Addictions

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Addictions

Message par KrAvEuNn le Lun 10 Sep 2007 - 14:17

Salut,

Il va sans dire que l'addiction peut être un gros problème en situation de survie ; le mieux étant donc de décrocher avant d'y être forcé par les évènement...un livre pour mieux appréhender les problèmes.

Ces dépendances qui nous gouvernent : Comment s'en libérer ? (Broché)
de William Lowenstein (Auteur), Dominique Rouch (Auteur)


Ces dépendances qui nous gouvernent
Le docteur William Lowenstein dirige le centre Montevideo, une clinique privée de la fondation Rothschild spécialisée dans les soins aux usagers de drogues. Il vient de publier Ces dépendances qui nous gouvernent, comment s’en libérer ? chez Calmann-Lévy. Il plaide depuis longtemps pour une approche individuelle médicalisée de la toxicomanie. Bien loin de la guerre à la drogue et de l’obligation d’abstinence, William Lowenstein travaille sur les cerveaux malades d’individus hypersensibles. Une approche de professionnel, sans moralisme ni compromission.






«Accros» pour une raison indépendante de notre volonté

cerveau · Dans son livre, «Ces dépendances qui nous gouvernent», William Lowenstein plaide la cause de tous les «accros», ces hypersensibles.


jean ammann

Isabelle prenait du Sibutral pour ne pas avoir faim, du Mododial pour augmenter ses performances professionnelles, du Tranxène pour rester calme, de l'Isoméride pour vaincre le stress, du Valium pour prendre l'avion, de l'Olmifon pour les soirées qui s'éternisent et du Stilnox pour s'endormir. Un homme avait calculé qu'au cours de sa vie, il avait bu 50 000 litres d'alcool, soit 50 mètres cubes. François fumait vingt joints de cannabis par jour. Oscar ne mange plus, ne dort plus, il joue: il joue jusqu'à 35 heures d'affilée derrière son ordinateur. Bruno, un informaticien, a perdu plusieurs emplois parce qu'il a besoin de rapports sexuels pluriquotidiens...

Médicaments, alcool, cannabis, jeu vidéo, sexe, mais aussi tabac, travail, héroïne, cocaïne, sport... Voici quelques-unes des dépendances qui menacent l'homme ou qui l'accompagnent. Dans son livre «Ces dépendances qui nous gouvernent», le docteur William Lowenstein dresse le panorama de toutes ces conduites addictives.
Pourquoi l'être humain devient-il si vite «accro»? Et pourquoi met-il si longtemps à se désaccoutumer? Et surtout, pourquoi la volonté n'est-elle pratiquement d'aucun secours lorsqu'il s'agit de renoncer à l'une de ces conduites?
«La dépendance est une maladie et les maladies ne dépendent pas de la volonté», tel pourrait être le message de William Lowenstein, qui dirige la clinique Montevideo, à Paris, spécialisée dans le traitement de la dépendance. «Le cerveau est malade», assène-t-il: «Le cerveau s'est transformé au fil chaotique de l'addiction. Il ne fonctionne plus comme avant. Le sommeil est perturbé, l'appétit aussi, l'humeur est modifiée ainsi que la relation aux autres (y compris avec les plus proches). L'idéal de vie a changé, les pensées aussi.» Face à ce dysfonctionnement cérébral, la volonté ne peut rien: «Que nous le voulions ou non. Notre volonté ou celle des autres ne suffit pas à guérir de ces changements fondamentaux.» Demanderait-on à un parkinsonien d'arrêter de trembler, interroge le Dr Lowenstein?


La faute à la dopamine

Il faut dix secondes pour que la nicotine parvienne au cerveau. A partir de ce moment, le cerveau reptilien libère de la dopamine, qui régule l'ensemble des états émotionnels - dont le plaisir - et qui favorise l'excitation, la confiance en soi, la réactivité et le dynamisme. «Tous les comportements ou substances susceptibles de déclencher une dépendance chez l'homme ont en commun une propriété: ils augmentent la quantité de dopamine dans le cerveau reptilien», résume le docteur Lowenstein. Le tabagique doit donc chercher du côté des neurones dopaminergiques les raisons de sa béatitude. Et de sa dépendance psychique.
La dépendance aux substances psychotropes n'est qu'un des aspects du conflit qui oppose le cerveau reptilien, le «petit cerveau», celui des émotions, au cortex, le «grand cerveau», celui de la raison, des idées, de la morale, etc. Or, contrairement à une idée reçue, le «grand cerveau» ne domine pas le «petit cerveau»: «Il le tyrannise sans pour autant parvenir à le dompter», constate William Lowenstein. Le cerveau reptilien échappe au cortex pour vivre sa quête de plaisirs. «Un héroïnomane, écrit l'auteur, privilégiera sa tranquillité (petit cerveau) en consommant à outrance alors qu'il se sait en danger de mort (grand cerveau), un joueur pathologique ne résistera pas à l'excitation du jeu (petit cerveau) malgré les conséquences sociales et financières désastreuses (grand cerveau). De ce fait, nous comprenons mieux pourquoi la raison et la volonté n'ont que peu de prise sur les émotions éprouvées.» Pascal, déjà, au XVIIe siècle, avait décrit «cette guerre intérieure de la raison contre les passions».


«A fleur de peau»

La vie est un 3000 m steeple: beaucoup d'obstacles, un peu de plat et une rivière que nous sommes peu nombreux à traverser sans se mouiller. Ruptures, deuils, échecs... La consommation de certains produits, explique William Lowenstein, crée un court-circuit chimique qui permet au sujet d'échapper à son histoire: l'héroïne dissout instantanément les pensées douloureuses; le tabac facilite la concentration; l'alcool désinhibe... «Notre cerveau reptilien nous transmettra le message suivant: 'Pourquoi continuer à souffrir alors qu'en consommant tu obtiens une satisfaction immédiate?'», notre le Dr Lowenstein.
Il y a des indestructibles: le sort les passe à tabac, ils avancent toujours, ces Terminators du drame quotidien. D'autres, au contraire, cherchent une échappatoire à leur souffrance dans les substances psychoactives. Pourquoi une telle différence dans les réactions? Réponse de William Lowenstein: «Il n'existe ni gène responsable à lui seul de l'addiction, ni traumatisme causal unique, ni culture ou parent coupables. Tous ces paramètres peuvent entrer en jeu pour déclencher la dépendance. Parfois, ils n'apparaissent pas. Après plus de vingt ans de pratique clinique, la seule certitude que je possède se résume à cette simple constatation: les addictions concernent avant tout des personnes hypersensibles.» Il évoque ces milliers de patients qui, tous, sont des personnes «à fleur de peau», en état de rumination permanente: «Ces hommes et ces femmes ne connaissent pas la tranquillité d'esprit.» Alors, la drogue ou le comportement addictif est apparu «comme une tentative légitime de paix».
William Lowenstein plaide la cause de ces êtres hypersensibles, pour qui chaque heure est une écorchure: «Je ne supporte pas d'entendre le bruit d'une porte ou d'un coeur qui se ferme», a dit Antoine Blondin, né alcoolique, mort écrivain. I

> William Lowenstein, Ces dépendances qui nous gouvernent, Comment s'en libérer?, Calmann-Lévy, 298 pp.

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Re: Addictions

Message par splotch le Lun 10 Sep 2007 - 14:59

Vous connaitriez pas un truc pour se désacoutumer d'internet en général et des forums en particulier ?

J'en suis déjà au delà du raisonnable (non je vous dirai pas combien Embarassed ) et ça influe négativement sur ma vie générale.

Ok, demain j'arrête !

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Re: Addictions

Message par Jeff le Lun 10 Sep 2007 - 16:58

Répondu un peu rapidement sa me donne 62pts Laughing

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Re: Addictions

Message par Jep le Lun 10 Sep 2007 - 17:20

22 pour moi et encore c'est généreux pcq il n'y a pas la réponse «jamais». Peut-être faut-il répondre non-applicable alors.

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Re: Addictions

Message par splotch le Lun 10 Sep 2007 - 17:58

Vous avez obtenu : {!arithmetic overflow} points !

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Re: Addictions

Message par Andros le Lun 10 Sep 2007 - 18:35

Dans toutes les addictions dont je me suis débarassé, un principe simple : l'arrête est complet.



Si on veut se "désaccoutumer", en fait on fume toujours, du coup les
limites qu'on s'était fixées, on les explose toujours (et parfois le
premier soir).



Quand on arrête c'est tout de suite et c'est sans appel. C'est pas
toujours facile, mais c'est pas non plus franchement pénible si on y
est allé mollo avant.



Et puis bon, il y a l'addiction physique, qui est réel, mais il faut
aussi comprendre pourquoi on s'est mis à cette addiction. c'est la
partie psychologique, et, si le travail est bien fait, alors on se
demande aussi pourquoi on veut arrêter (réelle envie ou pression des
pairs ?)



Internet, j'arrêterais jamais.

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Re: Addictions

Message par Mariner le Lun 10 Sep 2007 - 18:47

hum! 57!

je suis bon pour une thérapie de groupe sur le net maintenant.

________________________________________________________
En survie, il est parfois plus rentable de choisir une solution simplement « assez correcte » plutôt que de rechercher en y consacrant beaucoup d'énergie et de temps la meilleure solution.

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