Antibiorésistance

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Antibiorésistance

Message par Kyraly le Jeu 11 Mai 2017 - 14:11

Ce point a déjà été évoqué dans des posts, mais je vous propose ci dessous un ensemble de ressources sur le sujet :

La résistance des bactéries aux antibiotiques est considéré aujourd'hui par l'OMS comme une des menaces sérieuse qui pèse sur notre monde actuel :
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/04/30/22285-resistance-antibiotiques-menace-devient-realite
L'OMS lui à consacré un rapport en 2014 (256 pages, j'ai pas encore tout lu) :
http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/112642/1/9789241564748_eng.pdf?ua=1
l'ANSES a édité une plaquette assez parlante sur la problématique :
https://www.anses.fr/fr/system/files/ANSES-Ft-Antibioresistance.pdf

Et aujourd'hui un institut russe a éditer une carte interactive Resistomap 
ResistoMap a pour but de localiser les endroits où la capacité microbiologique de l’intestin humain à résister aux antibiotiques est la plus importante.
Source :
http://sciencepost.fr/2017/05/carte-interactive-mondiale-de-resistance-aux-antibiotiques/

L'accès direct à Resistomap :
http://resistomap.rcpcm.org/

Un effort est déjà lancé par l'INRA pour limiter la présence d'antibiotiques dans les élevages :
http://www.inra.fr/Grand-public/Sante-des-animaux/Tous-les-dossiers/Reduire-les-antibiotiques-en-elevage

Du coup, quels sont les autres vecteurs de soins?? Dans le cas d'un effondrement de l'approvisionnements en médicaments, quels seront les alternatives?
L'argent colloidal?
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=argent-colloidal-antibiotiques

Des pistes ici :
http://www.magazine-avantages.fr/,les-vraies-alternatives-aux-antibiotiques,2300105,26214.asp
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Re: Antibiorésistance

Message par Kyraly le Sam 18 Nov 2017 - 17:01

Suite aux colloques de la semaine mondiale du bon usage des antibiotiques :

La page de l'OMS propose des témoignages de personnes confrontés a ce soucis:
http://www.who.int/campaigns/world-antibiotic-awareness-week/personal-stories/fr/

l'ANSM propose une brochure et un rapport sur le sujet :
http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/bc1388c9d55292253ae0889fad2a54e9.pdf
http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/a41b0ed1491854cc84206ae6c51427eb.pdf
http://ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/e8468de77f46e530471c0b228c900527.pdf

2 infographies sur le sujet :




Face à une pandémie, ce point deviendrait très préoccupant
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Re: Antibiorésistance

Message par a2pir le Sam 18 Nov 2017 - 17:42

faudrait avoir le % d'augmentation de personne en ville .
car il me semble qu'un biais se cacherait là: augmentation de la consommation du a l'augmentation de la population et non a une consommation individuelle augmenté
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Re: Antibiorésistance

Message par Kyraly le Sam 18 Nov 2017 - 20:01

Les doses sont indiquées "/1000 habitants / jour", donc a mon avis cela est indépendant de l'augmentation de la population. Non?
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Re: Antibiorésistance

Message par tarsonis le Ven 1 Déc 2017 - 16:06

Salut,
la doc de l'ANSM est un peu LOL sur les bords :

ENGRENAGE : DE LA SURCONSOMMATION D’ANTIBIOTIQUES À L’IMPASSE THÉRAPEUTIQUE

La surconsommation d’antibiotiques est responsable de l’augmentation des résistances bactériennes aux antibiotiques, faisant craindre des impasses thérapeutiques de plus en plus fréquentes.



Bouh les méchants médecins qui prescrivent trop d'antibiotiques !
Je ne sais pas comment l'ANSM ose encore faire l'amalgame car l'émergence de ces deux résistances est bien documentée !

En gros, ici, on a gavé les élevages avec des tas de molécules, dont une bonne tripotée d'antibios.

Concernant ces deux exemples cités :

La vancomycine -un glycopeptide-, l'un des antibios de dernier recours les plus importants a vu des résistances émerger avec l'utilisation de l'avoparcine en tant que facteur de croissance animale -cad classé dans les additifs alimentaires- dans les années 80. L'homme consommant les animaux se contamine ensuite avec les souches résistantes sélectionnées. C'est très bien documenté !

The use of avoparcin as a growth promoter and the occurrence of vancomycin-resistant Enterococcus species in Norwegian poultry and swine production.

This study documents a strong and statistically significant association between the use of the glycopeptide avoparcin as a growth promoter in Norwegian poultry production and the occurrence of vancomycin-resistant Enterococcus species (VRE). Avoparcin was approved as a feed additive for broilers and turkeys in Norway in 1986 and was banned from June 1, 1995.

Concernant les points de comparaison, c'est également documenté :
Enterococci of animal origin and their significance for public health

It was therefore of major concern that large amounts of avoparcin were used as feed additives for animal production, thereby selecting for vancomycin-resistant enterococci. In 1994, 24 kg of active vancomycin was used for human therapy in Denmark, whereas 24 tons of avoparcin was used for pig and broiler production [8]. From 1992 to 1996, Australia imported an average of 582 kg of vancomycin per year for human medical purposes, and 62.6 tons of avoparcin per year for animal production [9].
On parle de kilos pour soigner une population humaine d'un côté, et en tonnes pour la population animale, donc un facteur mille.


Pour la résistance au céfotaxime, céphalosporine de 3e génération, c'est le carbadox, quasiment la même molécule et utilisée en tant que facteur de croissance dans l'alimentation des porcs....
Le pire dans l'histoire est que ces molécules ont été des intrans dans l'alimentation, et non un traitement antibiotique, ce qui a pu être administré avec des volumes gigantesques, en milliers de tonnes par an.

Quand on parle de gavage...De mémoire, l'UE n'a banni les antibios en tant que facteurs de croissance qu'en 2006, mais c'était déjà bien tard vu que les souches circulaient déjà dans la population.

Le problème vétérinaire n'a pas disparu; plus de la moitié des antibios consommée en France est à destination de l'élevage (770 tonnes pour l'humain, 1000 tonnes pour l'élevage, principalement boeuf/porc/volaille)... et certains pays comme les USA montent à 80%.

Le rapport de l'Anses évalue à environ 70mg d'antibio par kg de viande produite.... donc la carte mondiale des résistances devrait sans doute être mise en parallèle avec celle de l'usage des antibios vétérinaires... clind'oeil
http://storage.canalblog.com/49/17/913447/69564092.pdf

Enfin, les propos de l'ANSM me semblent un tantinet biaisés :
Le staphylocoque doré n’est pas un pathogène habituel de l’animal, et il est plus rarement présent que chez l’Homme à la surface de la peau. Parmi les espèces couramment considérées, le porc est la seule espèce naturellement colonisée par le staphylocoque doré.

Parmi les staphylocoques dorés trouvés chez l’animal, certains peuvent être résistants à la méticilline, mais leur prévalence en France reste faible (2-5%) [15] . La transmission entre l’Homme et l’animal existe lors de contacts étroits, par exposition professionnelle (éleveurs, vétérinaires) ou chez des propriétaires de chiens ou de chats. Elle est donc limitée à des situations très précises. Dans le cas du porc, ce sont les éleveurs ou les vétérinaires qui sont exposés (transmission animal-Homme). Dans le cas des animaux de compagnie, ce sont les chiens et les chats qui sont infectés par des SARM d’origine humaine (transmission Homme-animal).

Les résistances à la vancomycine chez l'humain ont émergé par contamination avec des entérocoques résistants (lors de la consommation de viande), mais complètement inoffensif. Cette résistance a été transmise ensuite aux staphylocoques dorés (par bloc de gènes entiers); on appelle ça le transfert horizontal...

La problématique est bien plus complexe que médecine de ville / médecine hospitalière (ce qui me semble un peu un faux débat), saupoudrée de médecine vétérinaire...

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Re: Antibiorésistance

Message par Kyraly le Sam 2 Déc 2017 - 1:15

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Re: Antibiorésistance

Message par Kyraly le Mar 4 Sep 2018 - 20:03

Des chercheurs Australiens auraient découvert une évolution du Staphylocoque Epidermis qui résisterait a tous les traitements antibiotiques et dont la présence serait avérée dans le monde entier. 

https://www.ouest-france.fr/sante/une-bacterie-multiresistante-se-propage-dans-les-hopitaux-des-chercheurs-australiens-lancent-l-5948330

Son équipe a examiné des centaines d’échantillons de S. epidermidis provenant de 78 hôpitaux du monde entier.
« Elle peut être mortelle, mais c’est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l’hôpital… cela peut être assez difficile à éradiquer et les infections peuvent être graves », a déclaré M. Howden.
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Re: Antibiorésistance

Message par tarsonis le Mer 5 Sep 2018 - 9:24

Hello,

la presse découvre la pan-résistance, qui a été détectée depuis pas mal d'années.

L'étude, publiée par Nature il y a quelques jours : https://www.nature.com/articles/s41564-018-0230-7
Furthermore, we reveal that the D471E and I527M combination occurs almost exclusively in isolates from the ST2 and ST23 lineages. By breaching lineage-specific DNA methylation restriction modification barriers and then performing site-specific mutagenesis, we show that these rpoB mutations not only confer rifampicin resistance, but also reduce susceptibility to the last-line glycopeptide antibiotics, vancomycin and teicoplanin.

Our study has uncovered the previously unrecognized international spread of a near pan-drug-resistant opportunistic pathogen, identifiable by a rifampicin-resistant phenotype.

Genetic Analysis of Glycopeptide-Resistant Staphylococcus epidermidis Strains from Bone and Joint Infections
(une étude française de 2013)
Staphylococcus epidermidis is a major nosocomial pathogen causing a variety of device-related infections in humans (1, 2). S. epidermidis can develop antibiotic resistance and also form biofilm on implanted medical devices (3, 4).

In most countries, 75 to 90% of all hospital S. epidermidis isolates are resistant to methicillin (1, 5). Resistance to fluoroquinolones, erythromycin, clindamycin, gentamicin, rifampin, tetracycline, and chloramphenicol is also frequent (1, 6–8).

Multilocus sequence typing (MLST) analysis suggests that multidrug resistance in S. epidermidis is associated with a small number of related clones, mostly belonging to ST2 and related sequence types (STs) (9–11).

Recent studies report the recovery of increasing numbers of glycopeptide-resistant S. epidermidis (GRSE) strains around the world (3, 4, 12–16). Glycopeptide resistance has been detected in a large number of S. epidermidis isolates from patients with bone and joint infections (BJIs) and is a matter of particular concern in orthopedic surgery (3). Most of the GRSE isolates recovered are resistant to methicillin, and many are also resistant to other antibiotics widely used to treat staphylococcal BJIs, including rifampin or clindamycin (3)

Outre la contamination des services de soins, S. epidermidis peut représenter un réservoir génétique des résistances, et les transmettre horizontalement à d'autres souches, comme cela s'est déjà vu dans d'autres situations (role of Staphylococcus epidermidis as a reservoir and alternative pathway for the spread of linezolid resistance.)

De ce côté, ce serait "bien plus" gravissime...

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Re: Antibiorésistance

Message par troisgriffes le Mer 5 Sep 2018 - 19:43

Post non constructif :

Donc en conclusion ,les hôpitaux sont dangereux pour la santé!
Évitez toutes promiscuités avec le corps médical.
zarbi
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Re: Antibiorésistance

Message par Kyraly le Mer 5 Sep 2018 - 20:02

Réponse non constructive :


Je crains de ne pouvoir cautionner ton propos, y'a soirée infirmière demain... 
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Re: Antibiorésistance

Message par tarsonis le Mer 5 Sep 2018 - 20:10

Hello,
mine de rien ce n'est pas faux, car les milieux à forte pression sélective font systématiquement émerger des pathogènes résistants (hôpitaux comme crèches).
On en parlait justement autour d'une pinte avec quelqu'un ici présent clind'oeil
Dans le cadre d'une épidémie/pandémie/scénario-zombie, il y a de fortes chances que les structures de soins soient des points de propagation (tout en étant saturées), et les personnels des vecteurs potentiels.
Amha, le mythe de l'infirmière zombie doit être un corolaire latent dans l’imaginaire collectif dévil

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Re: Antibiorésistance

Message par albertspetz le Mer 5 Sep 2018 - 20:42

OUI ce sujet a déjà été traité
OUI les sujets doivent être actualisés.
OUI nous aussi nous avons tous accès à la toile et donc si nous voulons approfondir le sujet GG est là.
Qu'apporte de nouveau à notre démarche de résilience ce sujet ?
Et OUI si je peux me soigner loin des structures médicales, je le fais.
Etes vous capable dans d'un éventuel environnement fortement dégradé de diagnostiquer, de traiter que l'un de vos proches est atteint par bactérie ou virus antibiorésistant, après la lecture du sujet ?
Pour en parler.....

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Re: Antibiorésistance

Message par Philippe-du-75013 le Mer 5 Sep 2018 - 21:08

Supprimé par l'auteur (bruit)


Dernière édition par Philippe-du-75013 le Mer 5 Sep 2018 - 23:22, édité 1 fois

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Re: Antibiorésistance

Message par tarsonis le Mer 5 Sep 2018 - 22:41

Hello,
albertspetz a écrit:OUI ce sujet a déjà été traité
OUI les sujets doivent être actualisés.
Tu réponds à quoi là ?


OUI nous aussi nous avons tous accès à la toile et donc si nous voulons approfondir le sujet GG est là.
Au niveau médical, Google est surtout une caisse de résonance à la connerie. Entre autre, à chaque fois c'est le même coup : une étude, un truc mal interprété, et la presse française qui fonce pile poil dedans à grands coups de copié/collé.
Ajoute à cela quelques lobbies pour compliquer le tout.


Qu'apporte de nouveau à notre démarche de résilience ce sujet ?
Un point de vue critique sur l'actualité, que l'ANSM raconte des conneries culpabilisantes qui lavent le cerveau des patients et d'une partie de la classe médicale.
En gros, cela apporte un éclairage sur les articles de presse qui nous inondent au quotidien (très mal vulgarisés en France), tout comme certains chroniquent toutes les épidémies d'Ebola en Afrique de l'Ouest, ou le compteur Linky.
Perso j'essaye de fournir une grille de lecture à hauteur de mes connaissances.


Etes vous capable dans d'un éventuel environnement fortement dégradé de diagnostiquer, de traiter que l'un de vos proches est atteint par bactérie ou virus antibiorésistant, après la lecture du sujet ?
Pour en parler.....
La lecture du sujet ne permet pas de pondre un diagnostic médical, ce n'est pas le but.
En revanche, faire des liens, donner des pistes (pubmed & co) et suivre une démarche scientifique permet de se faire une idée du sujet, de moins tomber dans le panneau, développer un esprit critique et adopter un comportement personnel qui peut influer sur sa communauté (famille, amis, quartier, etc.).

Nous sommes dans une époque de transition au niveau thérapeutique car la génération qui me précède a connu le miracle des antibios qui venaient à bout de maladies auparavant incurables, tandis que la mienne et la suivante vont connaître, faute de nouvelle découverte, le "rattrapage" inéluctable des résistances, donc le retour à la case départ.

Au passage, cela fourre un poing assez gros dans le pif des pseudo-gourous "survival/prepper" qui ne jurent que dans le coamoxiclav (en se plantant dans la posologie et la durée...) dans leurs bouquins cités en référence.

Pour revenir à la question, et en faisant l'impasse sur le "virus antibiorésistant", j'aurais tendance à penser qu'un environnement dégradé serait beaucoup plus sujets aux maladies hydriques et à la malnutrition car la pression sélective serait bien moindre (post-Katrina, pays de l'Est et du Tiers Monde, que je commence à connaître), en gros aux règles d'hygiène et à surtout ne pas foncer sur ses cartons d'antibios.

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Re: Antibiorésistance

Message par Catharing le Jeu 6 Sep 2018 - 0:41

Salut,

3G a écrit:Donc en conclusion ,les hôpitaux sont dangereux pour la santé!
Parfois ...
http://www.cpias.fr/ES/surveillance/2017_ENP2017_Guide_Complet_4avril2017.pdf
Page 66 et 67 Liste des infections nosocomiales.


Sinon oui,sujet préoccupant
'Aucune nouvelle grande classe d’antibiotiques n’a été découverte depuis1987 et trop peu d’agents antibactériens sont en cours de mise au point pour combattre la polypharmacorésistance.' Source

Et qui demande un effort de sensibilisation sans précédent aussi bien auprès des professionnels que du grand public (qui sont des patients en puissance) clind'oeil
L'INSERM a  édité un dossier sur le sujet ,(voir ci dessous) afin de bien comprendre de quoi on parle et quels sont les enjeux.

Résistance aux antibiotiques

Un phénomène massif et préoccupant

Les antibiotiques ont permis de faire considérablement reculer la mortalité associée aux maladies infectieuses au cours du 20e siècle. Hélas, leur utilisation massive et répétée, que ce soit en ville ou à l'hôpital, a conduit à l’apparition de bactéries résistantes à ces médicaments. Qui plus est, les animaux d'élevage ingèrent au moins autant d'antibiotiques que les humains ! Résultat : la résistance bactérienne est devenue un phénomène global et préoccupant. Pour éviter le pire, la communauté internationale, alertée en 2015 par l'OMS, se mobilise. La route est longue...


Dossier réalisé en collaboration avec Jean-Luc Mainardi, unité 1138 Inserm/Sorbonne Université/Université Paris Descartes/Université Paris Diderot, équipe Structures bactériennes impliquées dans la modulation de la résistance aux antibiotiques, Centre de Recherche des Cordeliers, Paris et Marie-Cécile Ploy, unité 1092 Inserm/Université de Limoges, équipe Anti-Infectieux : supports moléculaires des résistances et innovations thérapeutiques, Institut Génomique, environnement, immunité, santé et thérapeutiques, Limoges





 

Comprendre le phénomène de la résistance aux antibiotiques

Les antibiotiques sont, à l'origine, des molécules naturellement synthétisées par des microorganismes pour lutter contre des bactéries concurrentes de leur environnement. Aujourd’hui, il existe plusieurs familles d’antibiotiques, naturels, semi-synthétiques ou de synthèse, qui s’attaquent spécifiquement à une bactérie ou un groupe de bactéries. Certains antibiotiques vont agir sur des bactéries comme Escherichia coli dans les voies digestives et urinaires, d’autres sur les pneumocoques ou sur Haemophilus influenzae dans les voies respiratoires, d’autres encore sur les staphylocoques ou les streptocoques présents au niveau de la peau ou de la sphère ORL.


Les modes d'action des antibiotiques © Inserm/Koulikoff, Frédérique  


Les antibiotiques sont spécifiques des bactéries

Les antibiotiques ne sont efficaces que sur les bactéries et n’ont aucun effet sur les virus et les champignons. Ils bloquent la croissance des bactéries en inhibant la synthèse de leur paroi, de leur matériel génétique (ADN ou ARNARNMolécule issue de la transcription d'un gène.), de protéines qui leur sont essentielles, ou encore en bloquant certaines voies de leur métabolisme. Pour cela, ils se fixent sur des cibles spécifiques.

 L’antibiorésistance, un phénomène devenu global

L’efficacité remarquable des antibiotiques a motivé leur utilisation massive et répétée en santé humaine et animale (voir encadré). Cela a créé une pression de sélection sur les populations bactériennes, entraînant l'apparition de souches résistantes. En effet, lorsqu'on emploie un antibiotique, seules survivent – et se reproduisent – les bactéries dotées de systèmes de défense contre cette molécule. La mauvaise utilisation des antibiotiques – traitements trop courts, trop longs ou à posologies inadaptées – est également pointée du doigt.
Ponctuelles au départ, ces résistances sont devenues massives et préoccupantes. Certaines souches sont multirésistantes, c’est-à-dire résistantes à plusieurs antibiotiques. D’autres sont même devenues toto-résistantes, c’est-à-dire résistantes à quasiment tous les antibiotiques disponibles. Ce phénomène, encore rare en France mais en augmentation constante, place les médecins dans une impasse thérapeutique : ils ne disposent plus d’aucune solution pour lutter contre l’infection.


Homme, animal, environnement : un seul monde

D’après l’OMS, plus de la moitié des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. Aux Etats-Unis, à côté d’une utilisation à visée thérapeutique,  les antibiotiques sont aussi utilisés de façon systématique à faibles doses comme facteurs de croissance, une pratique interdite en Europe depuis 2006. Or la surconsommation d’antibiotiques entraîne l’apparition de résistances. Et les bactéries multi-résistantes issues des élevages peuvent se transmettre à l’Homme directement ou via la chaîne alimentaire.
Par ailleurs, hommes et animaux rejettent une partie des antibiotiques absorbés, via leurs déjections. D'où la présence de bactéries résistantes dans les cours d'eau en aval des villes ou des élevages, voire dans les nappes phréatiques.
Hôpital, médecine de ville, pratiques vétérinaires, environnement : tout est désormais lié. C'est pourquoi l'OMS, suivie par les grandes organisations internationales, préconise une vision globale de la lutte contre les antibiorésistances, l’approche One world, one health (Un monde, une santé).
Pendant longtemps, la majorité des cas de résistance était détectée à l’hôpital. Cependant le phénomène prend de plus en plus d'ampleur en ville, au détour d’antibiothérapies apparemment anodines. Ainsi, à l’occasion d’un banal traitement oral, une espèce bactérienne intestinale peut développer une résistance. L'antibiotique détruit la flore bactérienne associée et laisse le champ libre à la bactérie résistante pour se développer. Ces bactéries résistantes sont ensuite diffusées par voie manuportée, plus ou moins vite selon le niveau d'hygiène de la population.


Comment les bactéries résistantes se propagent © Inserm/Koulikoff, Frédérique  

 De la résistance naturelle à la résistance acquise

La résistance aux antibiotiques peut résulter de plusieurs mécanismes :

  • production d’une enzyme modifiant ou détruisant l’antibiotique
  • modification de la cible de l’antibiotique
  • imperméabilisation de la membrane de la bactérie

Certaines bactéries sont naturellement résistantes à des antimicrobiens. Plus préoccupante, la résistance acquise concerne l’apparition d’une résistance à un ou plusieurs antibiotiques chez une bactérie auparavant sensible. Ces résistances peuvent survenir via une mutation génétique affectant le chromosome de la bactérie, ou bien être liées à l’acquisition de matériel génétique étranger (plasmide, transposon) porteur d’un ou plusieurs gènes de résistance en provenance d’une autre bactérie. Les résistances chromosomiques ne concernent en général qu’un antibiotique ou une famille d’antibiotiques. Les résistances plasmidiques peuvent quant à elles concerner plusieurs antibiotiques, voire plusieurs familles d’antibiotiques. Elles représentent le mécanisme de résistance le plus répandu, soit 80% des résistances acquises.
 

 L’antibiorésistance en chiffres

Certaines résistances posent surtout problème à l’hôpital.
Les souches de Staphylococcus aureus résistantes à la méticilline (SARM) sont responsables d’infections diverses, pulmonaires et osseuses, ainsi que de septicémies, en particulier dans les unités plus sensibles (soins intensifs). Toutefois, des mesures spécifiques, notamment d’hygiène, ont permis de réduire ces résistances en France (33% en 2001, 15,7% en 2015).
Acinetobacter baumannii est également redoutée à l’hôpital. La part des infections nosocomiales liées à cette bactérie résistante à l’imipenème est passée de 2 ou 3% en 2008 à 11,1% en 2011. Le phénomène est d’autant plus préoccupant que cette bactérie persiste dans l’environnement et se développe préférentiellement chez des malades immunodéprimés et vulnérables.
Deux phénomènes importants dominent l'actualité des résistances. Tout d'abord l'augmentation continue, aujourd'hui plus encore en ville qu'à l’hôpital, des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (EBLSE).
Certaines espèces comme Escherichia coli ou Klebsiella pneumoniae sont devenues résistantes aux céphalosporines de troisième génération (C3G) qui constituent les antibiotiques de référence pour traiter ces espèces bactériennes. En 2014, 11% des souches de E. coli et 35% de celles de K. pneumoniae isolées de bactériémies étaient devenues résistantes à ces C3G. Dans les infections urinaires, ces chiffres sont de 7% pour E. coli et 16% pour K. pneumoniae. Les médecins doivent alors utiliser des antibiotiques "de derniers recours" : les carbapénèmes.
Or, et c'est le deuxième phénomène très inquiétant, depuis quelques années apparaissent des souches d'entérobactéries produisant des carbapénémases. Ces enzymes détruisent ces antibiotiques et confèrent ainsi une résistance à la bactérie. Cela peut conduire à des situations d’impasse thérapeutique. Ce phénomène reste relativement peu fréquent en France contrairement à des pays comme la Grèce, Chypre, l'Afrique du Nord, les Etats-Unis ou l'Inde.
Pseudomonas aeruginosa, responsable de nombreuses infections nosocomiales, présente ainsi plus de 25% de résistance aux carbapénèmes. Certaines souches toto-résistantes sont notamment retrouvées chez les patients atteints de mucoviscidose ou transplantés pulmonaires.

Résistance aux antibiotiques : le classement de l'OMS

En février 2017, l'OMS a publié une liste de bactéries résistantes représentant une menace à l'échelle mondiale.
A. baumannii, P. aeruginosa et les entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre élargi (BLSE) représentent ainsi une urgence critique car elles résistent à un grand nombre d'antibiotiques.
Six autres bactéries, dont Staphylococcus aureus, Helicobacter pylori (ulcères de l’estomac), les salmonelles et Neisseria gonorrhoeae (gonorrhée), représentent une urgence élevée.
Enfin, pour Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae (otites) et les Shigella spp. (dysenterie), l'urgence est modérée.
De plus l'agent de la tuberculose, Mycobacterium tuberculosis, multirésistant dans certaines parties du monde, fait l'objet d'un programme propre de l'OMS.

 La lutte s'organise

Réduire et mieux cibler la consommation d’antibiotiques

Pour préserver le plus longtemps possible l’efficacité des antibiotiques disponibles, il faut réduire leur consommation afin de limiter la pression de sélection sur les bactéries. Les plans de rationalisation des prescriptions et les campagnes de sensibilisation destinées au grand public ont fait baisser la consommation au début de ce siècle mais elle est aujourd'hui repartie à la hausse, en particulier en ville. La France reste parmi les plus gros utilisateurs mondiaux.
Dans ce contexte, il est important que les médecins puissent :

  • distinguer les infections virales des infections bactériennes car les antibiotiques n'affectent pas les virus. Des tests de dépistage rapide existent pour les angines, maladies très fréquentes, la plupart du temps virales et beaucoup trop souvent associées à la prescription d’antibiotiques. Malheureusement, ces tests restent sous-utilisés en France.
     
  • choisir un antibiotique pertinent : en cas d'infection bactérienne, mieux vaut éviter l'utilisation systématique d'antibiotiques précieux (récents ou à large spectre) lorsque d'autres plus courants, ou à spectre plus étroit, suffisent et sont aussi efficaces. Le médecin doit pour cela savoir à quelles molécules réagit la bactérie responsable de la maladie de son patient. Il existe déjà des tests rapides de détection de la résistance à certains antibiotiques. Autre réflexion en cours : les laboratoires de microbiologie pourraient rendre des antibiogrammes "ciblés", testant la sensibilité de la souche à une gamme réduite d'antibiotiques ciblés sur la bactérie isolée chez le patient en fonction de sa pathologie et non, comme aujourd'hui, à la plupart des molécules disponibles. Il s'agit là aussi d'inciter le médecin à choisir un antibiotique courant plutôt que se diriger vers d’autres antibiotiques, comme par exemple des céphalosporines parmi les plus récentes.
     
  • adapter la cure aux besoins, en particulier limiter la durée des traitements au strict nécessaire. De plus à l'hôpital, lorsqu'une antibiothérapie probabiliste est prescrite, il faut la réévaluer dans les 48-72 heures avec les résultats du laboratoire. Lorsqu'une antibiothérapie de plus de 7 jours est prescrite, cela doit se faire en accord avec un référent en antibiothérapie. Ce dernier a pour mission de diffuser la politique du bon usage des antibiotiques et son application pratique au sein des établissements de soin, en se reposant sur des recommandations élaborées par les différentes instances.


 

 Une prise de conscience internationale

En mai 2015, l’OMS, la FAO (Food and Agriculture organization, l'organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l'OIE (Office International des Epizooties, devenu l'organisation mondiale de la santé animale) ont adopté un Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Il se décline en cinq axes :

  • sensibiliser le personnel de santé et le public
  • renforcer la surveillance et la recherche
  • prendre des mesures d’assainissement, d’hygiène et de prévention des infections
  • optimiser l’usage des antimicrobiens en santé humaine et animale
  • soutenir des investissements durables pour la mise au point de nouveaux traitements, diagnostics ou vaccins

Déjà engagée dans la lutte, l'Union européenne a lancé des plans d'action en 2001 et 2011. Le tout dernier, datant de juin 2017, prend en compte la dimension globale du problème et vise à faire du continent une région de pointe. Il comprend, entre autres, une action conjointe, la Joint Action on Antimicrobial Resistance & Healthcare - Associated Infections, coordonnée par l'Inserm. Elle rassemble 44 partenaires institutionnels – ministères de la santé, instituts de recherche, instituts de santé publique – et vise à passer au concret, en particulier en s'inspirant de ce qui est déjà mis en place dans certains pays.
Pour sa part, la France a décliné le plan européen (annoncé en 2016) via une feuille de route interministérielle de novembre 2016, reprenant les mêmes grandes orientations. En ce qui concerne l'usage vétérinaire des antibiotiques, le plan Ecoantibio (2012-2017) est aujourd'hui remplacé par Ecoantibio2 (2017-2021).

 Les enjeux de la recherche

Nouveaux antibiotiques

De nouveaux antibiotiques sont nécessaires pour lutter contre les bactéries multirésistantes. Le marché des antibiotiques étant beaucoup moins rentable que celui de médicaments donnés au long cours, comme par exemple les antihypertenseurs, les firmes pharmaceutiques ont peu investi dans cette recherche. Cependant, quelques nouvelles molécules sont disponibles comme la ceftolozane, une nouvelle céphalosporine associée à un inhibiteur de ß-lactamases, ou le tazobactam, disponible en France depuis 2016. Son spectre d’activité inclut les EBLSE et le bacille pyocyanique (Pseudomonas aeruginosa) multirésistant.
La piste la plus avancée aujourd'hui consiste à inhiber l’action des bêta-lactamases. Ces enzymes, produites par certaines bactéries, les rendent résistantes aux antibiotiques de la famille des bêta-lactamines (comme les céphalosporines de 3e et de 4e génération). L'avibactam, en particulier, est un inhibiteur de ß-lactamases n’appartenant pas à la famille des ß-lactamines, désormais commercialisé en association avec la ceftazidime, une céphalosporine de 3e génération. Cette combinaison est même efficace contre certaines bactéries résistantes aux carbapénèmes. Plusieurs inhibiteurs de la famille chimique de l'avibactam, en association avec d'autres ß-lactamines, sont en développement et/ou en cours d’évaluation.

Autres voies thérapeutiques

Bactériophages © Inserm / Lydia Lapchine  
La phagothérapie reste en développement. Elle consiste à administrer des phagesphagesVirus qui n’infecte que les bactéries. : des virus infectant et tuant spécifiquement certaines bactéries. Cette spécificité permet d’éliminer les bactéries pathogènes sans affecter les autres, contrairement aux antibiotiques à spectre large. Le développement industriel de cocktails de phages, préparés à l’avance ou "sur-mesure" pour lutter contre une bactérie spécifique, paraît néanmoins complexe.
Par ailleurs, l'administration orale d'antibiotiques présente l'inconvénient de tuer certaines bactéries commensales résidant dans le tube digestif, formant le microbiote. Différentes pistes de protection du microbiote intestinal – administration d'un antibiotique conjointement à du charbon absorbant, ou à une ß-lactamase agissant dans le côlon – sont à l'étude. De même, la transplantation fécale (pour restaurer un microbiote sain), déjà utilisée en clinique contre les infections répétées à Clostridium difficile, est aujourd'hui évaluée pour lutter contre les entérobactéries productrices de BLSE ou de carbapénèmases.
D’autres équipes tentent de développer des thérapies antivirulence : l’objectif n’est plus de tuer la bactérie responsable de l’infection, mais de bloquer les systèmes qui la rendent pathogène pour l’Homme. Des antitoxines (souvent des anticorpsanticorpsProtéine du système immunitaire, capable de reconnaître une autre molécule afin de faciliter son élimination. monoclonaux) dirigées contre certaines toxines bactériennes sont aujourd'hui en phase expérimentale.

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Re: Antibiorésistance

Message par troisgriffes le Jeu 6 Sep 2018 - 18:34

J'ai le vague souvenir qu'un pays nordique avait changé son mode de distribution des antibio(à la baisse) et
que cela avait entrainé une baisse de la présence des souches résistantes.
En l’absence d'antibio,certaines souches non résistantes étant plus "dynamique" prenant le dessus sur les résistantes.
A confirmer par plus compétant que moi.
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Re: Antibiorésistance

Message par tarsonis le Lun 10 Sep 2018 - 15:53

Hello,
c'est globalement ça, en théorie. clind'oeil
Il y a deux points importants qui vont conditionner les résistances dans l'environnement : le coût bactérien (ou biologique) et la réversibilité.
En général, une résistance peut présenter un coût supplémentaire en ressources et en compétitivité (ex : synthèse de molécules supplémentaire, réduction de la perméabilité de la paroi, etc.).
Sur ce point, on s'attend à une augmentation et le développement des souches résistantes par pression sélective. C'est pourquoi elles émergent facilement dans les environnements qui utilisent beaucoup d'antibios et de désinfectants.

Mais il y a de nombreuses résistances qui peuvent apparaître sans coût supplémentaire, et des mutations qui réduisent l'écart de compétitivité. Ce doc du BE explique assez bien ces points :

https://be.anses.fr/sites/default/files/BEP-mg-BE53-art15.pdf

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Re: Antibiorésistance

Message par Marco51 le Mar 9 Oct 2018 - 23:43

troisgriffes a écrit:Post non constructif :

Donc en conclusion ,les hôpitaux sont dangereux pour la santé!
Évitez toutes promiscuités avec le corps médical.
zarbi

/sad/ Excellent!! J'adore!  A travers un écran, tu risques rien avec moi...
Etant nul en programmation, je ne pourrai même pas te lancer un p'tiot virus-malware-cheval-de-troie... :rpt: 
Tu as raison en tout cas, je suis le premier à déconseiller d'aller se faire charcuter un genou ou une cheville à l'hôpital (ou en clinique aussi, d'ailleurs!).

@ Catharing:  très bel exposé. Complet et fort bien documenté.  Respect!!
Je plussoie complètement.
Ayant passé 3 années en Maladie infectieuses au CHU de Dijon, ça m'a rappelé pas mal de souvenirs. Entre autre, les tri/quadri-antibiothérapies qu'on passait parfois aux patients ayant du matériel orthopédique ou autre infecté (environ 20% de nos patients en 2010, j'avais fait un p'tit récap' annuel) pour essayer de les sauver d'un sepsis sévère ou du choc septique.

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Ce qui est mieux qu'une centaine de jours d'études studieuses, c'est un jour avec un excellent professeur.  Proverbe Japonais.
Avec l'âge, je prête moins attention aux dires des Hommes. Je m'intéresse à leurs actes.  Andrew CARNEGIE.
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Re: Antibiorésistance

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