Le risque grec

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Lun 6 Juil 2015 - 7:54

Chiffres définitifs :
Le non aux propositions des créanciers de la Grèce l'a emporté avec 61,31% contre 38,69%, selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l'Intérieur. La participation s'établit à 62,5%.

Ca vient de tomber :
Le Figaro a écrit:Le ministre des Finances, Yanis Varoufakis a annoncé sa démission au lendemain de la victoire du non au référendum sur les propositions des créanciers d'Athènes.

"Après les résultats, on m'a informé que certains membres de l'Eurogroupe préféraient que je sois absent des réunions, explique l'ancien ministre sur son blog. Une idée que le premier ministre a jugé potentiellement utile à l'obtention d'un accord. Pour cette raison, je quitte le ministère des Finances aujourd'hui".

"Je considère comme mon devoir d'aider Alexis Tsipras à utiliser le capital politique que nous ont donné les Grecs par le référendum d'hier", a-t-il ajouté.
Ca vient de son propre blog (en anglais) :
http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/06/minister-no-more/

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Lun 6 Juil 2015 - 11:40

L'un des gros enjeux d'aujourd'hui, c'est la réunion des 25 banquiers centraux qui composent le conseil des gouverneurs de la BCE pour savoir s'ils maintiennent, augmentent ou suppriment les liquidités d'urgence aux banques grècques (ELA) ;
sachant que les conditions de l'ELA ne sont plus réunies (existence d'un programme d'aide en faveur de la Grèce et solvabilité des banques).

- S'ils suppriment : catastrophe car les banques grecques ne peuvent pas rembourser l'ELA : faillite des banques en question. On se dirigerait tout droit vers le Grexit.
- ils peuvent aussi maintenir l'ELA mais appliquer une décote sur les collatéraux fournis par les banques grècques en garantie. Cela compliquerait la situation des banques mais serait "moins pire" qu'une suppression pure et simple.
- s'ils maintiennent au niveau actuel : pas de catastrophe, mais les banques ne peuvent pas réouvrir ( pas assez de liquidités).
- s'ils augmentent et qu'il y a réouverture des banques : probablement un magnifique bank run !

Il est probable que le conseil des gouverneurs ne voudra pas prendre une décision qui relève du politique, donc maintien au niveau actuel en attendant les décisions politiques.

De toute façon, il est probable que l'accord politique pour un nouveau prêt de l'Europe n'intervienne pas avant demain soir (au plus tôt).

Or, le contrôle des changes et la fermeture des banques était jusqu'à aujourd'hui inclus.

Le plus probable est donc, que, d'ici ce soir ou demain matin, on apprenne que :
- la BCE a maintenu l'ELA au niveau actuel (=statu quo)
- l'accord avec l'Europe va prendre au moins 24 h de plus
- une prolongation de la fermeture des banques et du contrôle des changes pour 24 h minimum (probablement plus) (ça va commencer à faire long pour les Grecs et pour les entreprises grecques qui ne peuvent plus payer leurs fournisseurs !)

Autres options :
- L'augmentation de l'ELA est extrêmement improbable.
- L'annulation de l'ELA serait un coup de vache de l'Europe : avant même les discussions politiques, on met la Grèce le nez dans le caca, on l'oblige presque à 99 % à se diriger vers le Grexit, et on peut se défausser sur le mode "vraiment désolé, ce n'est pas une décision politique, c'est une décision purement technique des gouverneurs des banques centrales.... M'enfin, on vous avait prévenus".

PS : comme je le disais il y a quelque jour, le vrai problème pour un redémarrage complet, y compris la suppression du contrôle des capitaux, c'est de retrouver la confiance. Même en cas d'accord des créanciers, de relèvement de l'ELA et de réouverture des banques (le scénario le plus favorable donc), comment faire pour que le bank run ne continue pas à hauteur de 1 ou 2 milliards par jour (ce qui ne sera guère tenable plus de quelques jours) ? Comment faire pour que l'économie redémarre (que les entreprises, magasins etc. rachètent des marchandises, reconstituent leurs stocks, etc.) ? C'est loin d'être évident après un tel épisode.
On ne peut donc pas exclure que les banques restent en grosse difficulté, ce qui pourrait se traduire par : un contrôle des capitaux (moins drastique que le précédent) et/ou nationalisation d'une ou plusieurs banques et/ou faillite partielle ou totale d'une ou plusieurs banques avec "haircut" sur les comptes de ses clients.
Pour résumer : MEME dans le scénario le plus favorable, la sortie de crise risque d'être compliquée.

PPS : à propos de Jovanovic : son blog est intéressant car on y trouve des infos qu'on ne trouve pas ailleurs ; mais il faut vraiment séparer le bon grain de l'ivraie. Il écrit ce qui lui passe par la tête, il reprend ce que lui envoient les lecteurs, sans aucune vérification. Il adore aussi monter en épingle des infos très anecdotiques.
Par exemple, il écrivait récemment : "DANS 6 MOIS CERTAINES REGIONS NE POURRONT PLUS PAYER LE RSA". Sauf que ce sont les Départements qui paient le RSA, pas les Régions. Fonctionnement différent, budget différent... S'il fait ce genre d'erreur sur une info relevant de la connaissance basique de nos institutions, ce n'est pas bon signe pour la fiabilité du reste des informations.

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Re: Le risque grec

Message par Da le Lun 6 Juil 2015 - 14:25



http://news.yahoo.com/sugar-flour-rice-panicked-greeks-stock-essentials-175737930.html

La panique gagne les supermarchés et les pharmacies: run sur les produits essentiels, ainsi que sur les médicaments.
Cette info date d'avant le referendum.

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Lun 6 Juil 2015 - 15:58

Ca, c'est fait :
Alors qu'elles étaient censées rouvrir demain, après une semaine de fermeture, les banques grecques resteront fermées «pendant quelques jours», ont annoncé des banquiers grecs. «La fermeture sera étendue jusqu'à vendredi ou lundi prochain», a révélé le responsable d'une banque à Reuters.

A noter, les médias espagnols utilisent le mot "corralito" pour cette fermeture des banques... Le même mot qui désigne la fermeture des banques en Argentine en 2001 !
Ici Cinco Dias, quotidien économique (équivalent de Les Echos ou La Tribune chez nous) :
http://cincodias.com/cincodias/2015/07/06/mercados/1436181338_390704.html

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Lun 6 Juil 2015 - 20:02

A l'instant :
AFP / 06 juillet 2015 19h54
La BCE maintient les prêts d'urgence (ELA) aux banques grecques au niveau actuel

Donc on est bien dans le statu quo :
- les banques grecques n'ont pas assez de liquidités pour réouvrir
- attente d'un accord politique sur une solution de sortie... solution de sortie qui pourrait très bien être une sortie de la zone euro et non pas un nouvel accord de prêt !

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Re: Le risque grec

Message par Kerkallog le Lun 6 Juil 2015 - 20:50

...s'ils sortent de l'euro (ce n'est pas trop mon hypothèse), il n'ont plus de monnaie!
Ils ont détruit les bécanes pour imprimer des drachmes: 

http://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Retour-a-la-drachme---Les-presses-ont-ete-detruites--14264897

ils vont demander un prêt à l'UE pour acheter de nouvelles machines à drachmes!?

"Combien de temps faut-il pour lancer sa monnaie ?

En cas de Grexit, la nouvelle monnaie grecque officielle pourrait être disponible en quelques jours sous une forme électronique, ce qui permettrait le paiement des salaires par exemple. Il lui faudrait toutefois plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour pouvoir s’en servir sous une forme physique. Le temps, notamment, de la sécuriser. Les Grecs « y ont probablement réfléchi et sans doute bâti depuis longtemps des plans là-dessus », explique notre source. « Si la drachme devait réapparaître, ce serait sous forme de monnaie parallèle à l’euro, précise cette même source. Dans tous les pays en faillite, il y a toujours plusieurs monnaies qui circulent, l’euro resterait donc la valeur refuge. »"

http://www.20minutes.fr/monde/1645655-20150703-grece-comment-relancer-drachme-malgre-destruction-presses

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Re: Le risque grec

Message par Rammstein le Lun 6 Juil 2015 - 20:59

AMHA d'autres acteurs pourraient entrer dans la danse :
- les USA, car la faillite grecque va provoquer une réaction en chaîne sur les marchés financiers totalement hors de contrôle (déclenchement des CDS, avec des effets de levier très importants) ;
- la Russie, qui a quelques comptes à régler avec l'UE et les USA : http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/06/pour-moscou-le-vote-grec-a-un-gout-de-revanche_4672308_3214.html ;
- une riche monarchie du golfe, qui pourrait se délester de quelques milliards en échange de faveurs européennes ou US.

Vu la méfiance qui risque de frapper les investisseurs, l'euro pourrait bien pâtir de la situation, avec pour conséquence possible une hausse des taux des bonds du trésor de plusieurs pays de l'UE. Emprunter va devenir plus cher, ce qui mettra en péril les finances de plusieurs pays accros au crédit, déjà bien endettés et en déficit chronique.

Mais bon, foutu pour foutu, les grecs ont tout intérêt à jouer la carte islandaise : déclarer l'état d'urgence, nationaliser les banques, coffrer les banquiers et les politiques corrompus, remettre en circulation une monnaie nationale dévaluée par rapport à l'euro, et relancer leur économie en cassant les prix aux portes de l'Europe !  dévil

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Re: Le risque grec

Message par Kerkallog le Lun 6 Juil 2015 - 22:19

...autre solution:

"Grèce : à court d'euros, le gouvernement parle d'émettre une monnaie transitoire

Si la Banque centrale européenne venait à couper le robinet des liquidités, la Grèce pourrait bien être obligée de créer une monnaie transitoire calquée sur le modèle des IOU californiens. Un pari très risqué pour certains, une manière d'atténuer la casse sociale pour d'autres.

Dos au mur, les grecs pourraient choisir d'émettre une monnaie transitoire inspirée des IOU *(« I Owe you », soit en français « je vous dois »). « Si nécessaire, nous mettrons en place un système de monnaie parallèle, sur le modèle des IOU californiens, sous une forme électronique. On aurait du le faire, il y a des semaines », a expliqué le ministre des finances démissionnaire, Yanis Varoufakis. Soulignant que cette solution ne s'apparentait en rien à un « Grexit ».  "

 
http://www.leparisien.fr/economie/grece-a-court-d-euros-le-gouvernement-emettrait-des-iou-une-monnaie-transitoire-06-07-2015-4922513.php#xtor=AD-32280599

*
http://articles.latimes.com/2009/jul/03/local/me-iou-budget3

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Mar 7 Juil 2015 - 7:53

La journée du Grexit ou la journée du reniement pour Tsipras ?

- 8h30: session plénière du Parlement européen. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit prendre la parole pour la première fois depuis le non au référendum en Grèce
- 13h00: réunion des ministres des Finances de la zone euro pour discuter des conséquences du non en Grèce et de la mise en place éventuelle d'un troisième plan d'aide
- 18h00: sommet exceptionnel de la zone euro consacré à la Grèce, deux jours après le référendum qui a ébranlé l'Europe et fait craindre une sortie du pays de l'euro

Le Figaro résume la situation en une seule phrase :
Malgré les ultimes réticences de la France, les pays de l'euro vont présenter la facture à Alexis Tsipras, sous la forme d'un choix politiquement impossible: soit il souscrit au plan de rigueur que le référendum vient précisément de rejeter à plus de 60 %, soit la porte est grande ouverte vers le chaos et la sortie de la monnaie commune.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/06/01003-20150706ARTFIG00359-l-europe-prete-a-dire-non-a-la-grece.php

C'est un point de vue, ça se discute ; et de toute façon, personne n'a de boule de cristal ; mais il faut reconnaître que les différentes déclarations cadrent assez bien avec ce résumé : beaucoup d'intransigeance de la part des différents pays européens et instances européennes ; des déclarations Hollande-Merkel qui n'ont rien annoncé de décisif. Quand on pondère tout ça... on est obligé d'être assez d'accord avec M. Jean-Jacques Mevel du Figaro.

Cette journée devrait être décisive.

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Re: Le risque grec

Message par Kerkallog le Mar 7 Juil 2015 - 10:09

une info ou possibilité de bluff trouvée ce matin=

"...Demain, mardi 7 juillet, le négociateur grec devrait mettre en demeure ses collègues européens de respecter le Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de couper les liquidités. En cas de refus, le gouvernement grec pourrait déclarer l’état d’urgence, confisquerait la Banque centrale de Grèce et éditerait lui-même des euros (il dispose de plaques pour imprimer des billets de 20 euros). Simultanément, il se retournerait contre le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi pour ne pas avoir fourni à la Grèce les moyens de sa stabilité..."

http://www.voltairenet.org/article188068.html


_effectivement il existe une possibilité d'émission à titre national(çà me rappelle le cas récent bien que différent de la pièce de 2,50€ belge) =

"Production et stockage des billets

En avril 2001, la BCE a décidé qu’après l'introduction de l’euro, la production des billets en euros serait décentralisée et mise en commun (pooling). Dès lors, depuis 2002, chaque banque centrale nationale de chaque État membre de la zone euro fournit une partie de la production annuelle totale. La banque centrale concernée prend en charge les coûts de production au titre de la part qui lui a été indiquée16.
En septembre 2002, la BCE a décidé de mettre en place un stock stratégique de l’Eurosystème (c’est-à-dire la Banque centrale européenne (BCE) et les dix‑sept banques centrales nationales (BCN) de la zone euro). Il est utilisé dans des circonstances exceptionnelles, lorsque les stocks au sein de la zone euro sont insuffisants pour faire face à une hausse inattendue de la demande de billets ou en cas d’interruption inattendue de leur approvisionnement16. Les stocks permettent aux banques centrales nationales de gérer à tout moment une variation de la demande. Grâce aux stocks logistiques, il est possible de répondre à la demande dans des circonstances normales. Ces stocks permettent également de remplacer les billets impropres à la circulation, de faire face à une progression inattendue de leur utilisation, de répondre aux fluctuations saisonnières de la demande et d’optimiser leur transfert entre les succursales des banques centrales16.

Émission du billet

Légalement, la Banque centrale européenne et les banques nationales de chaque pays membre de la zone euro ont le droit d'émettre les 7 billets de banque en euro différents. En pratique, seules les banques nationales sont dans la capacité d'émettre ces derniers. La Banque centrale européenne ne possède pas de caisses et n'est impliquée dans aucune opération de trésorerie..."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Billet_de_20_euros#Production_et_stockage_des_billets

PS:

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/07/06/29002-20150706ARTFIG00186-pourquoi-il-ne-faut-pas-avoir-peur-des-euros-grecs.php

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Re: Le risque grec

Message par Catharing le Mar 7 Juil 2015 - 13:40

Info ou rumeur? scratch

Banques grecques : vers une confiscation des dépôts de 30 % sur toutes les sommes de plus de 8 000 €.

C’est actuellement ce qui serait à l’étude en Grèce. Il faut dire que l’on découvre qu’il n’y a presque pas d’argent dans le fonds de garantie des banques.Sans blague, pour une surprise… me voilà surpris !
D’ailleurs, je ne plaindrais en aucun cas les « pauvres » épargnants grecs qui, au bout de 7 années de crise et de 7 années de quasi-faillite permanente, se retrouveraient « spoliés » car de vous à moi, ce n’est pas faute d’avoir eu largement le temps de se « débancariser ».
Il ne sert à rien de plaider la « surprise ».
Concernant votre propre épargne… vous feriez mieux de vous préparer… Cash, métaux précieux, terres agricoles, forêts, et évidemment maison à la campagne avec lopin de terre…
À bon entendeur, salut…
Charles SANNAT Source

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Re: Le risque grec

Message par troisgriffes le Mar 7 Juil 2015 - 18:20

C'est une rumeur lancée par le financial times avant le référendum,sans doute pour pousser
les grecs à voter oui,loupé!^^

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Re: Le risque grec

Message par Catharing le Mar 7 Juil 2015 - 20:23

Apparemment le nouveau ministre des finances est venu les mains dans les poches et sans cravate! clind'oeil

Renégociation des conventions de prêts et de la dette, avec pour but l’effacement d’une grande partie de celle-ci, remboursement du reste dans des conditions qui reconnaissent la priorité des besoins du peuple.
Utilisation de chaque moyen pour faire face aux pressions, attitude intransigeante malgré les difficultés qui apparaîtront, la règle étant, à tout instant de la renégociation, la priorité des besoins du peuple, préparation à toute éventualité.
Source
En relisant le programme de Syriza ,traduction datant de Décembre 2013,et particulièrement les phrases soulignées dans l'extrait ci-dessus,on peut douter de la volonté du gouvernement grec de respecter les engagements pris par la Gréce.. nan

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Mar 7 Juil 2015 - 23:04

Pour une journée qui aurait dû être "décisive", la récolte est maigre :
- Euclide Tsakalotos, le nouveau ministre des Finances grec n'a présenté à l'Eurogroupe que des propositions orales
- une nouvelle proposition incluant un recours au Mécanisme européen de stabilité (MES) doit être faite par les Grecs demain au cours d'une conférence téléphonique de l'Eurogroupe. Une proposition écrite doit aussi être faite, mais je n'ai pas compris si c'est à cette même réunion ou non.
- Tsipras s'exprimera demain devant le parlement européen à 9h45 à l'invitation du président du parlement
- malgré des déclarations des uns et des autres souvent franchement pessimistes, les chefs d'Etat auraient exprimé leur volonté politique de chercher un accord. Autrement dit : SI la Grèce fait des propositions qui sont parfaitement en accord avec nos attentes, ALORS on pourrait avoir un nouvel accord de prêt.
- à l'issue du sommet européen, on a appris qu'une réunion de la zone euro aurait lieu dimanche... mais avec les 28 pays de l'UE !
- toujours à l'issue du sommet, Angela Merkel a tenu une conférence de presse : "Aujourd'hui, nous menons le débat sur un troisième programme pour amener la Grèce à une situation stable», a-t-elle déclaré. Mais elle attend au plus tard jeudi les propositions détaillées pour le MES.
- Le programme selon F. Hollande : "Mercredi, la Grèce fait ses propositions pour un programme d'aide, jeudi elle précise son programme de réformes. Samedi, l'Eurogroupe statue et dimanche, les chefs d'État européens"
- et j'oubliais : Obama a appelé Merkel pour parler de la Grèce et les deux dirigeants auraient convenu que c'est dans l'intérêt de tout le monde de trouver une solution pour que l Grèce se redresse à l'intérieur de l'Eurozone.

Bref, dans le meilleur des cas, un accord dimanche ou lundi !

Et le sous-entendu est assez clair : cette fois-ci c'est le dernière chance, s'il n'y a pas d'accord dimanche, la Grèce se dirige tout droit vers le Grexit. Junker a eu la délicatesse d'expliquer que le plan pour le Grexit a déjà été étudié en détail.

Déclarations dans tous les sens des uns et des autres, une réunion pour écouter des propositions orales, de vagues déclarations d'intentions... J'en retire l'impression que ça merdouille, que ça piétine. La porte n'est pas fermée, mais on ne peut pas dire non plus qu'on ait vraiment avancé !

Les Grecs sont partis pour une deuxième semaine au régime sec. Autant pour les particuliers, vivre avec 60 € maxi par jour est faisable pour la plupart (mais ça doit quand même entraîner quelques cas de détresse), autant pour les entreprises, le contrôle des changes pour les transferts vers l'étranger correspond à une impossibilité de se réapprovisionner de beaucoup de produits... ce qui n'est pas bon pour l'activité économique. Et il va falloir attendre encore pour voir les rayons des magasins se remplir à nouveau.

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Mer 8 Juil 2015 - 8:10



Depuis décembre 2009, début de la crise grecque, les dépôts des banques grecques (entreprises et ménage) sont passés de :
237 531 millards d'euros à 129 218 milliards d'euros.

Ces dépôts ont été presque divisé par deux en 5,5 ans. On voit que le "bank run" de juin, qui n'est d'ailleurs pas représenté dans le graphique qui s'arrête à fin mai, n'est que la touche finale d'un mouvement de fuite des capitaux et de défiance envers les banques qui dure depuis plus de 5 ans. Quand je vous disais que les Grecs riches avaient déjà retiré leurs sous...

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Re: Le risque grec

Message par Rammstein le Mer 8 Juil 2015 - 9:14

C'est surtout qu'il n'y a pas de solution ! Selon les textes, une exclusion de l'UE à l'initiative des autres pays membres de l'union n'est pas possible. Donc si Grexit il y a, cela ne peut se faire que sur l'initiative de la Grèce. Reste la sortie de l'Eurozone, qui devrait de facto être enterrinée dès que la Grèce battra monnaie pour faire face à la pénurie de cash.

Dans les 2 cas, la Grèce n'a aucun intérêt à prendre l'initiative. Ses finances sont dévastées, son économie exsangue. Elle va chercher à gagner du temps, laisser pourrir la situation et gratter le maximum d'aides en tout genre afin de se constituer un trésor de guerre avant le saut final dans l'abysse.

Comme dit plus haut, ce n'est pas la Grèce qui a un problème mais ses créanciers !

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Re: Le risque grec

Message par Da le Mer 8 Juil 2015 - 9:28

Barnabé a écrit:Pour une journée qui aurait dû être "décisive", la récolte est maigre

Je pense qu'ils ont embauché les scénaristes de Lost.
Toujours des rebondissements à la con pour tenir une saison de plus.

Ram, même si les créanciers de la Grèce ont un gros problème, sans le flot constant d'argent des autres, Celle-ci est bien incapable de payer les retraites, les fonctionnaires, ect...

C'est le problème avec ce système, il ne dure que jusqu'à se termine l'argent des autres.

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Re: Le risque grec

Message par Aristote le Mer 8 Juil 2015 - 10:01

Rammstein a écrit:
Comme dit plus haut, ce n'est pas la Grèce qui a un problème mais ses créanciers !

http://fr.euronews.com/2015/02/03/a-qui-la-grece-doit-elle-de-l-argent/

Montant de la dette 325 milliards d’euros. 

Les plus importants créanciers d’Athènes sont les pays membres de la zone euro avec 194 milliards d’euros (graphique). Très loin devant le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne. A leur échelle, les banques grecques sont fortement exposées ainsi que certaines banques européennes.




Les pays membres les plus exposés :





http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150126.OBS0847/mais-qui-detient-les-320-milliards-de-dette-grecque.html

La dette grecque n'est plus totalement ce qu'elle était : elle n'empoisonne plus les bilans de toutes les grandes banques européennes. "Nous n'avons plus de crédits sur la Grèce", dit un porte-parole de la BNP Paribas, la plus grande banque française :
Nous avons vendu nos créances lors de la grande restructuration de cette dette, comme la plupart des investisseurs privés."
Pour sauver le système financier qui était alors menacé d'implosion, les Etats se sont alors substitués aux sociétés privées. La dette grecque est restée extrêmement lourde, puisqu'elle pèse toujours 175% du PNB du pays, soit 320 milliards d'euros, mais ces milliards sont détenus à 70% par des organismes publics :

  • d'abord, le FESF, Fonds européen de stabilité financière, un organisme européen qui dépend de la BCE et qui a prêté 142 milliards;
  • puis les pays européens, qui ont accordé des crédits en direct, à hauteur de 53 milliards;
  • et enfin le FMI qui a prêté 32 milliards.


    Parmi les fonds privés prêtés à la Grèce, soit 54 milliards d'euros, on trouve encore des banques ou des investisseurs financiers qui ont pensé que le jeu en valait la chandelle, entre les intérêts qu'ils ont reçus, ou les garanties qu'ils ont obtenues, et le prix auxquels ils pu racheter les obligations.
    Autrement dit, les banques européennes ne risquent plus de faire faillite, même si le futur gouvernement exécute ses promesses.





600 euros par Français

La suppression de la dette grecque aurait quand même un effet important pour les Etats, et donc les citoyens européens, car un non-remboursement ferait monter leur propre dette. Si cela ne poserait pas un problème complètement insurmontable à l'Allemagne, qui a prêté environ 60 milliards, cela pourrait par contre dégrader dangereusement le bilan de la France, qui a mis 40 milliards dans le pot, selon les chiffres communiqué sur Europe 1 par Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. Cela représente donc 600 euros par Français.
L'essentiel de cette dette publique n'est remboursable qu'en 2041, et son taux d'intérêt a été fixé avec une prime de 3 à 4% par rapport aux taux Euribor à 3 mois, soit environ 3,5 à 4,5% en ce moment. Les Européens remboursent une partie de ces primes à la Grèce, qui bénéficierait ainsi d'un taux réel de 2,6% sur sa dette publique, selon l'institut Breughel. La dette privée, elle, rapporte en ce moment plus de 10% d'intérêt à ses préteurs. Un taux bien lourd à porter pour le pays.

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Mer 8 Juil 2015 - 11:23

Rammstein a écrit:C'est surtout qu'il n'y a pas de solution ! Selon les textes, une exclusion de l'UE à l'initiative des autres pays membres de l'union n'est pas possible. Donc si Grexit il y a, cela ne peut se faire que sur l'initiative de la Grèce. Reste la sortie de l'Eurozone, qui devrait de facto être enterrinée dès que la Grèce battra monnaie pour faire face à la pénurie de cash.
L'Europe dit effectivement que c'est désormais à l'initiative de la Grèce. Ce n'est pas l'Europe qui décidera le Grexit. L'Europe a seulement le pouvoir de refuser les propositions grecques, ce qui acculera la Grèce au Grexit.

Dans les faits, c'est un ultimatum.


Dans les 2 cas, la Grèce n'a aucun intérêt à prendre l'initiative. Ses finances sont dévastées, son économie exsangue. Elle va chercher à gagner du temps, laisser pourrir la situation et gratter le maximum d'aides en tout genre afin de se constituer un trésor de guerre avant le saut final dans l'abysse.
Le pourrissement n'est plus vraiment une option. La Grèce n'a plus le choix. Si d'ici jeudi, elle n'a pas présenté un plan qui puisse faire l'objet d'un accord dimanche prochain, elle est acculée au Grexit. Ca pourrait durer encore quelques jours de plus, mais la menace est désormais très précise. Même Hollande l'a dit en filigranne : si pas d'accord dimanche, la Grèce se sera placée d'elle-même en situation de sortie de la zone Euro.

En résumé, il n'y a que 3 solutions possibles :

1) un nouvel accord de prêt, et c'est reparti pour un tour. A long terme, on sait que la dette grecque est intenable. Mais ça peut durer longtemps, cette quasi-mise sous tutelle, austérité, nouveaux prêts qui permettent de rembourser les anciens, etc. Certains font remarquer que d'autres pays européens ont subi cette potion amère et s'en sont sortis (plus ou moins bien) ; d'autre font remarquer a contrario qu'aucun pays européen n'a été soumis à un régime aussi sévère.

2) le Grexit.  si le timing n'est pas tenu (propositions finalisées pour jeudi, Eurogroupe samedi et sommet européen dimanche) et s'il n'y a pas d'accord sur ces propositions, la Grèce sera, de facto, acculée au grexit. Il pourront peut-être durer quelques jours de plus mais il y aura bien un moment où ils seront obligé d'imprimer leur propre monnaie (soit des IOU temporaires, soit, de façon plus claire et sincère, des néo-drachmes). On se dirigerait probablement vers un scénario type argentin : corralito (maintien de la fermeture des banques), conversion forcée des avoir en néo-drachme avec dévaluation massive, réouverture des banques : la Grèce est devenue un pays du tiers monde, avec une monnaie faible. Les Grecs peuvent bien alors retirer leurs avoirs des banques, ce ne sont plus que des néo-drachmes qui ne valent que la moitié de ce qu'il y avait avant (c'est d'ailleurs l'objectif de cette dévaluation : baisser tellement la valeur de la monnaie qu'il devient dissuasif de les transformer en une autre monnaie : les particuliers et les entreprises auront donc intérêt à utiliser ces drachmes sur le marché intérieur plutôt que d'aller voir ailleurs).
A noter qu'avec une monnaie deux fois plus faible, la Grèce peut encore moins rembourser sa dette. Un Grexit est indissociable d'un défaut sur la dette (comme l'Argentine l'avait fait).

3) l'éclatement de la zone euro, qui pourrait intervenir notamment par la sortie de l'Allemagne. La position de l'Allemagne se rapproche de plus en plus de "eux ou nous". Si la Grèce continue à laisser pourrir la situation, si le Grexit n'est pas consommé, ce pourraient être d'autres pays, au premier rang desquels l'Allemagne, qui décideraient alors de quitter le navire.

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Re: Le risque grec

Message par Kerkallog le Mer 8 Juil 2015 - 11:43

"...600€ par Français..."

_Il me semble que cette part de la dette a déjà été actée dans le total de la dette française=

http://www.challenges.fr/economie/20150630.CHA7417/la-dette-publique-atteint-le-montant-record-de-97-5-du-pib.html

_si je fais un calcul, à bistoudénas, cela fait pour chaque habitant en France:

31350,77€ de dette à rembourser ,dont les 600€ grecs, sur les x dizaines d'années à venir.

_quant au gouvernement grec il a de grosses échéances à fin juillet; il ne peut pas les tenir, quoiqu'il fasse.Ce sont effectivement les créanciers qui ont un problème, au 1er chef le gouvernement allemand & les positions intransigeantes des uns & des autres.
La population grecque ne pourra pas descendre en dessous d'un minimum de survie & payer plus de taxes,impôts, ou restrictions diverses.

_soit la dette grecque est partiellement annulée,soit ce pays est évincé du groupe €,voire de l'UE, soit c'est l'Allemagne qui fait imploser l'euro & l'UE,...?

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Re: Le risque grec

Message par Semper le Mer 8 Juil 2015 - 12:28

En attendant ils ont fait quelque chose de remarquable...un referendum.

C'est pas tout les jours que la majorité décide.
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Le risque grec

Message par Barrique le Mer 8 Juil 2015 - 12:36

http://www.le-projet-olduvai.com/t3005p125-le-risque-grec

Histoire de contre-balancer avec les "...600€ par Français..."


Le discours officiel sur la Grèce



« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?



La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière [1] (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce.
Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette.
La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ».
La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an [2].
La BCE pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs qu’ils détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et pas de remboursement du capital. De toute façon une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

https://france.attac.org/nos-publications/brochures/article/grece-petit-guide-contre-les-bobards-mediatiques?id_rub=97&id_mo=145

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Re: Le risque grec

Message par Da le Mer 8 Juil 2015 - 13:29

Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette.

Lol, c'est bien attac.
La France ne rembourse jamais sa dette, donc c'est pas grave.
Je suis sûr qu'avant 2008, on pensait la même chose en Grèce.

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Re: Le risque grec

Message par Barnabé le Mer 8 Juil 2015 - 13:45

Lettre ouverte de plusieurs éminents économistes (dont Thomas Piketty) à Merkel et aux autres dirigeants européens, publiée hier. En résumé : l'austérité ne fonctionne pas, il faut réduire la dette grecque. http://www.atlantico.fr/pepites/grece-economistes-dont-piketty-ecrivent-merkel-pour-lui-dire-renoncer-politique-austerite-2228742.html
En VO : http://www.thenation.com/article/austerity-has-failed-an-open-letter-from-thomas-piketty-to-angela-merkel/

Une lettre similaire avait été publiée par d'autres éminents économistes (dont Piketty et Stiglitz) dans le Financial Times il y a un mois environ.
http://www.paperblog.fr/7660673/sept-economistes-dont-piketty-et-stiglitz-se-declarent-en-faveur-de-la-grece/
Il y a encore quelques jours (29/06) un article du même tonneau par Stiglitz (prix Nobel) : http://www.project-syndicate.org/commentary/greece-referendum-troika-eurozone-by-joseph-e--stiglitz-2015-06/french
et ça ne date pas d'hier :
En janvier, Stiglitz et 17 autres économistes de renommée internationale avaient publié un lettre ouverte où ils demandaient un abandon partiel de la dette grecque :
http://www.regards.fr/economie/les-economistes-ne-sont-pas-tous/article/joseph-stiglitz-et-dix-sept


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Re: Le risque grec

Message par Barrique le Mer 8 Juil 2015 - 19:52

Da a écrit:Lol, c'est bien attac.
La France ne rembourse jamais sa dette, donc c'est pas grave.
Je suis sûr qu'avant 2008, on pensait la même chose en Grèce.
Je pourrais dire Lol c'est bien le figaro.
Il n'y a pas lieu de dire "c'est pas grave", l'info est factuelle et si je l'ai cité c'est pour contre-balancer un peu face aux discours à charges.

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