Conduite à tenir face à une tornade

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Conduite à tenir face à une tornade

Message par brunov99 le Jeu 11 Jan 2007 - 1:00

Tornades

De violents orages électriques accompagnés de rafales de vent et la formation d'un tourbillon en forme d'entonnoir ou de colonne noire sont habituellement les signes avant-coureurs du passage d'une tornade dans une région. Souvent, on entend un fort rugissement semblable au bruit d'un train ou d'un avion. Chaque fois qu'il y a un violent orage électrique dans la région, on doit surveiller les messages de "veille" et d'"avertissement" météorologiques lancés par Service environnement atmosphérique Canada concernant les dangers de tornade.

Les tornades peuvent se déplacer à plus de 100 kilomètres à l'heure, mais leur vitesse moyenne est de 50 kilomètres. Une tornade se déplace en moyenne sur une largeur de 90 à 120 mètres au sol. Elle s'étend en moyenne sur une longueur de moins de 1,6 kilomètre, mais on a déjà vu une tornade d'une longueur de plus de 65 kilomètres. En général, ce phénomène météorologique se produit entre 15 h et 19 h et, dans 85 p. 100 des cas, vient du sud-ouest.

Si vous êtes à la maison :

Si vous avez un sous-sol, allez à cet endroit, et protégez-vous la tête et la figure. Si vous n'avez pas accès à un sous-sol, dirigez-vous vers la partie centrale et au rez-de-chaussée de votre maison. Une penderie ou une salle de bain offrent en général un bon abri. Protégez-vous toujours la tête et la poitrine contre les objets qui peuvent se déplacer dans les airs.
Si vous vous trouvez dans un immeuble construit en hauteur :
N'utilisez PAS l'ascenseur. Dirigez-vous vers le centre de l'immeuble, vers la cage d'escalier ou vers une salle de bain. Suivez les directives des services de sécurité de l'immeuble ou des autorités.

Si vous êtes dans un véhicule :


ARRÊTEZ! Sortez du véhicule et éloignez-vous du couloir de la tornade en vous déplaçant perpendiculairement à ce dernier; couchez-vous dans une cavité ou un fossé, et rappelez-vous de vous couvrir la tête et la poitrine.
Si une tornade se produit :

• NE restez PAS dans une maison mobile... sortez et trouvez un abri ailleurs. Considérez la maison mobile comme un véhicule.

• N'essayez PAS de contourner la tornade à bord de votre véhicule ou à pied... vous pourriez perdre cette course et la vie en même temps.

• N'ouvrez PAS les fenêtres. NE restez pas dans une pièce vaste et ouverte NI dans un endroit où il y a beaucoup de fenêtres.

brunov99
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Re: Conduite à tenir face à une tornade

Message par bluetansy le Jeu 11 Jan 2007 - 10:16

J'ai connu une tornade en Seine et Marne quand j'étais gamine...J'essaye désespérément de trouver de la doc dessus sur le net mais pour le moment chou blanc...

J'avais environ 9 ans (en CM2 et j'avais un an d'avance, donc ça doit faire ça) et je suis née en 1964...Donc ça devait être en 1973...

Déjà je confirme que les décès ont été ceux de personnes dans leur véhicule ou dans des caravaves. Le maximum de dégâts a été sur les véhicules et sur les campings...Ensuite bien entendu, toits, vitres, arbres, clôtures et bien sûr pour les professionnels les serres et assimilés...

J'étais en train de jouer dans la cour décole quand nous avons remarqué le tourbillon dans le ciel...Bizarrement je me souviens d'un grand silence, aucun bruit...On a vu des arbres plier et quand arrivés à un certain angle ils ont cassé net au lieu de se redresser, tout le monde s'est mis à hurler et à courir dans tous les sens...Les adultes ont réussi à nous faire rentrer dans les bâiments, une bonne partie des fenêtres s'est ouverte sous la pression du vent et en un éclair, tout était à nouveau normal...

Quand on rentre chez soi ensuite et qu'on voit l'état de certaines maisons sur le trajet, on croise les doigts pour l'état de la sienne...Pour nous, une partie des tuiles envolée, les vitres d'une porte fenêtre et d'une fenêtre enmiettes, les pièces correspondantes chamboulées avec bris d'objets, chute de meubles.

Ma balançoire arrachée avait volé dans le champ d'à côté par contre on avait quelques arbres et ils avaient résisté.

Je me souviens de situations hilarantes, la mamie d'à côté, partie en ballade dans les champs exhibait les hématome de ses bras fait par son mari qui l'avait maintenanue plaquée à terre et serrée fort. On s'échangeait les pièces de linge arrachées sur les fils et qui avaient volé dans tout le village...Et aussi de solidarité pour trouver des bâches, des échelles, étendre tout ça, calfeutreles fenêtres brisées...

Je me souviens surtout de la rapidité du phénomène et de l'impression générale de désolation ensuite...

C'est étrange, finalement je me dis qu'entre cette expérience, un orage de grêle monstreux, le fait d'avoir une conscience aiguisée sur le plan écologique...C'est pas par hasard que je suis sur ce forum... clind'oeil

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Re: Conduite à tenir face à une tornade

Message par ipphy le Dim 6 Avr 2008 - 18:37

De la doc sur les cyclones, les principes doivent pouvoir s'appliquer aux tornades.

Source
<li class="Labeurgras">Les autres mesures préventives</li>

Outre
la prévision cyclonique et l'information de la population, les autres
piliers de la prévention sont la « prise d'assurances » quant à la
non-exposition du futur terrain d'assise du projet aux phénomènes
induits par les cyclones [voir chapitre aléa cyclonique] et le respect des normes de construction en vigueur.
La maîtrise de l'aménagement
Une attention particulière doit être portée sur le choix du terrain
d'implantation des nouveaux projets d'urbanisation (dans l'idéal, un
diagnostic du risque pesant sur le bâti existant est également
souhaitable). Les principes à respecter sont les suivants :
- éviter de construire en
bordure du littoral, de façon à s'affranchir du risque lié à la houle
cyclonique et à la marée de tempête ;
- ne pas construire dans le lit majeur
des cours d'eau (et plus largement dans toute zone inondable) compte
tenu des risques de débordements existants pendant et après le passage
du cyclone (liés à la pluviométrie souvent importante qui l'accompagne)
;
- éviter les sites dont les caractéristiques topographiques leur confèrent une trop grande exposition aux vents ;

- ne pas construire sur un versant soumis aux instabilités de terrain (de même qu'en tête ou au pied de celui-ci) ;

- ne pas construire sous une ligne électrique haute tension (risque d'électrocution et d'incendie).
Dans les zones exposées aux risques, selon l'article L 562-1 du Code de
l'environnement, les constructions sont soit interdites, soit soumises
à des conditions de réalisation, d'utilisation ou d'exploitation.

Les dispositions constructives paracycloniques

L'objectif
du génie paracyclonique repose sur un ensemble de principes conceptuels
et de dispositions structurelles. Il ne s'agit pas de garantir une
résistance totale du bâti contre tout phénomène cyclonique, mais
d'améliorer la résistance générale du bâtiment (tout en conciliant
l'objectif de climatisation naturelle du bâtiment, objectif
incontournable du fait du climat des zones concernées). Ce dernier
objectif est relativement simple à mettre en œuvre.
Un bâtiment construit selon les
règles paracycloniques pourra subir des désordres structurels plus ou
moins importants, mais la vie des occupants ne doit pas être menacée.
Le génie paracyclonique, en cherchant à
améliorer la résistance aux vents violents, s'attache notamment à
optimiser les paramètres essentiels suivants : <li>la prise au vent
(importance des débords de toitures, géométrie et pente du toit). Pour
lutter efficacement contre l'effet « prise au vent » il faut réduire
autant que possible la taille de ce qui dépasse des murs porteurs
(débord de toiture). Au delà d'une trentaine de centimètres, des
techniques particulières sont nécessaires pour renforcer le débord et
limiter le risque de soulèvement du toit. Dans le cas de la réalisation
d'une terrasse couverte, une conception adaptée est indispensable (par
exemple non continuité physique entre les toitures de la bâtisse et la
terrasse de façon à ce que si cette dernière est emportée, cela ne
mette pas en péril la toiture principale). Pour un meilleur compromis
entre forces de soulèvement et surpression du versant au vent, la pente
du toit doit se situer autour de 30 ° ;</li>






La pente du toit

La
pente du toit est l'élément principal de défense des structures de
maisons individuelles contre les forces de soulèvement et d'arrachement
de la toiture en cas de vent très fort. Un toit à quatre pentes, avec
une inclinaison de 30 °, est recommandé.


<li>la toiture
: l'emploi de la tôle ondulée comme couverture, courante dans les
régions cycloniques, doit nécessairement s'accompagner de certaines
précautions : fixation à l'aide de vis et non par des clous,
recouvrement suffisant entre les tôles, ancrage des tôles toutes les
trois ondes, aux extrémités du toit fixation des tôles sur les planches
ou sur le béton des murs porteurs par des vis tous les 50 cm. Pour les
toits en tuiles, il est nécessaire de n'utiliser que des tuiles à
emboîtement (romanes, mécaniques). Les tuiles des extrémités et de
faîtage doivent être scellées au mortier ; </li>








L'effet des vents sur les habitations

Si
les dépressions sur le toit dues au vent se conjuguent à une mise en
surpression de l'intérieur du logement (impact d'un corps étranger ou
ouverture d'une porte ou d'une fenêtre sur la façade au vent), les
forces de soulèvement sont fortement augmentées, provoquant ainsi
d'importants dégâts.

<li>le renforcement ou la protection des ouvertures
(portes et fenêtres) : quel que soit le type d'ouverture, elle doit
impérativement être protégée par un système de volets paracycloniques.
À défaut, l'épaisseur du vitrage doit être d'au moins 6 mm. De trop
grandes surfaces « ouvertes » sont dans tous les cas à proscrire (même
protégées par des volets). En cas d'absence de volet, l'utilisation de
panneaux de contreplaqué peut être une solution d'urgence efficace
(fixation des panneaux sur un cadre en bois avec des chevrons). Si
l'ouverture est plus étroite que haute, les renforts doivent être
horizontaux. Si votre baie est plus large que haute, les renforts
doivent être verticaux ;</li>






Fermetures et ouvertures

La
fermeture des parties au vent et l'ouverture des parties sous le vent
permet, durant le cyclone, de créer des dépressions compensatrices sur
le profil du bâtiment. Un puits de dépression, ouvert en toiture,
constitue une autre application de ce principe.


<li>le contreventement
correspond à l'agencement des pièces d'une construction, destiné à en
assurer la stabilité, à s'opposer à sa déformation due aux efforts
horizontaux ou à son renversement. Les contreventements verticaux ne
sont pas suffisants. Des contreventements horizontaux doivent également
être assurés à l'aide des toitures (charpente bois correctement
dimensionnée avec une bonne mise en œuvre, bon choix du bois, bon
ancrage de la charpente à la structure, etc) et des planchers.
L'ensemble du dispositif de contreventement doit être soigneusement
liaisonné. Dans une charpente traditionnelle, le contreventement
s'effectue à l'aide de liens placés dans le plan du faîtage. Dans les
constructions plus importantes, les contreventements deviennent de
véritables poutres triangulées en K ou en N placées dans les plans de
la toiture ;</li>
l'ancrage au sol ;

la liaison murs-charpente.

À ces mesures structurelles, il convient d'ajouter la nécessité
d'éloigner autant que possible la végétation des abords du bâti (ou à
défaut élaguer, voire abattre, les arbres trop proches ou fragiles).
D'autre part, la construction sur pilotis est vivement déconseillée.
La loi n° 87 565 du 22 juillet 1987 prévoit la mise en place de règles
particulières de construction (avec un renforcement des normes à
respecter dans les DOM). Il s'agit notamment des règles prenant en
compte les risques dus aux vents exceptionnels (intitulées règles neige
et vents 1965 - NV65).


Les
règles NV65 ont pour objet de fixer les valeurs des surcharges
climatiques (vents notamment) et de donner des méthodes d'évaluation
des efforts correspondants sur l'ensemble d'une construction ou sur ses
différentes parties. Ces règles ont été modifiées et rééditées en 2000,
définissant une nouvelle carte de vitesse des vents pour la France
métropolitaine. Les DOM-TOM exposés aux cyclones sont
classés en zone 5 (la plus pénalisante). La classe 5 décrète des normes
qui permettent aux infrastructures de résister à des vitesses de vents
d'un minimum de 210 km/h et pour un coefficient de site de 1,20 (une
construction de 10 mètres de hauteur doit pouvoir résister à des
pressions de vent de plus de 250 kg
par m2). Une norme européenne, Eurocode, devrait prochainement remplacer ces règles.

L'autorité
administrative dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour prévoir des
mesures d'interdiction ou des prescriptions dans des zones non
directement exposées aux risques mais où les constructions et
aménagements pourraient en créer de nouveaux.

ipphy
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