québec a connu il y a 15 ou 20 ans une méga panne du réseau électrique au plus fort de l'hiver, la vie s'est littéralement arrêtée. Les gens vivaient dans un rayon de 5 m autour du poêle à bois... Pour profiter du fameux "espace" il faudra être particulièrement bien préparé. Il n'y aura pas de place pour le néophyte.
Exacte ; toutefois, si certains l'ont fait pendant des siècles et des siècles (Russes, norvégiens, etc), voir des millénaires (les inuits), cela doit être possible... pour de rares endurcies. Pas sûr, en effet, que ce type de survie soit transposable à des millions d'âmes. Les ressources, en territoires gelés, ne seraient pas suffisantes, amha, en cas de PO et de vie plus dure, pour permettre à des millions de personnes de survivre sur la bête (la nature locale sous climat froid).
En Europe ou dans des contrées plus clémentes ce sera le facteur humain le plus déterminant. Nos aïeux sont bien passés à travers 2 guerres mondiales et le rationnement qui allait avec hein...ne sous estimez pas votre potentiel
Tafdak ; par contre là où je trouve que l'on a un handicap, c'est côté ressources minérales et fossiles. Il reste bien un peu de pétrole et de charbon, ici ou là, mais nous sommes presque totalement dépendants des approvisionnements russes, africains et moyen-orientaux et de la bonne volonté des USA , qui contrôlent la majorité des ressources pétrolières africaines et moyen-orientales, à bien vouloir partager cette richesse.

Si PO marqué il y a, les USA sont en capacité de privilégier leur propre marché, au détriment de l'Europe et du reste du monde ; ou bien de fixer leur prix. Quand à la Russie, on voit déjà qu'elle sait intelligemment jouer de la dépendance de l'Europe au gaz russe, pour faire pression et chantage. Bref, l'Europe, qui est, militairement un nain mondial, n'a pas les moyens de ses ambitions énergétiques à venir (sauf gros changements) et risque bien de se retrouver, de plus en plus, tributaire et dépendante de l'extérieur (de quelques rares fournisseurs).
Une trop forte dépendance de l'Europe et le rationnement des ressources fossiles et minérales que cela pourrait conditionner est, amha, un lourd handicap pour nous. Toutefois, comme tu le dit, les anciens ont vécus des périodes difficiles ; toutefois, c'était une autre époque. Une époque où notre monde était moins dépendant des fossiles, plus agricole et moins urbain, socialement mieux organisé (tissu social réel existant), plus autonome (industrie textile, autosuffisance alimentaire, etc), etc. Amha, je ne suis pas sûr que les européens d'aujourd'hui soient aussi bien préparés à l'adversité que nos ancêtres, même proches. Mais la vie, parfois, peut surprendre. clind'oeil

A noter que la Russie, en Sibérie, a quelques contentieux frontaliers avec la Chine, que l'immigration chinoise s'y fait de plus en plus forte et que la Chine lorgne sur les ressources sibériennes (sources de conflits à venir ?)
A mon avis quand on parle de surpopulation localisée, de marchés et solutions locaux, il s'agit d'une conjecture sur la situation future (que je partage en partie, mais ça reste subjectif, et pour l'instant rien n'est encore avéré).
Bonne remarque, en ce qui concerne les marchés et les solutions ; par contre, malgré la mobilité et la délocalisation de la main d'œuvre (immigration), les populations restent, majoritairement, ancrées dans leurs cultures (en fait, les mouvements de population sont, aujourd'hui, principalement intérieurs aux états : des campagnes vers les villes).
Sinon oui, en effet, accélération de la mondialisation oblige, les marchés se sont mondialisés ; toutefois, il reste des marchés locaux. Comme je le disais dans un précédent post, il y a une réalité globale et des réalités locales ; amha, il faut tenir compte de ces 2 réalités, car elles sont les pièces d'un même puzzle.
Dans la situation actuelle, si on aborde le sujet de la "surpopulation mondiale" (et c'est là que tu as un coup d'avance), c'est parce que le prix des échanges de ressources se fixe (encore) au niveau mondial. Par exemple, dans divers pays d'Afrique et d'Amérique du Sud, ou encore en Inde (riz commerce "équitable") la production alimentaire se voit exportée (car profit plus élevé), alors que la population locale crève de faim.
Tafdak ; l'économisme s'est mondialisé, via l'idéologie mondialiste (le mondialisme n'est pas synonyme de mondialisation ; la mondialisation étant une forme d'échanges globaux et le mondialisme une idéologie de globalisation accélérée des échanges commerciaux et économiques).
La bourse est un exemple flagrant de fixation des courts au niveau global. Le FMI, l'OMC, etc, étant un autre exemple.
Ce qui montre bien que les échanges globaux priment encore (pour l'instant) sur les échanges locaux, et le prix se fixe selon la demande mondiale, la ressource étant envoyée à l'international à celui qui peut payer. Il me semble que le protectionnisme, ou la priorité à la population locale (selon le point de vue ) n'est pas encore tout à fait à l'ordre du jour, même en cas de pénurie (sauf cas particuliers).
Il existe des protectionnismes qui ne disent pas leur nom (par exemple les boycotts). Les USA se font spécialistes dans la matière. Oui, les échanges globaux priment, notamment parce que ceux qui gèrent les flux de marchandises, etc, jouent sur la délocalisation de la production et de la main d'œuvre. Le blem c'est que cette délocalisation risque de devenir, à terme, moins intéressante (point de vue marge de bénéfice), si le coût du transport augmente et si le dollar, etc, chutent (endettement et crise économique oblige).
Mais là, j'envisage un avenir potentiel ; en ce qui concerne le présent, l'heure est bien à la mondialisation économiste. Par contre, amha, s'il y a des échanges et des flux mondiaux, beaucoup de marchés et la demande restent locaux.
En cas de pénuries, amha, on pourrait assister à différentes réactions ; des plus protectionnistes aux plus cyniques. Les oligarchies agissants selon leurs intérêts privilégiés (se goinfrer, ou sauvegarder leur place). Pas facile, amha, de sauver le pouvoir en place sans privilégier la survie de sa propre population ; amha, le « nous avant les autres », risque de revenir en force (c'est un réflexe vieux comme le monde) ; après, il n'est pas dit, selon les situations locales, que cette « philosophie » devienne la généralité.
Je ne vois pas ce que tu veux dire par "il faut envisager des solutions...".
Actuellement ce sont les capitalistes acteurs du système financier et les politiciens qui décident selon leurs intérêts. Rien n'indique que ça va changer.
Oui, ce n'est pas le peuple qui décide de la politique à mener et je n'ai pas dit le contraire. clind'oeil Je disais qu'il fallait envisager des solutions ; mais je parlais de décision générale... bref, de décisions politiques. Décisions politiques qui sont majoritairement orientées par l'oligarchie, dans les intérêts principaux de l'oligarchie. Bref, c'est mal barré, amha, questions soluces à envisager (le système nourrit le système et se montre incapable d'envisager de réelles alternative au système. Qui est-ce qui disait qu'un système ne peut pas envisager de solutions réelles aux problèmes qu'il a lui même créé ?)
A partir de là, de notre côté on peut toujours envisager des solutions c'est sûr.
Mais à l'échelle de la planète, je préfère me contenter d'essayer de comprendre la situation.
Tafdak ; comprendre la situation, avant toute chose. Changer le monde, amha, est avant tout affaire de politique (de décisions sociétales, s'imposant à la communauté entière), pas d'individus (sauf au niveau de notre environnement proche ; là où nous avons une réelle influence : notre famille, nos proches, etc). Je sais que ce raisonnement choque et risque d'irriter, mais je ne crois pas une seconde à l'éventualité d'une transformation de la société par les seuls individus et les groupuscules. Si quelques hommes ont pu changer la perception que la société avait du monde (Darwin, Copernic, Galilée, etc), c'est parce que leurs idées devinrent incontournables et s'imposèrent via la communauté de leurs pairs. Amha, les mouvements écolos, décroissants, altermondialistes, identitaires, etc, ne font pas assez consensus pour s'imposer (pour preuve, depuis leur naissance, ces mouvements n'ont toujours pas réussit à changer le monde).
Des solution individuelles à notre quotidien, oui, mais ça reste décorrélé de ces problèmes, car nous ne représentons pas la norme (et donc pas une masse critique suffisante pour un changement à plus grande échelle). C'est un peu comme la différence entre météo et climat.
Absolument d'accord. clind'oeil
Rien ne dit que les pays actuellement dépendants des échanges internationaux laisseront faire.
Amha, il y a de fortes probabilités pour qu'ils s'accrochent à leurs acquis. clind'oeil Toutefois, la réalité risque de leur forcer un peu la main.
(Je n'ai pas vraiment trouvé de source fiable, mais par exemple, il est possible qu'au cours de la crise pétrolière de 1973 les USA aient fait des plans pour une invasion de l'Arabie Saoudite.)
Il y a un plan US dans cette région depuis fort longtemps (« l'initiative grand moyen orient », ou « Greater Middle East Initiative » ; les USA ne semblent pas faire une totale et entière confiance aux Saouds (ils savent parfaitement que cette famille soutien le wahhabisme et l'islamisme ; notamment avec l'aide des pétro dollars). Certains plans US auraient bien vu l'éclatement de l'Arabie saoudite et la constitution d'un « Vatican » islamique autour de la Mecque ; un état religieux qui imposerait une politique religieuse progressiste et unifiée de l'islam, afin de contrecarrer les différentes écoles de l'islam et permettre au monde islamique de s'affranchir du religieux... bref, un moyen de réformer (occidentaliser) l'islam.
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Dernière édition par KrAvEuNn le Jeu 27 Mai 2010 - 10:09, édité 1 fois

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Un champignon menace la production mondiale de blé

Message par tarsonis le Jeu 27 Mai 2010 - 9:47

En lien avec le sujet :

Un champignon menace la production mondiale de blé


Quatre nouvelles souches mutantes d'un champignon pourraient compromettre les cultures de blé mondiales et mettre en péril la sécurité alimentaire de la planète, selon les conclusions d'une étude universitaire présentée, mercredi 26 mai, avant l'ouverture de la 8e conférence internationale du blé à Saint-Pétersbourg.

"Les nouvelles mutations – identifiées l'an dernier en Afrique du Sud – vont rendre les cultures de blé plus vulnérables alors que les champignons pathogènes vont profiter de nouveaux courants du vent pour migrer", explique la Borlaug Global Rust Initiative (BGRI), un groupe américain spécialisé dans les contagions des céréales. Le champignon, baptisé Ug99, est une variante d'une maladie qui détruit les récoltes de blé connue communément sous le nom de rouille. Il se répand grâce au vent, faisant tomber les plants et pouvant détruire une récolte entière.

Les nouvelles souches sont "un sérieux défi", a estimé David Hodson, expert à l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Les premières mutations sont apparues en Afrique. Les experts craignent qu'elles atteignent rapidement d'autres continents. Selon l'International Maize and Wheat Improvement Centre, un centre spécialisé basé au Mexique, l'Asie du Sud, qui produit 20 % du blé dans le monde, est particulièrement menacée par ce fléau. Le blé représente 30 % de la production mondiale de céréales et 20 % de la ration alimentaire que la population mondiale consomme chaque jour, selon des chiffres fournis par BGRI.

Est-ce un pronostic scientifique ou une nouvelle alarmiste pour mieux asseoir les OGM & produits phytosanitaires ?....

________________________________________________________
Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. M. L. K.
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