Se suffire, pendant très longtemps ? Pas facile...

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Aller en bas

Re: Se suffire, pendant très longtemps ? Pas facile...

Message par Wasicun le Ven 4 Juil 2008 - 1:42

Hé John Locke ... contacte moi en MP et si tu as du temps à tuer cet été (30 minutes de Strasbourg) on essayera de faire un gibier de A à Z ... (tu te saliras un peu les mains ...).

;-)
avatar
Wasicun
Membre Premium

Masculin Nombre de messages : 1942
Age : 45
Localisation : Ost Front (definitiv)
Emploi : Nihiliste (für immer)
Loisirs : Boit Sans Soif (und ewig)
Date d'inscription : 23/02/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Se suffire, pendant très longtemps ? Pas facile...

Message par Zapata le Ven 4 Juil 2008 - 16:47

Bonjour Wasicun,

L'inconvénient de la chasse (que je suppose par arme à feu), en situation de survie, c'est : d'une part, le bruit..., qui attire des attentions dont on se passerait parfois ; d'autre part, la nécessité de détenir un stock déjà conséquent de munitions, qui risque de finir par s'épuiser, surtout si les conditions sociales mettent un embargo sur ce type de fourniture. Même si l'on a emmagasiné poudre et plomb, cela finit aussi par se tarir. Bien entendu, on peut durer quelques mois..., peut-être années...

Bien évidemment, on ne va pas piéger avec fosse pour tigre du bengale, en France, et je pensais aussi petit gibier qui, comme je le disais dans un autre sujet, représente souvent la ration protidique d'une journée, ce qui permet, avec une prise, de couvrir son besoin immédiat, sans besoin de stocker ou de transporter le surplus.

De plus, la pyramide écologique fait que le petit gibier est plus abondant que le gros (numériqument).

Il est évident que l'élevage est un vrai, gros travail, et ce n'est pas Marie-Antoinette, avec ses moutons bien propres et enrubanés... Cependant, cela ne demande pas, non plus, d'être un émule de Rambo.

Je pense à ces vieilles campagnardes, le plus souvent veuves, qui arrivent encore à cultiver leur petit lopin de potager, élever assez de volailles et de lapins pour leur consommation personnelle, malgré leur âge. Notamment en région montagneuse, que je connais bien... Une vie simple, parfois très simple car frisant un certain dénuement, mais une vie possible...

Autre exemple : deux frères agriculteurs, et la femme de l'un des deux, qui ont géré une ferme avec une dizaine d'hectare, au-delà de leurs soixante-cinq ans. Polyculture : maïs, vigne, fourrage, prés d'élevage.

La femme (environ 1,65 mètre, et guère plus de soixante kilos) gardait les vaches (pas de clôture) une bonne partie de la journée, faisait (à la main) la cuisine pour trois et la vaisselle derrière, s'occupait des poules et des lapins, faisait la lessive (toujours à la main) et repassait (au fer non électrique !), juste pour citer certaines de ses tâches quotidiennes...

Les deux frères (moins de 1,75 chacun, 55 et 80 kg respectivement) labouraient, semaient, taillaient, élaguaient, fauchaient, récoltaient, bûcheronnaient (cuisine et chauffage au bois) plus la gestion du petit potager et du verger de subsistance. Et sans tracteur, juste un cheval de trait et les outils de base : charrue, herse..., pour les gros travaux. Ajoutons à cela la traite (manuelle) de six vaches, et le transport du lait à la fruitière (en mobylette). Pas de permis de conduire, donc tous les déplacements à pied ou en vélo.

Tout cela pour dire que ce n'est pas facile, mais que ce n'est pas, non plus, extraordinaire et nécessitant jeunesse et condition physique supérieure. Par contre, c'est debout à cinq heures du matin au plus tard, et au lit à dix heures du soir au plus tôt, 365 jours par an...

Il faut bien distinguer entre le troupeau, ce qui sous-entend une division du travail, dans un groupe humain déjà conséquent, et quelques têtes, pour une à quelques personnes, en ce qui concerne la charge de travail

Il est évident que les prélèvements "sauvages" (à tous les sens du terme) seraient à craindre, en situation de survie. Mais, cela ne devrait pas être des conditions bien pire que celles qui régnaient au Haut Moyen-Âge, où la faune sauvage existait (ours, loups, entre autres...), où les gros chiens de type molosse étaient des luxes seigneuriaux, hors de portée des manants, qui arrivaient bien à surveiller les bêtes personnelles ou confiées, quand même. En plus, c'étaient les enfants ou bien les jeunes adolescents qui en avaient la responsabilité...

Le meilleur moyen de conserver de la viande, c'est parfois sur pied..., comme on le faisait d'ailleurs du temps de la marine à voile (tortues marine qui, une fois mortes, sont inconsommables en quelques heures).

Pour en revenir à l'élevage, ce qui est sûr et certain, dans le cadre de nos échanges et du contexte présupposé (survie en basse technologie) c'est qu'il y aura lieu de revenir à des races très rustiques, capables de se débrouiller avec ce qu'il y a, très résistantes aux intempéries et aux maladies, car les espèces actuelles, de haut rendement, mais médicalisées et élevées plus ou moins "hors sol", ne pourront pas tenir longtemps hors de ces conditions artificielles.

Salut.

Zapata
Membre Premium

Masculin Nombre de messages : 501
Date d'inscription : 06/01/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum